Accords de 1968 avec l’Algérie : un coût de 2 milliards par an !
C’est un rapport détonant sur le coût, pour les finances publiques, des accords entre la France et l’Algérie en matière d’immigration et de protection sociale que la commission des finances de l’Assemblée nationale vient de valider, ce mercredi 15 octobre. Son rédacteur, l’iconoclaste député macroniste des Yvelines Charles Rodwell se distingue par une liberté de pensée et de parole singulière, dans son camp. Avant l’été, il répondait aux questions de Marc Baudriller, dans notre grand entretien hebdomadaire.
Le parlementaire a fourni un travail de fond et appelle l’exécutif à dénoncer les accords qui nous lient au pays d’Abdelmadjid Tebboune, notamment celui de 1968. « L’intention initiale de l’accord franco-algérien de 1968 a été totalement dévoyée par 50 ans de décisions politiques néfastes et de jurisprudences extensives », explique-t-il, dans un communiqué. Alors que l’entreprise initiale visait à maîtriser l’immigration de travail et à restreindre l’immigration familiale et pour soins, l’élu démontre que c’est tout le contraire qui s’est produit. Résultat : « une explosion des coûts de cet accord pour les finances publiques », qu’il chiffre, au grand minimum, à... deux milliards d’euros chaque année ! Un chiffre sous-estimé, puisque l’État est, selon lui, « aveugle et désarmé » pour évaluer correctement les incidences d’un tel accord pour le contribuable français. Charles Rodwell va jusqu’à parler « d’aveuglement systémique » de l’appareil étatique.
La France, dindon de la farce
L’Algérie qui ne respecte pas ses engagements, laisse la France dans une « situation intenable et inacceptable », explique Charles Rodwell, qui cite un exemple en conférence de presse : dans le cas d’un citoyen ayant travaillé 40 années, 20 en Algérie puis 20 en France, ses cotisations retraite devraient être prises en charge par les deux pays. Or, aujourd’hui, l’Algérie refuse de verser sa part. C’est donc la France, dindon de la farce, qui compense en versant l’allocation de solidarité pour les personnes âgées (ASPA).
Le rapport parlementaire précise aussi que le « statut dérogatoire dont bénéficient les ressortissants algériens en vertu de l’accord de 1968 porte une atteinte fondamentale au principe constitutionnel d’égalité, notamment entre citoyens étrangers (hors UE) présents sur le territoire français ». Par exemple, concernant le regroupement familial, un Guinéen doit attendre 18 mois pour en bénéficier, contre 12 mois pour un Algérien. La durée du titre de séjour délivré à un Guinéen est obligatoirement d’un an, contre possiblement dix ans pour un Algérien. Autre exemple, un ressortissant érythréen ne peut pas bénéficier d’une régularisation automatique au bout de dix ans de présence habituelle en France ; une absence de régularisation qui le prive d’un droit d’accès aux prestations sociales. Un ressortissant algérien bénéficie, lui, d’une régularisation automatique de droit dans ces conditions, qui se double d’un droit quasi immédiat au RSA.
Voter avec le RN l'abrogation des accords de 1968 ?
Charles Rodwell insiste pour indiquer que c’est avec Gabriel Attal qu’il appelle à « dénoncer les accords de 1968 ». Pour « reprendre en main nos flux migratoires » et « rétablir nos comptes publics ». Une sorte de pierre dans le jardin du chef de l’État qui, en août, avait dénoncé les accords de 2013, demandant à François Bayrou, son Premier ministre, « plus de fermeté et de détermination ». L’exécutif justifiait une réponse graduée vis-à-vis de l’Algérie pour ne pas court-circuiter les négociations visant à obtenir la libération de l’écrivain Boualem Sansal et le journaliste sportif Christophe Gleizes. Une conciliation refusée par le régime algérien.
Alors que le Rassemblement national prévoit de présenter un texte pour abroger les accords de 1968 dans sa niche parlementaire, le 30 octobre, le député des Yvelines souhaite attendre le texte précis. Pas question, selon lui, de soutenir une initiative qui souhaite faire du passé table rase et serait « un saut dans le vide ». Si le parlementaire souhaite la dénonciation des accords, il plaide pour une réforme du Code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA).
Espérons que l’instabilité politique actuelle ne fasse pas passer aux oubliettes un travail de qualité. Il reste désormais à trouver une volonté politique pour prendre à bras-le-corps une situation inacceptable qui débouche sur des dérives économiques parfaitement décrites. Un constat alarmant de gabegie financière, alors même que ce rapport n’aborde pas les problématiques culturelles, sécuritaires ou migratoires de nos rapports avec l'Algérie.
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100 commentaires
Tout ceci prouve, s’il en était encore besoin, qu’il est URGENT de changer tous ceux-là qui sont en place depuis trop longtemps, et tellement longtemps qu’ils ne savent même plus prendre d’initiative tellement ils ont perdu tout courage, si toutefois ils en ont jamais eu…
Alors « aux urnes citoyens !!! et virons tous ces bons à rien !!!… VITE !!!.
C’est certain, ils n’ont pas de courage dans ce piètre gouvernement et ils préservent leur délicieuse place pleine de promesses présentes et à venir, alors ne leur demandons pas l’impossible, attendons la destitution du gamin ou attendons 2027 si la France est encore debout.
C’est normal car les français sont très riches si on les compare avec ces pauvres milliardaires algériens qui roulent sur les bénéfices du pétrole .
Ahurissant! La désinvolture de nos politiques vis à vis de nos intérêts les plus élémentaires laisse pantois. Honte à ces incapables lâches quand ils ne sont pas dans le déni pur et simple.
Les #Macronistes n’auront jamais le courage de dénoncer les accords de 1968 que cela soit avec un texte du RN en base ou pas ! Si ils font quelque chose cela ne servira à rien du tout, et pire, comme d’habitude avec la macronie cela nous coutera encore plus cher au final.
On ne peut rien attendre de bien de la part de gens qui échouent depuis 8 ans sur tout ce qu’ils ont fait !
J’ai lu et entendu que cet accord de 68 avait été conclu entre les deux états pour aussi faciliter le retour des PIEDS NOIRS dans leur pays. Alors que nous sommes partis dans l’affolement – en laissant tout derrière nous .. La peur au ventre . Comment peut on lire ce genre de sornettes .. C’est vraiment se foutre de NOTRE HISTOIRE et de nos DRAMES .. Quand est ce que sera ecrite la Vraie Histoire des Français d’Algérie ..
Mais bon sang de bonsoir , comment comprendre que cela n’ait pas déjà été fait . Le gouvernement devrait créer une entreprise de Paillassons , je suis sûr qu’il réussirait avec un bon ministre des affaires étrangères , et je devrais dire un bon ministre étranger aux affaires .
Cela fait 5 ans qu’on réclame l’annulation de cet accord qui n’aurait même jamais dû exister car il est une honte de plus pour la France.
Avec cet argent, on pourrait en rénover des monuments historiques qui tombent en ruine…!
Pauvre, pauvre France, tu vis une des périodes les plus sombres de ton Histoire.
Je reprends à mon compte la question posée ce dessous, dès 8h49…par ‘CIDCAMPEADOR’ !!
Bonne journée
Certaines choses dans les accords de 1968 avaient pour but de favoriser les aller et retour et les soins des pieds noirs si je me souviens, mais les algériens en ont profité, les pieds noirs n’ont pas droit de cité en Algérie il me semble
Curieux ces colonisés , qui une fois les colonisateurs partis , se précipitent dans le pays des colonisateurs .
Moi , quand je chasse de chez moi un visiteur indésirable , je ne vais pas le voir chez lui , sauf si j’ai de mauvaises intentions .
Un peu de patience, les amis… tout ça sera réglé en 2027 si Tous les électeurs de Droite votent vraiment à Droite Droite pour le candidat RN dès le premier tour des élections présidentielles puis législatives…
Je me méfie des électeurs français, car seuls dans l’isoloir d’un bureau de vote, il peut s’en passer des choses…
Bien sûr Manou … mais il n’est pas interdit d’espérer….! Bonne soirée
Ce député est une vaste escroquerie. Sarah Knafo avait parlé de 9 milliards sur le coût de la relation avec l’Algérie.. c’est à la suite de ça qu’il fait un rapport pour essayer de séduire un électorat de droite. Finalement on se trouve avec un rapport au rabais où le gars explique qu’il ne faut pas tout supprimer, qu’il faut garder une bonne relation avec l’Algérie et qu’ils ont fait ça pour faire libérer Boualem Sansal… sceptique ! Supprimons toutes ces avantages pour les algériens
C’est bien ce qu’il me semblait, j’avais vu aussi 9 milliards
Le divorce entre la France et l’Algérie aurait dû être complet en 1962.
Faisons maintenant avec ce pays ce qu’on aurait dû faire il y a 63 ans.
Je suis entièrement d’accord : STOP !
OK
Tout à fait d’accord avec Jill et j’irais plus loin, il ne fallait pas mettre en place de relations diplomatiques, couper tout lien de transport entre les deux pays, toute relation économique, etc. Cela aurait été plus qu’efficace et on n’en serait pas là aujourd’hui.
Je suis d’accord avec vous, mais quelles formations politique osera franchir le pas ?
Il faut absolument dénoncer les accords de 1968 avec l’Algérie , ne plus donner de visas ( même étudiants ) sauf s’ils s’engage par écrit à assister à tous les cours qu’ils devront payer sans bourses , sinon reconduite dans leur pays ! Ne plus accepter de visas de soins sauf s’ils ont les moyens de les payer !
Je suis d’accord avec vous, mais vous rêvez! Rien n’a été fait et rien ne se fera …
J’aimerais savoir pourquoi tant de mansuétude vis à vis de l’Algérie qui nous crache dessus.
Ce n’est plus d’actualité alors que des français sont privés d’aide.
Je ne comprends pas ce que vous voulez dire.
Pas tout compris ?