À Nice, Jeanne d’Arc déboute… ses détracteurs

La Justice vient de trancher en faveur du maintien de la statue.
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« Une grande joie, une véritable victoire ! Une victoire juridique, mais aussi politique et populaire ! » s’enthousiasme Philippe Vardon. Le conseiller municipal d’opposition, joint par BV, réagit à l’annonce, tombée ce jeudi : la cour administrative d’appel de Marseille vient d’annuler le jugement du tribunal administratif de Nice qui avait ordonné le retrait de l’œuvre. Une suite heureuse, donc, pour cet épisode judiciaire qui agite les Niçois depuis l’installation de la monumentale statue de Jeanne d’Arc en bronze doré à l’or fin, de onze tonnes et cinq mètres de haut, le 23 octobre 2024, devant l’église éponyme.

Le délégué général d'Identité-Libertés rappelle avoir récolté plus de 20.000 signatures : 18.000 dans une pétition en ligne et 3.500 sur papier au cours des cinquante stands tenus dans les rues « sur lesquels les Niçois se pressaient pour venir signer nos pétitions, abonde-t-il. Pour eux, ce n’était pas qu’une simple statue. Nous avons également organisé un rassemblement qui avait mobilisé 200 personnes au pied de Jeanne d’Arc », souligne-t-il.

Christian Estrosi, maire Horizons de la ville balnéaire, a également réagi, sur son compte X, pour saluer « avec satisfaction cette décision de justice qui reconnaît la légitimité et la régularité d’un projet porté avec conviction ». De son côté, le préfet des Alpes-Maritimes a pris acte de cette décision, mais étudie un éventuel pourvoi en cassation devant le Conseil d’État.

Une victoire sur les déboulonneurs

Rappelons, dans cette affaire, que l’État demandait le retrait de l’œuvre, accusant la Régie Parcs Azur, commanditaire, de ne pas avoir mis en concurrence d’autres artistes. S’en était suivie une enquête avec perquisition dans les bureaux de l’établissement public de la métropole. L’atelier Missor s’imaginait devoir mettre la clé sous la porte. « Après 5 ans à tout donner, pour que notre atelier de sculpture réussisse sa mission de réenchanter notre monde gris, nos ennemis auront réussi à être les témoins de notre mort », craignaient les artistes, il y a quelques mois. La Hongrie, qui avait eu vent de cette affaire, avait même proposé de récupérer la statue ! « Le KDNP soutient toute initiative visant à sauver notre culture occidentale fondée sur le christianisme », annonçaient conjointement le maire d’un village de Hongrie, candidat pour accueillir la statue, ainsi que le vice-Premier ministre de Hongrie et chef du Parti populaire démocrate-chrétien (KDNP).

Au terme de cette bataille judiciaire, le verdict est clair, la cour d’appel administrative reconnaît l’irrégularité de la procédure concernant l’absence de mise en concurrence et de publicité, mais valide la commande, estimant que cette erreur n’était pas due à une volonté de favoritisme. « C’est une victoire du droit. La Justice a entendu des arguments qui nous semblaient clairs dès le début », se réjouit Philippe Vardon.

Si Christian Estrosi a souligné que Jeanne d’Arc incarnait « les valeurs de courage, de foi et d’unité qui nous rassemblent », Philippe Vardon poursuit : « Nous ne sommes pas dupes de la dimension symbolique. C’est une victoire sur ceux qui veulent déconstruire notre mémoire, notre culture, notre identité en déboulonnant nos statues. Si l’extrême gauche a pris pour cible cette statue de Jeanne d’Arc, c’est évidemment parce qu’elle a pris pour cible tout ce qu’elle représente. » Méditant leur échec, les laïcards devraient se souvenir que Jeanne d'Arc a été élevée au rang d'héroïne nationale par ceux qui croyaient au Ciel… et ceux qui n’y croyaient pas.

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Iris Bridier
Journaliste à BV

Vos commentaires

78 commentaires

  1. Quelle querelle stérile de politique politicienne !
    Et franchement le prétexte préfectoral « y a t’il eu un appel d’offre dans les formes ?  »
    Manœuvre petite, mesquine à l’image de nos laïcaux gauchos nullisimos !
    J’ai honte pour la France.

  2. Dans les écoles, on devrait lire la lettre de Jeanne avant l’attaque du fort des Tourelles à Orléans. « Roy d’Angleterre, et vous, duc de Bedfort, qui vous dictes régent le royaume de France ; vous Guillaume de la Poule, conte de Sulfork ; Jehan, sire de Talebot; et vous, Thomas, sire d’Escales, qui vous dictes lieutenant dudit duc de Bedfort… C’est au même niveau que l’appel du 18 juin. Il reste sans doute des Français mais le savent-ils ?

  3. Merci à Iris Bridier de nous transmettre cette bonne nouvelle, mais je regrette qu’elle n’indique pas le nom du Préfet qui s’obstine à vouloir chassez Jeanne d’Arc : il me semble qu’il faut toujours donner explicitement les noms des fonctionnaires qui ont ce genre de comportement. Cela prépare l’avenir.

  4. Enfin la raison a fini par prévaloir contre toute cette idéologie laïcarde portée par des Anticléricaux haineux qui veulent obstinément détruire l’héritage chrétien millénaire de la France.
    Héritage qui fait son identité et sa grandeur.
    Le Tribunal a enfin compris qu’un Pays qui renie les gloires et symboles de son passé n’a pas d’avenir.

  5. Bravo à la population de Nice qui s’est battue pour obtenir une juste décision de justice , il vaut mieux honorer Jeanne d’Arc que débaptiser les noms de rues de nos illustres défenseurs du pays pour y remplacer par des terroristes bien ciblés. Il semblerait que l’Etat n’ait point juger cet appel d’offre comme légal, et qu’en est-il des vitraux de Notre Dame ou du prêt de la tapisserie de Bayeux , la décision du prince de l’Elysée , m’a rien demandé à moi !!!

    • Après un coûteux aller-retour, la tapisserie sera en piteux état. Et c’est bien sûr ce bon Nicolas, s’il est toujours en vie, qui paiera l’onéreuse restauration.

    • J’avais vu un article où à Stains (93) des rues débaptisées pour y mettre des noms pas de chez nous !!!
      Bien sur c’était passé

  6. Belle démonstration : faire de hautes études ne laisse pas toujours place à l’ intelligence. Monsieur le préfet a peut être seulement une vue très basse qui ne lui permet pas de voir très loin et les priorités de notre pays qui semble donc gouverné par et pour la bassesse lui échappent.

    • En régle générale, un préfet agit sur « instructions » d’un ministre: le premier ou celle de la culture et pourquoi pas de l’intérieur s’agissant d’une commune ? Je vous laisse le choix

  7. Reviens Jeanne et chasse ces préfets qui ne sont que des valets et courtisans d’un pouvoir indigent de rois fainéants!

  8. Le pays est au bord de l’abime et l’on fait « joujou » avec une statue qui a toute sa place sur le sol Français ! Il n’y aurait pas autre chose de plus sérieux à traiter en priorité surtout du coté de Marseille ??

  9. Et paf les gauchistes !!! Comme quoi des fois les pétitions servent à quelque chose mais hélas le conseil d’état va être la prochaine étape et on connait leurs décisions toujours dans le mauvais sens
    Mais en quoi ces statues les dérangent ? Et c’est NOTRE HISTOIRE c’est tout
    J’en ai vraiment marre de ces intégristes rouges

  10. A Nice , un préfet étudie un éventuel pourvoi en cassation devant le Conseil d’État , face à une décision de la Cour d’Appel Administrative !
    Et le sous-préfet en pense quoi lui ….. ? Là , vous avez sous les yeux un exemple typique de la principale raison pour laquelle la France est en faillite ! Vous pouvez également en déduire , combien il serait simple et facile de « régler » le problème …..

  11. Espérons que ce préfet ait la décence de renoncer au pourvoi en cassation. Ce serait la moindre des choses par respect pour la personne de Sainte Jeanne d’Arc, héroïne de l’Histoire de France et patronne de cette même France, ainsi que de la volonté populaire clairement exprimée.

    • @Rayshod : pensez vous vraiment qu’à ce niveau de l’administration le « respect » fasse partie de leurs décisions, voir même de leur réflexion?

  12. C’est bien… mais était il nécessaire d’ajouter une statue dans le climat délétère qui est celui d’aujourd’hui.
    Quant au préfet et à l’administration, ils se déshonorent par leur acharnement à enlever la statue. Sans compter que tout cela coûte… Il n’y a pas d’autres priorités ?

    • @Jill : défendre la FRANCE et ses fondements est la PRIORITE ; elle passe avant toutes autres considérations si on veut retrouver le statut de citoyen libre, respecté et écouté !

    • Un préfet agit sur instruction d’un ministre: premier, culture, ou intérieur pour le cas présent. A vous de choisir

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