À Argenton-sur-Creuse, l’agenda migratoire va bon train au nom de l’intégration

Le CTAI entérine ce que la population de Bélâbre avait refusé : l’accueil intensifié de migrants dans l’Indre.
Photo de Hakan Tas: https://www.pexels.com/
Photo de Hakan Tas: https://www.pexels.com/

Le 4 juillet, la mairie d’Argenton-sur-Creuse (Indre) a signé avec la préfecture le premier contrat territorial d’accueil et d’intégration (CTAI) du département. Ce dispositif, financé par l’État, vise à accompagner l’installation durable de réfugiés dans la commune. Derrière les discours sur la « cohésion sociale » et le « vivre ensemble », c’est une nouvelle étape du déploiement migratoire dans les campagnes qui se met en place, avec l’aval de la mairie socialiste… et du ministère de l’Intérieur.

« Jamais assez »

Avec ses 4.500 habitants, Argenton-sur-Creuse accueille déjà deux centres d’hébergement pour demandeurs d’asile : l’un dans le quartier du Merle Blanc, l’autre, plus récent, face à la gare. Ce dernier héberge les migrants initialement destinés à Bélâbre, commune voisine où l’installation d’un centre avait été suspendue après une vive opposition locale. « Ironie cruelle », commente Me Pierre Gentillet, pour qui ces gens « n’en auront jamais assez ». Car non seulement le projet n’a pas été abandonné, mais il a été déplacé au cœur même d’une commune déjà largement sollicitée.

Pour structurer cet accueil, la municipalité vient de signer avec la préfecture de l’Indre un contrat territorial d’accueil et d’intégration (CTAI), financé par l’État jusqu’à 20.000 euros. Le dispositif, décliné en fiches-actions (cours de langue, accompagnement professionnel, mobilité…), vise à « adapter la réponse aux besoins spécifiques des réfugiés souhaitant s’installer durablement sur la commune ».

Officiellement, la municipalité évoque l’accueil de « 5 ou 6 personnes ». Mais auprès de La Nouvelle République, le maire Vincent Millan est plus direct : selon lui, Argenton-sur-Creuse « peut accueillir jusqu’à une centaine de personnes ».

Un passage en force

« Jamais consultés, toujours submergés », résume Pierre Gentillet, qui connaît bien cette ville où il a grandi. Mais il ne semble pas être le seul à se montrer réticent au projet. Lors du dernier conseil municipal datant du 20 juin dernier, un élu d’opposition s’est fait l’écho des plaintes de riverains du Merle Blanc, où les nuisances liées à l’arrivée des migrants sont devenues suffisamment notables pour que le quartier soit rebaptisé par certains « le Merle Noir ». Réponse de la majorité : « À chaque fois qu’il y a un problème, la commune s’en saisit. Ça marche ou ça marche pas... » De toute façon, affirme-t-elle, « les problèmes, il y en aura toujours », mais la faute au racisme et au trop de questionnement des habitants, selon elle. Le témoignage d’une élue insultée et importunée par ses voisins ne semble d’ailleurs pas l’émouvoir davantage. Il faut dire que l’État est de son côté.

Dans ses communications officielles, la Délégation interministérielle à l’accueil et à l’intégration des réfugiés (DIAIT) se félicite de ces nouveaux contrats, déjà expérimentés dans 22 territoires. Une première évaluation, relayée par l’OCDE, recommande leur généralisation. Autrement dit, les CTAI ne sont qu’une première étape.

Une mécanique bien huilée

Ces conséquences, Pierre Gentillet les connaît. « On connaît l’issue de la recette, déplore-t-il auprès de BV. Il y a peu de chance pour que les mêmes causes produisent des effets différents : ces politiques finissent toujours par transformer les petites villes en cités de banlieues. »

D’une commune à l’autre, le même scénario se rejoue. Et l’enthousiasme flamboyant de la municipalité ne suffira pas à masquer ce qui s’apparente de plus en plus à un passage en force.

Vos commentaires

68 commentaires

  1. Mais de quoi semblent se plaindre la majorité des habitants de cette commune qui a voté à près de 69% pour Macron en 2017 et à 58% en 2022 ? Les premiers responsables dans ce pays avant tout autre sont d’abord et surtout les électeurs qui ont accordé leur suffrage aux personnes qu’ils ont majoritairement élues aux différents scrutins présidentiels, législatifs ,européens ,et maintenant ils se plaignent et pleurnichent ? Trop tard, il fallait bien réfléchir avant de faire « barrage ». Donc , comme moi je le fais intérieurement, j’attribue la faute et la responsabilité à des concitoyens qui ont permis cela, je subis avec d’autres de cette commune et en France les conséquences néfastes des « castors » qui ont érigé ces fameux « , barrages à une « l’extrême-droite  » imaginaire. Là où je me réjouis désormais,car il ne nous reste que ça, c’est de voir ces « barragistes » de carnaval subir enfin les conséquences de leurs choix, tout comme les habitants du 6 ieme arrondissement de Paris qui pétitionnent pour ne pas avoir de superette dans le quartier par crainte de voir s’installer la « diversité heureuse », si chère à leurs convictions premières, et dont des noms ont été cités dans BV récemment, à savoir Jacques Toubon, Pierre Richard ,Ruth Elkrief,et bien d’autres encore,tous défenseurs de l’immigration. Voilà ce qui arrive quand on ne pense qu’à soi sans penser aussi aux autres,on finit par être rattrapé par le réel. Finalement, c’est une forme de justice.

  2. Les bobos-gauchos des villes se sont rendu compte que l’immigration submersive pourrissait leurs petits quartiers confortables , et ils ont décidé , sans nous demander notre avis , de pourrir la France profonde au nom du partage des nuisances . A quand la révolte du bon peuple de France ? Tic tac, tic tac !

  3. Les chiffres viennent de sortir : il y a plus de décès que de naissances en France. Donc on importe des populations qui veulent bien venir.

    • Le problème est que ceux qui meurent sont nos anciens, et ceux qui naissent et beh…….je vous laisse finir ma phrase…..

  4. Eh. Mr Retailleau, vous avez de beaux discours pour lutter contre l ‘immigration mais que fait ce préfet, votre représentant dans ce département.
    Sanctionnez le,il facilite la submersion,.
    Ou alors vous fermez les yeux et vous cautionnez le système ?

  5. Quant je lis ces actualités de répartition migratoire au niveau forcément de 500 personnes répertoriés arrivant, par années, en France et j’entends incidemment que ces chances rapportent au pays, je me pose pas mal de questions, j’ai pas trouvé une seul réponse.

  6. Ce qui prouve que la « créolisation » de la France est un projet non pas seulement pour Mélenchon mais aussi pour Macron et Bayrou.

    • Si vous n’avez pas de frontières et que les gens restent inévitablement par le nombre et la démographie une population en remplace une autre, ce n’est pas la première fois dans l’histoire qu’on voit ça

  7. preuve s’il en faut encore une , que nous ne sommes plus en démocratie mais en démocrature avec manu premier

  8. Question:
    Jusqu’à quand allons-nous continuer à jouer aux c..s?
     » vie et mort annoncée  » de notre si belle France.

  9. Des élections se profilent et les citoyens pourront encore plébisciter des Partis qui organisent la submersion migratoire, font la vie belle aux délinquants, rééduquent nos enfants, nous traitent de fin de race, proposent d’abandonner notre langue. Cette fois-ci les français ne pourront pas dire qu’ils ne sont pas prévenus.

    • A savoir, si les Français ont compris la leçon , je n’en suis pas si sûre . Les prochaines élections municipales nous donneront déjà un aperçu de quelle tendance sera le futur président en 2027

  10. Voter reconquête ou quitter ce pays . Pourquoi n’en mettent ils pas le 6ème à Paris vu qu’ils y mettent un carrefour qui ne fait pas l’unanimité parmi ces riches gauchos qui veulent des migrants mais pas chez eux , pas dans leurs beaux quartiers paisibles . Plus une ville plus un village de France ne sera épargné si l’on ne se bouge pas .

    • Entièrement d’accord avec Steiner Yolande, voter Reconquête , Sarah Knafo dont tout le monde aura remarqué sa brillante personnalité, je la verrais bien comme ministre de l’économie…..

  11. Au Danemark, a Copenhague des identitaires rentrent dans une mosquée et suspendent une bannière : » remigration « 

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