Famille « instable », ami « influençable » : les amis de l’assassin de Samuel Paty jugés en appel

Ils étaient deux à avoir entouré Abdoullakh Anzorov, quelques jours avant l'attentat.
Samuel Paty

C’est avec lenteur et difficulté qu’ont été entamés, ce 27 janvier après-midi, les premiers débats du procès en appel de quatre mis en cause dans l’affaire Samuel Paty.

Le profil d’Azim Epsirkhanov, condamné en première instance pour « complicité d’assassinat terroriste », était au centre de la première partie de l’audience, en ce deuxième jour du procès qui doit durer cinq semaines. À la barre, ses parents dressent dans leur langue natale, avec l’aide d’une interprète, le portrait d’un fils qu’ils estiment condamné à tort pour s’être trouvé au mauvais moment avec la mauvaise personne. En effet, il lui est reproché d’avoir accompagné Abdoullakh Anzorov, quelques jours avant l’attentat, dans un magasin d’armement où ce dernier s’était procuré des pistolets airsoft et le couteau qui lui servira à décapiter le professeur d’histoire-géographie, le 16 octobre 2020.

Un environnement instable

De nationalité russe, né en 2001 en Tchétchénie, Azim Epsirkhanov arrive en France à l’âge de dix ans. Enfant, il assiste à l’enlèvement nocturne de son père par les forces de Ramzan Kadyrov. Alors que ce dernier est rendu aux siens dix jours plus tard après avoir subi la torture, la famille fuit vers l’Europe. En France, elle est prise en charge par les associations d’aide aux migrants et relogée à de nombreuses reprises dans des hébergements d’urgence, notamment des hôtels de type Formule 1. La scolarité d’Azim s’en ressent. Aîné d’une fratrie de cinq enfants, il grandit dans un environnement instable, au sein d’une famille vivant principalement des aides sociales. Le père, longtemps en situation irrégulière, travaille ponctuellement comme mécanicien, avant plusieurs périodes d’incarcération pour défaut de permis, expliquera-t-il à l’enquêtrice de personnalité et, plus tard, à la barre.

À Évreux, où vivent de nombreuses familles tchétchènes et où Azim Epsirkhanov emménage en septembre 2020 avec sa petite amie Coline L., convertie à l’islam à l’âge de 15 ans, la solidarité communautaire est décrite comme forte. Mais le jeune homme tient à tempérer et assure qu’il ne se sent pas particulièrement imprégné d’une « identité tchétchène ». Cherche-t-il à ne pas être associé à celle qui caractérisait son ami Anzorv ?

Epsirkhanov obtient un bac professionnel commerce en 2020, sans poursuivre d’activité professionnelle stable. L’enquêtrice évoque un jeune homme à l’aise à l’oral, peu investi dans le travail, sans antécédents judiciaires notables, hormis une rixe impliquant Anzorov. L’enquête ne retient aucun engagement religieux radical et son rapport à l’islam est qualifié de souple et peu contraignant pour lui. À l’audience, il affirme que la France est son « pays mère », celui qui a « protégé » sa famille.

Un ami décrit comme « influençable »

L’autre ami proche du terroriste, Naïm Boudaoud, présente un tout autre parcours et une personnalité encore bien différente. Issu d’un foyer stable, d’un père algérien et d’une mère française, il grandit dans un environnement matériellement confortable, dira-t-il tout au long de l'enquête de personnalité. Enfant introverti, suivi psychologiquement après la séparation de ses parents, il connaît une détérioration de ses résultats scolaires à l’adolescence. Engagé en BTS bâtiment en alternance, il se retrouve sans entreprise d’accueil en 2020, quelque temps avant le passage à l’acte d’Anzorov.

Physiquement frêle, manquant d’assurance, il se lie d’amitié avec Azim Epsirkhanov, qui l’emmène à la salle de sport. C’est là qu’il rencontre Abdullakh Anzorov. Il observe chez lui un rigorisme religieux de plus en plus marqué, sans y adhérer et sans y prêter davantage attention, affirme-t-il. Entre Boudaoud et Epsirkhanov, aucun lien religieux structurant n’est établi, tous deux décrits comme menant une sociabilité ordinaire, marquée toutefois par du trafic de cigarettes pour Boudaoud, un refus d’obtempérer qui se soldera par un rappel à la loi et une implication indirecte dans un vol de téléphone. Tous deux ont vu évoluer Anzorov vers le radicalisme islamiste. C’est désormais cette proximité que la cour cherche à apprécier.

Cet article a été mis à jour pour la dernière fois le 01/02/2026 à 12:43.

Vos commentaires

20 commentaires

  1. Quelle que soit la faute qu’il aurait faite, ce n’est pas une raison pour décapiter Samuel PATHY. Il faut que notre JUSTICE rappelle à ces gens là qu’ils sont en France et qu’ils doiventrespecter notre civilisation, ses lois, sa religion et ses us et coutumes sous peine d’être expulsés ou condamnés à la perpétuité.

  2. Venant de la gauche, le coupable sera toujours les autres, surtout si un étranger est suspecté! Ils sont obscènes et cherchent toujours la culture de l’excuse alors que des gens ont vécu bien pire que les assassins de Samuel Paty en France et ceci sans devenir des monstres. Pour eux la vérité ne peut pas être blanche, elle est forcément colorée et c’est du racisme anti-blanc.

  3. L’avocat qui accuse Samuel Paty en quelque sorte d’avoir fait une faute, c’est inconcevable.
    Samuel Paty n’a pas fait une entorse a la loi, il ne fait que montrer une caricature d’une personne qu’en France et les Français ne connaissent pas,
    Quant j’étais jeunes dans mes études, voir même après, qui connaissait ce qu’on nomme de prophète qu’on nous parle à l’heure actuel en ce temps là personne n’en parlait.
    Actuellement des gens qu’on ne sait venus d’ailleurs sont prêt au pire pour ce personnage, ils se sont donc trompé de pays manifestement, la majeur parti des Français ignorent tout des ces choses là.

  4. J’ai assisté, hier soir à la télévision, au cirque d’un avocat de la défense. C’était indigne, accuser ce pauvre professeur de discrimination alors qu’il n’a sans voulu que bien faire en prévenant ses élèves que cela pourrait les choquer.
    Cet avocat n’a fait qu’enfoncer et discréditer son client et le modérateur du plateau a eu beaucoup de difficultés à garder son calme. C’était immonde.

    • A mon avis, cet avocat s’est tiré une balle dans le pied sans s’en rendre compte car à l’avenir, il n’aura jamais de gaulois de souche ou de coeur à défendre pour gagner sa vie.

  5. La cinquième colonne parmi nous a atteint des limites que la France ne peut plus supporter et le chef de l’état responsable comme le capitaine d’un bateau qui s’est échoué s’occupe ailleurs sur des sujets qui ne regardent pas la France.
    La France brule et ses responsables regardent ailleurs comme disait Chirac; « Notre maison brûle et nous regardons ailleurs » .

  6. Je ne comprends pas ces tergiversations de notre justice ! ! ! Un assassin est un assassin, et il doit être sanctionné ,pour ses faits criminels. Peu importe qui était, et qu’a fait la victime . Je vois dans tout cela que l’on va bientôt donner l’absolution , voir la légion d’honneur a un assassin, parce que sa victime était malsaine . L’assassina est une chose immonde . <par ailleurs si la victime a des choses a se reprocher , c'est un autre problème, qui doit être traité par ailleurs. Quoique l'on pense de Monsieur Samuel Patis, il est inacceptable que la clique des condamné l'ait égorgé. Ils sont tous a condamne. Avec une telle justice et un tel avocat, nous allons bientôt nous faire égorger dans la rue parce que l'on regarde une mosquée de travers ! ! !

  7. Ces gens sont le symbole de la catastrophe du droit d’asile que la gauche essaye d’ériger en devoir. Et quand on s’aperçoit que ce sont des criminels ou de dangereux terroristes et que l’on veut les renvoyer dans leur pays, ils bénéficient du totem d’immunité offert par les cours supranationales.

  8. Pour commencer, je trouve contestable cette culture de l’excuse concernant la famille de l’assassin, ils ont toujours toutes les excuses de toute façon, et que font ils encore sur notre sol car apparemment ils ne parlent même pas notre langue, aucun effort pour s’intégrer
    Pour la famille de la jeune fille qui a menti, pas mieux, je ne comprends pas que ces familles soient encore sur notre sol
    On nourrit des gens qui n’aiment pas la France, qui ne veulent pas s’intégrer, ne veulent pas de l’éducation au collège, n’ont aucune reconnaissance, on les accueille et un prof est décapité, ce n’est plus admissible

  9. Le droit d’asile devrait être réservé qu’aux seuls européens.
    Poutine n’avait pas tord finalement de se débarrasser des techenenes…trop de problèmes

    • Exactement, MR. POUTINE connait très bien ces téchennes et sait de quoi ils sont capables. C’est peut être pour la même raison que nous les avons acceuili (700000 ??? ) sur notre sol. A bon entendeur .

      • Poutine les connait que trop bien en effet, et accueillir ces gens violents souvent, intégristes, et le nombre sur notre sol est inquiétant en effet ils ne s’assimilent jamais, veulent imposer leur mode de vie
        Poutine savait faire avec eux, la force ils ne connaissent que ça, notre faiblesse ils en profitent et n’ont aucune limite, la preuve

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