[POINT DE VUE] Enseignants politisés : à Pau, les dessous d’une cabale gauchiste
Résultats académiques en pointe, excellente ambiance, lutte contre l’antisémitisme et épanouissement des élèves : l’Immaculée Conception semble produire beaucoup trop de fruits, aux yeux des vieux profs marxistes. Déjà victime du rectorat, qui l’avait suspendu avant d’être débouté par une décision de justice (le rectorat a fait appel), Christian Espeso, directeur de l’ensemble scolaire, doit affronter une nouvelle tempête : l’un de ses profs n’aurait pas de diplômes et serait - horresco referens - … d’extrême droite.
Un article de Libération affirme (témoignages de quelques profs à l’appui) qu’un professeur d’histoire, militant d’Action française, aurait été embauché afin de donner des cours d’histoire au collège, avant que le rectorat ne mette un terme à son contrat « en raison de diplômes insuffisants ». Nous avons mené l'enquête : la vérité est différente.
Prof sans diplôme ?
Embauché comme surveillant, Bastien B. a effectivement été rapidement repéré par l’équipe éducative… mais pour l’excellence de son CV. Ce jeune homme au parcours sans accroc, par ailleurs couronné par plusieurs prix littéraires, a étudié à l’INSPÉ de Toulouse (qui forme les profs du public). Il y a obtenu (avec mention « très bien ») un master MEEF (métiers de l’enseignement, de l’éducation et de la formation), consacré à la créativité chez les élèves, et appuyé sur de solides connaissances en histoire de la musique. En d’autres termes, c’est vrai qu’il n’a pas de licence (bac+3)… puisqu’il a un master (bac+5). Quant au fait que ce diplôme ne soit pas un master en histoire, il suffira de relire l’article que le même journal Libération consacrait, en juin dernier, à l’académie de Dijon (« Devenir prof de français en trente minutes : à Dijon, une expérimentation fait polémique ») pour s’apercevoir que cette situation est loin d’être isolée. Bastien B., le temps que le rectorat examine son dossier, a donné des cours d’histoire pendant un mois, pour pallier un manque, et ce, sans être rémunéré - et non avec un contrat OGEC, comme le suppose (sans preuve) un dénonciateur anonyme. Et il a cessé d’enseigner le jour où le rectorat a refusé son recrutement.
Un royaliste qui présente objectivement les valeurs de la République !
Une fois la question de la légitimité académique réglée, une fois celle du respect des règles traitée, il reste la cabale politique. Bastien B. ne fait pas mystère de ses convictions royalistes : il n’a d’ailleurs fallu que quelques clics aux délateurs pour retrouver sa page Facebook, qui ne laisse pas de place à l’équivoque. Cependant, les mêmes ignorent sans doute que Bastien B. a toujours été cité en exemple, y compris pendant ses études, pour son approche impartiale et exhaustive des valeurs de la République. Aucun politique n’est capable de les définir sans bégayer, et on reproche à un royaliste de les présenter objectivement ! Ces gens sont formidables. On aimerait bien, au passage, que tous les profs laissent, comme lui, leurs convictions politiques à l’entrée de la salle de cours - et même de la salle des profs, mais il ne faut pas rêver non plus…
Salir un établissement prestigieux
Mais l’objectif semble clair : il s’agit une nouvelle fois de salir l’Immaculée Conception, déjà visée à plusieurs reprises par les gauchistes. Christian Espeso, que nous avons contacté, se montre philosophe. La République des Pyrénées et L’Éclair des Pyrénées (deux journaux du groupe Sud-Ouest) ont consacré un article à cette affaire : tout ce que le directeur regrette, c’est que les deux journaux aient choisi, pour illustrer ces articles, une vieille photo de lui ! Une telle sérénité amusée l’honore. Il annonce que les cours du « méchant prof royaliste », plus diplômé que beaucoup de ses collègues, seront bientôt mis en ligne pour que chacun puisse juger. Et à ceux qui penseraient que les maurrassiens sont tous antisémites, M. Espeso, dont le premier projet de jeune prof fut un déplacement mémoriel à Oradour-sur-Glane, et qui prend fait et cause depuis des décennies pour nos compatriotes juifs persécutés, répond par une anecdote. En septembre 2025, Bastien B. a fait partie de la dizaine de profs, attachés à l’impartialité républicaine, que le comportement d’une prof pro-palestinienne, opposée à une cérémonie d’hommage aux victimes de l’antisémitisme dans l’enceinte de l’école, avait scandalisés.
En fait, le problème, c'est qu'il n'est pas de gauche !
En fait, ce que l’on reproche à Bastien B., ce n’est pas un manque de diplômes : il en est bardé. Ce n’est pas une incapacité à enseigner : plusieurs parents d’élèves, avec qui nous avons pu discuter, rapportent que leurs enfants étaient enchantés de l’enseignement vivant et respectueux de ce jeune prof, amateur de guitare et passionné par l’Histoire de notre pays, qu’il connaît sur le bout des doigts. On ne lui reproche même pas d’adhérer aux excès antisémites du maître de Martigues : ses relations avec la communauté israélite, régulièrement menacée dans les rues de la cité béarnaise, sont excellentes. Ce qu’on lui reproche, c’est sans doute de ne pas être de gauche. Un péché capital.
Si « l’école est un sanctuaire », comme le psalmodient bêtement les politiques à chaque meurtre d’enseignant ou d’élève, alors la seule condition pour y entrer est d’en respecter la neutralité. Tout ce qui compte est l’objectivité de l’enseignement. Par exemple, l’un des fils d’une prof de l’Immac' fait partie des Black Blocs : ça la regarde, et d’ailleurs, Christian Espeso, interrogé sur ce cas, ne voit pas où est le problème, puisqu’elle ne milite pas avec la même virulence que sa progéniture. À supposer que le royalisme soit de droite - ce qui est sans doute très réducteur -, ça devrait être la même chose pour les gens de droite. Non ?
Terminons, pour rire un peu, sur certains témoignages relayés par Libé. Bastien B., que nous avons pu joindre par téléphone, s’en amuserait presque. « Il portait une chemise ouverte jusqu’au torse, avec une grosse croix en argent autour du cou », rapporte ainsi un enseignant. On parie que si Bastien B. avait porté une barbe sans moustache et une djellaba, ce brave citoyen aurait baissé les yeux. Quant à la conclusion de nos confrères subventionnés, qui laissent la parole à une enseignante de sixième, elle est géniale : « Certains de mes élèves de sixième sortent une image de la Vierge Marie pendant les contrôles, la caressent comme un talisman. D’autres portent un chapelet ou s’en prennent à leurs camarades pour les ramener sur le "bon chemin", celui d’aller à la messe. Et j’ai des gamins qui disent vouloir devenir chanoines ! » C'est pas vrai : des objets catholiques et des vocations catholiques dans un établissement catholique !
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15 commentaires
Tout est dit et bien rapporté, jusqu’aux gestes enfantins de certains élèves.
quoique non Catholique ,mais sans l’esprit borné des enseignants actuels nous avons dû mettre nos deux enfants dans le privé avec de trés bons resultats ,ma belle file nettement de gauche et fille de profs idem,,,,c’est dire la confiance envers les écoles laiques
Rien que de très normal en somme…
de la neutralité objective des enseignants…on en vient donc à la neutralité subjective…
celle que doivent avoir les profs….
les profs ne sont donc autorisés qu’à adopter la bien-pensance…de gauche…sinon, ils sont « exterminés »….
Tous ces gens de gauche sont très tolérants à la condition que l’on soit de leur avis sinon le couperet tombe !!
Bien
Avec la gauche, tout ce qui ne va pas dans leur sens c’est mauvais. Que font ces profs dans une école catholique. Qu’ils aillent dans le public où ils pourront continuer à faire chuter la moyenne. Honte à eux.
La France aura fait l’expérience du gauchisme, de l’anarchisme, et le paiera longtemps.
Excellent article qui démontre que l’enseignement catholique est largement infiltré par des enseignants gauchistes ultra syndicalisés. Les professeurs croyants et pratiquants se comptent sur les doigts d’une main et font profil bas. De toute façon les directions diocésaines et tutelles font preuve d’une extrême tiédeur, déjà par lâcheté, mais aussi parce que trouver un enseignant est compliqué, donc on n’est pas très regardant. Et il faut faire du chiffre, car les dettes s’accumulent, l’OGEC veille. Le chef d’établissement n’a aucune marge de manœuvre.
.Aujourd’hui l’immense majorité des établissement catholiques sous contrat ne valent guère mieux que ceux du public.
Il reste quelques prestigieuses exceptions.
Mais dans l’ensemble il n’y a plus d’écoles libres.
Je ne sais plus que dire de ces gauchistes . A vomir ! Il faut les virer de l’EN . Ils n’ont pas plus de légitmité qu’un royaliste . La différences c’est qu’ils détestent leur pays eux et à partir de ce constat : oust !
je ne pige pas : que font des laïcards (entendre des bouffeurs de curés, des athées revendicatifs) dans un établissement religieux, qui, dès son intitulé (immaculée conception !), ne cache pas, proclame, même, sa spécificité ; ces gens-là ne peuvent qu’être mal dans leur peau, d’où leur hargne (leur haine????)
Jean FITO : vous avez tout à fait raison
N’en apparemment,ceux qui l’empoyaient ne l’ont absolument pas défendu alors qu’ils avaient connaissance des accusations infondées,et ça ressemble à de la discrimination pour des opinions privées dirait-on. Alors si même ceux pour qui on bosse vous lâchent en rase campagne…. Ce pays comporte de plus en plus de pleutres, lâches et cloportes.
Ecoeurants ces pleutres. Ils attendent quoi pour agir ,l’arrivée de Bardella ou de Zemmour ?
Seul parti de vrai droite Reconquête en effet