Viol barbare à Cherbourg : « Aucune association féministe n’a eu un mot pour Mégane »

Le père de Mégane, violée à Cherbourg, dénonçait déjà auprès de BV ce silence « gêné » des féministes et de l’exécutif.
@Pexels
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« Aucune association féministe n’a eu un mot aujourd’hui pour Mégane. […] Pendant que la gauche essaye de salir Alice Cordier [directrice du collectif Némésis, NDLR], elle en oublie les victimes, les vraies, celles qui ont fini avec les intestins perforés par un manche à balai. Rendez-vous compte de ce que vaut le féminisme de gauche, en 2026. » Deux ans et demi après le terrible viol accompagné d’actes de torture subi par Mégane à Cherbourg, en août 2023, et alors que s’achève le procès de son agresseur, Mathilda, porte-parole du collectif Némésis, rappelle le silence d’un grand nombre de féministe sur cette sordide affaire. Et elle n’est pas la seule à dénoncer le mutisme d’une certaine élite politico-médiatique alors qu’Oumar N., l’agresseur de Mégane, vient d’être condamné, ce 12 mars, à 30 ans de réclusion criminelle assortie d’une période de sûreté de 20 ans. Gilles-William Goldnadel, de son côté, s’en prend ainsi à l’audiovisuel public. « À minuit, [France Inter] annonce la condamnation à une peine ridicule d’un obscur ex-RN pour des propos répréhensibles, mais rien sur Oumar, le bourreau violeur de Mégane qui vient de prendre 30 ans ! Merci de relayer pour dénoncer les autorités d’occultation », s’agace l’avocat.

Un silence « gêné »

Déjà, en 2023, auprès de Boulevard Voltaire, Ludovic, le père de Mégane, regrettait ce manque de soutien d’une grande partie des politiques et des médias. « On a reçu – et on en reçoit encore - beaucoup de soutien d’anonymes. Mais le gouvernement a gardé le silence », s’agaçait-il, alors même que les terribles sévices subis par sa fille avaient été largement relayés dans la presse régionale et nationale. Et il ajoutait : « On était à la rue, complètement largués. On ne savait pas quoi faire. On ne s’attendait pas non plus à une grande aide du gouvernement, mais au moins à une main tendue. » Pour Ludovic, pas de doute : derrière ce silence politico-médiatique se cache une « gêne ». « Le gouvernement fait l’autruche. Il ne veut pas prendre conscience du problème. Je reste persuadé que cette affaire a été étouffée parce qu’elle les dérangeait. »

En cause, notamment, une certaine faillite du système judiciaire à l’égard de l’agresseur de Mégane. Comme le rappelle, sur X, Pierre-Marie Sève, directeur de l’Institut pour la justice, « à 18 ans seulement, Oumar était déjà connu pour 17 affaires différentes ». Avant d’agresser Mégane, il avait ainsi été condamné à cinq reprises par le juge des enfants pour des faits d’atteinte aux biens et de violences. Pourtant, il n’est jamais passé par la case « prison ». Il a seulement été placé, un temps, dans des centres socio-éducatifs… Oumar était également connu de la Justice pour des faits de nature sexuelle. Une procédure pour viol lancée à son encontre avait été classée sans suite et une autre procédure pour agression sexuelle contre sa sœur est toujours en cours. À cela s’ajoutent des incivilités régulières dénoncées par le voisinage et des accusations de violence sur sa mère. Malgré ce CV bien rempli, la Justice avait donc laissé en liberté cet individu. « La Justice n'est pas du côté des victimes », dénonçait Ludovic auprès de BV, en 2023.

Une mise en cause du système judiciaire ?

Pour l’Institut pour la justice, cette affaire pose donc la question de « la responsabilité du système judiciaire, accusé d’avoir laissé circuler un individu dangereux ». Un sentiment partagé par Élisabeth Louvel, directrice de l'Observatoire des décisions de justice : « Des juges ont laissé Oumar dehors et Mégane a été violée et torturée. Son père a raison : ne plus se taire. Cette affaire doit être connue de tous. Assez, de cette justice qui protège les bourreaux au détriment des victimes ! »

Malgré ce silence de bon nombre de personnalités autoproclamées féministes, d’autres, notamment à droite, n’hésitent pas à apporter leur soutien à Mégane. Outre le collectif Némesis, Marion Maréchal, qui regrette que la perpétuité réelle n'ait pas été prononcée dans cette affaire, promet ainsi de « continuer à se batte chaque jour pour que plus jamais des jeunes femmes comme Mégane ne croisent la route de monstres comme Oumar ».

Picture of Clémence de Longraye
Clémence de Longraye
Journaliste à BV

Vos commentaires

41 commentaires

  1. Drôles d’associations féministes et écologistes qui défendent la soumission de la gamme dès lors qu’elle est musulmanes.
    Elles ne sont pas à une incohérence près. Leur sophismes sont déconcertants.
    Elles sont l’archétype de la folie .

  2. Aucun pardon ni oublie contre la gauche! Nous n’oublierons jamais les silences et les discours obscènes de la gauche. Ce sont des collabos, des nazi socialistes et ilS souhaitent renommer la France République sociale française comme l’a fait Mussolini avec la RSI. Ce sont des monstres et ils n’ont plus rien d’humain!

  3. Comment se nomme le sauvage, déjà ? Et bien voilà… Pas le bon profil ! Circulez, il n’y a rien à voir et surtout, ne faites pas trop de bruit, on pourrais encore vous accuser de racisme. Les « féministes autoproclamées » pourraient même se porter partie civile ! Et elles n’auraient pas honte ! C’est ça, le pire. Comment font-elles pour se regarder en face sans avoir la nausée ou ne serait ce qu’une larme à l’énoncé de ce qu’a subi Mégane ?

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