Éducation nationale : un professeur de primaire promeut la masturbation

La vidéo aura passé plus d’un mois sous les radars, jusqu’à la diffusion de quelques extraits sur les réseaux sociaux.
Capture d'écran YT
Capture d'écran YT

Enseignante au primaire, Lolita promeut l’éducation à la sexualité dans les petites classes. Anne Sicard, députée IDL, demande au ministère d’intervenir.

La vidéo aura passé plus d’un mois sous les radars, jusqu’à la diffusion de quelques extraits sur les réseaux sociaux, il y a quelques jours, avant de finir par éveiller l’attention. Diffusée mi-novembre par Histoires crépues, un média antiraciste qui entend démêler les fils de l’histoire coloniale, elle montre un long entretien dans lequel une enseignante promeut l’éducation à la sexualité aux enfants scolarisés au premier degré. Pour cette enseignante, du nom de Lolita, il faut non seulement parler de la sexualité aux enfants, mais aussi « leur expliquer que c’est très chouette de toucher son corps, que cela donne des sensations super agréables ».

En entendant cela, Anne Sicard, députée IDL, très attentive aux questions d’éducation et membre de la commission des affaires culturelles et de l’éducation, est immédiatement montée au créneau. « Ces propos sont immondes », a-t-elle déclaré, outrée, dans une vidéo publiée mardi 2 décembre sur son compte X. Pour l’élue du Val-d’Oise, l’enseignante promeut la masturbation auprès d’enfants de trois ans, et cela s’apparente à de la corruption de mineur, un délit réprimé par l’article 227-22 du Code pénal et assorti d’une peine de sept ans d’emprisonnement et de 100.000 euros d’amende lorsque les faits sont commis dans les établissements d’enseignement et d’éducation. « Je vais donc signaler ces propos au procureur de la République », ajoute la députée, qui annonce également demander à l’Éducation nationale de suspendre la principale intéressée.

« Tu es le chef de ton corps »

Professeur des écoles et militante féministe, Lolita défend depuis déjà quelques années l’éducation à la sexualité dès les premières classes. Avant même la mise en œuvre du programme EVARS (éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle) en septembre 2025, qui impose la tenue de trois séances annuelles d’éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle à partir du CP, elle aborde ces sujets dans ses classes. Ces échanges donneront matière à un podcast, « C’est quoi l’amour, maîtresse ? », diffusé en 2023. L’idée maîtresse de Lolita est de protéger les enfants. Intention fort louable, quand on mesure l’ampleur des sévices, notamment sexuels, qui touchent les enfants en France (160.000 enfants sont victimes de violences sexuelles, chaque année). Mais l’intention est bien vite déviée par une lecture idéologique des rapports humains, réduits à une guerre perpétuelle de domination. Pour Lolita, parler aux enfants de sexualité, d’anatomie, avec des termes précis, leur permettra de vivre des sensations épanouies, « sans honte », « sans tabou », et de prendre possession de leurs corps, d’en devenir « le chef », et d’être ainsi capables de dire non aux autres, aux adultes qui veulent les « posséder ».

Les dérives d’EVARS

Pour Anne Sicard, ces propos n’ont rien d’anecdotique. « Tous ces délires d’extrême gauche sont permis par le programme EVARS, qui ouvre la porte à toutes ces dérives woke. » Quelque mois après sa mise en œuvre, le programme se retrouve de nouveau au cœur du débat. Il aura mis 25 ans à émerger, après la loi de 2001 obligeant tous les établissements, publics et privés, à soumettre leurs élèves à des séances d’éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle, à partir du CP, et l’on en observe déjà les tares. Sous la pression, un EVAR sans S avait, finalement, été pondu pour le primaire, pour que ne soit proposée aux plus jeunes qu’une éducation à la vie affective et relationnelle. Mais les parents n’en restent pas moins dans un flou total. Ce dont se scandalise Anne Sicard auprès de BV : « Les parents s’inquiètent, ils ne savent rien du contenu du programme, des termes devant être employés. » Certains répondront à ces anxieux paranos qu’ils peuvent tout de même faire confiance à l’Éducation nationale pour appliquer « en responsabilité » ce programme. Mais peut-on lui faire confiance ? On apprend, dans une lettre envoyée aux députés Sicard et Chudeau par la direction générale de l’enseignement scolaire et consultée par BV, que l’ouvrage Le Livre le plus important du monde, manuel destiné à l’initiation à la sexualité des « pré-ados », et qui avait fait scandale pour son utilisation manifeste dans un collège de Bayeux en avril dernier, ne sera pas retiré des bibliothèques scolaires…

À cette question de la confiance, bien des Français ont déjà répondu en retirant leurs enfants du public. Un pis-aller que tout le monde ne peut s’offrir. Alors, certains continuent de lutter pour réformer de l’intérieur. Identité-Libertés a d'ailleurs lancé une pétition pour suspendre le programme EVARS.

Vos commentaires

66 commentaires

  1. Parler de sexualité à des enfants qui n’ont pas atteint l’âge de la puberté est une folie d’irresponsable.
    C’est au moins aussi stupide que de vouloir enseigner la littérature à un analphabète. Sébastien Delogu par exemple…

  2. La sexualité est un monde à découvrir, petit à petit, et à savourer délicatement, dans un élan de désir, avec un partenaire respectueux. C’est un art, pas une technique ! Cette découverte se fait d’elle-même à l’âge où vous commencez à ressentir cet élan. Ce n’est pas à 3, 8 ou même 12-13 ans (parfois plus), et suite à des cours sur la mécanique des sexes, que l’on pourra en expliquer la plénitude. On est en train de priver nos enfants de cette magnifique découverte, d’en faire des victimes d’expériences agressives et destructrices de leur individualité… bien plus, le risque est grand de les dégoûter à jamais d’une relation riche en émotions.

Commentaires fermés.

Vidéo YouTube

Pour ne rien rater

Les plus lus du jour

LFI ne veut pas voir les gens sortir de la pauvreté
Gabrielle Cluzel

Les plus lus de la semaine

Les plus lus du mois