Un manuel de la CFDT pour transformer les journalistes en militants anti-RN
L’anxiété monte, dans le petit monde des journalistes. Entre le succès grandissant de médias dissidents et l’approche de l’élection présidentielle, les motifs d’inquiétude ne manquent pas, pour nos confrères de gauche. C’est précisément afin de reprendre la main sur le contrôle du récit que la CFDT vient de publier un livret intitulé Face à l’extrême droite, plus que jamais journalistes. Celui-ci a pour but d’« aider les journalistes à jouer pleinement leur rôle démocratique face à l’extrême droite » en leur fournissant de précieux « conseils » et « ressources ». « Objectif : donner des clés nécessaires à la compréhension de ce qu’est l’extrême droite aujourd’hui afin de ne pas se laisser berner, susciter des bonnes pratiques, promouvoir un journalisme qui favorise une société de connaissance et de respect mutuel, aider à se défendre face aux attaques et protéger son entreprise », explique la CFDT.
https://t.co/JDPlEt4fBs pic.twitter.com/2vy8AAc1lt
— CHABERT Gaël (@CHABERT_Gael) December 4, 2025
Aux yeux du syndicat, la mobilisation générale est une ardente obligation. « La poussée de l’extrême droite en France et hors de nos frontières est devenue un fait majeur au point que son issue semble, parfois, inéluctable. C’est bien à une bascule autoritaire, hors de l’État de droit, à laquelle (sic) nous risquons d’assister, alerte la CFDT. Nous n’avons que deux choix aujourd’hui : accepter ou lutter. »
Un tract militant
Prenant pour modèle l’appel lancé par la profession lors des élections européennes et législatives de 2024 à « ne pas regarder monter l’extrême droite les bras croisés », le syndicat compte sur ce petit livret pour mener le combat des idées. Celui-ci est le fruit du « travail d’un collectif de journalistes adhérents CFDT ayant mis en commun leurs expériences, leurs regards, leurs connaissances et se poursuit par des actions syndicales de terrain ». On y retrouve, notamment, le témoignage du chef adjoint du service politique du Monde, Abel Mestre, qui se trouve être aussi un élu CFDT. « Le RN est un parti d’extrême droite dans la mesure où il défend la "préférence nationale", une mesure anticonstitutionnelle », explique-t-il, nommant l’ennemi sans détour.
« La préférence nationale, c’est la définition même d’une nation : en tant que Français, nous avons logiquement des droits spécifiques que n’ont pas les étrangers. » Eric Zemmour pic.twitter.com/CvLc8IrCa6
— Zemmour TV (@ZemmourTV) January 7, 2024
Le document identifie en effet très clairement la cible que les journalistes doivent avoir dans le viseur. Si Marylise Léon, secrétaire générale de la CFDT, affirme que « la lutte contre les idées d’extrême droite n’est pas partisane », le « fascisme » est ici associé à des partis bien précis : le RN, « parti dominant du bloc électoral d’extrême droite », mais aussi ses « alliés », l’Union des droites pour la République d’Éric Ciotti et Identité-Libertés de Marion Maréchal, sans oublier ses « concurrents », Reconquête, d’Éric Zemmour et Sarah Knafo. Vincent Bolloré, Pierre-Édouard Stérin et les « formations en journalisme marquées à l’extrême droite » (ILDJ, ESJ Paris) sont également pointés du doigt et stigmatisés sans gêne aucune.
Un manuel de manipulation médiatique
Après avoir dressé ce constat terrifiant, la CFDT liste une longue série de consignes et d’astuces censées permettre aux bons journalistes de maintenir le « cordon sanitaire ». Elle recommande, pour commencer, de correctement « s’informer sur l’extrême droite ». De saines lectures sont conseillées : Libération, StreetPress, Mediapart ou encore Blast. Des sources d’informations que le syndicat semble tenir pour fiables et sérieuses.
Le petit manuel invite aussi les journalistes-militants à toujours « rester maîtres du choix des sujets » qui seront abordés dans leurs médias respectifs. « Les inégalités, les services publics, le climat sont des sujets qui intéressent les Français !, veut croire la CFDT. L’insécurité est un sujet important, bien sûr, et il faut le traiter. Mais pour que le traitement soit complet, rappeler que l’insécurité peut aussi venir de l’extrême droite... » Bon courage à ces journalistes pour trouver des exemples concrets.
Un même appel à l’occultation du réel est lancé sur le sujet de l’immigration. La CFDT invite les médias à « faire de la pédagogie » auprès du grand public. Autrement dit, de la rééducation. Il est ainsi recommandé de toujours rappeler que la délivrance à un étranger d’une OQTF n’est « pas une preuve de dangerosité », d’illustrer les articles par « des photos qui ne déshumanisent pas » ou encore de mettre le focus sur les « initiatives positives » portées par les personnes de nationalité ou d’origine étrangère.
"LABELLISATION" :
La @CFDT n'hésite pas à éditer un livret pour expliquer aux journalistes comment se consacrer à la lutte contre le @RNational_off !!
Tout y est :
- occulter les "faits divers"
- masquer l'immigration
- attaquer les RN, y compris
en…— Ch.LECHEVALIER (@ChLECHEVALIER) December 4, 2025
Un autre enjeu médiatique est de « rester maîtres du vocabulaire ». Il s’agit de ne surtout pas reprendre les « éléments de langage » de l’extrême droite. « Décivilisation », « islamo-gauchisme », « wokisme » sont ainsi à proscrire. D’autres termes doivent être employés entre guillemets : « Français de souche », « Grand Remplacement », « remigration ». Pour la « préférence nationale », la CFDT demande aux journalistes de systématiquement « rappeler que c’est une mesure anticonstitutionnelle » ; au sujet du « Grand Remplacement », que « c’est une théorie raciste et complotiste, contredite par les chiffres de l’INSEE » ; sur l’expression « civilisation judéo-chrétienne », que cette notion sert à « occulter l’apport de l’islam, aussi structurant pour l’Europe ». Il convient aussi de remplacer « vague migratoire », expression déplorable qui « donne le sentiment de subir une catastrophe », par « crise politique de l’accueil », qui « met en avant nos difficultés à accueillir ceux qui sollicitent le droit d’asile, inscrit dans la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne »…
Enfin, la CFDT appelle les journalistes à la plus grande vigilance quant aux plus petits détails, comme par exemple le choix des couleurs. Ainsi, dans les productions médiatiques, les partis dits « d’extrême droite » doivent absolument rester associés à une teinte en particulier : celle du nazisme, bien entendu. « Sur les infographies ou cartes électorales, leur couleur historique est le brun, pas le bleu auquel ils aspirent. Il faut y veiller », précise le manuel.
À la lecture de ces consignes qui seront assurément suivies à la lettre par un certain nombre de journalistes, on reste partagé. Faut-il rire ou pleurer ?
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140 commentaires
Sauf erreur de ma part la CFDT reçoit plus de 20 millions d’euros de subventions sur divers fonds publics. Elle pourrait au moins respecter ceux qui financent et qui ne pensent pas comme elle !!!
Faudra bien, un jour, mettre de l’ordre dans ces financements (presse communiste, syndicat crypto gauchiste, FranceTv ….)
Je constate que les fascistes ce sont les gauchistes et uniquement eux ! c’est eux qui veulent une pensée unique c’est à vomir ces attitudes de commissaires politiques soviétiques !
La CGT, CFDT, des syndicats prétendants défendre les ouvriers, adorateurs des LFIstes, ces syndicats qui ne rechignent pas de toucher leurs indemnités de l’état, constitués principalement par des grosses fortunes qu’ils combattent, ces contribuables Françaises qui travaillent mais qu’ils ne défendent plus, cette gauche syndicaliste que de nom préfèrent la grosse fortune mondial de Soros avec la justice en passant par les droits de l’homme et le conseil constitutionnel, ce petit monde donne l’impression de se poser les mauvaises questions.
En effet en défendant l’indéfendable en criant haro sur la monté de la droite bien plus réaliste qu’eux même, ils la favorisent au quotidien, l’opinion publique ne s’y trompant pas.
Bien que n’étant pas personnellement « preneur », un peu de « RN au pouvoir » ferait le plus grand bien à cette corporation, ainsi qu’à celle des « fonctionnaires de justice »
alors là c’est le bouquet la CGT maintenant la CFDT qui si met aussi pour dire aux français pour qui voter et bien moi je suis français et je vote pour qui je veux surement pas la gauche j’espère que toute cette gauche va prendre une fessée . Je dit une fois de plus les syndicats sont élus pour défendre la classe ouvrière pas pour donner des consignes de votes .
surtout qund on voit comment tous les secrétaires généraux de ce syndicat de traitres ont terminé sur des « fromages » les plus rémunérateurs de la ripoublique !
Je croyais que la cgt étaient les pires…ils viennent d’êtres supplantés Dans ma carrière professionnelle, j’ai eu en tant que responsable a ce type de syndicat. Je pourrais écrire un livre
Ce livret préconise d’utiliser des téléphones non-traçables avec cartes Sim prépayées… Pour moi, ce sont les voyous qui ont quelques choses à se reprocher, à cracher . Donc à la CFDT, il y a des gens qui connaissent et utilisent ces pratiques pour ne pas assumer ce qu’ils pensent, ce qu’ils sont : des manipulateurs sans scrupules.
Éric Zemmour est le seul homme politique à être censé sur ces affaires de préférence nationale. Seul le parti reconquête défend vraiment la nation française. Il faut beaucoup de constance et de volonté pour faire face aux hordes écervelées de journalistes, de bien-pensants sans courage et de politiciens vendus. Tout mon soutien et mon d’admiration, de même que mon bulletin de vote.
beaucoup de constance, oui, mais beaucoup de bon sens : c’est le socle d’EZ
la gauche n’arrive pas à renier leurs racines : Mussolini était socialiste ainsi qu’Hilter et ce dernier avait une grande admiration pour les musulmans.
Même et peut-être surtout lorsque j’étais sympathisante PS je me suis toujours méfiée de la CFDT (certains doivent se rappeler notamment de Nicole NOTAT). La CGT annonce davantage la couleur si je puis dire. La CFDT sème des cailloux, l’air de rien. Chez les journalismes comme dans toutes les professions il y a des brebis galeuses, le problème c’est que cette profession là dispose de moyens plus que d’autres d’insuffler ses idées.
La préférence nationale existe déjà :
Les principaux emplois, services et actions réservés aux citoyens français incluent les « emplois réservés » dans la fonction publique (accès sans concours pour anciens militaires, handicapés, via entretiens), les prestations sociales comme RSA, APL, allocations familiales (CAF) et retraite (CNAV), ainsi que les titres sécurisés (passeport, carte d’identité via ANTS). Les France Services offrent un accompagnement administratif gratuit (impôts, Pôle emploi, santé) prioritairement aux résidents français. Certains droits électoraux et aides spécifiques (chèque énergie) exigent la nationalité.
les attributions des syndicats sont de défendre les intérêts professionnels de leurs adhérents et sympathisants. Il va falloir leur rappeler et les sanctionner, en cas de retournement politique, en cantonnant leur moyens financiers aux seules cotisations de leurs sympathisants. Nous n’avons pas à financer ces journaux, syndicats, associations.. qui s’affichent publiquement contre des parties politiques. Que ces structures vivent avec leurs propres recettes et tout ira bien.
Du « label » à…la contrainte (ça, avec le COVID…on connaît déjà un peu !) du « Ministère de la Vérité » à…la prison ! Staline argumentait peut-être un peu moins…mais le résultat poursuivi était le même !
« … à une bascule… à laquelle… » Ils devraient commencer par l’apprentissage du français avant de répandre leur propagande bolchevique.
J’y ai adhéré il y fort fort longtemps et je l’ai quitté au début de ce qui n’est plus une dérive mais un énorme contresens. Un syndicat ayant pour raison d’être de protéger les travailleurs comment se fait-il que maintenant qu’ils ont viré à la militance gauchiste la plus crasse ils puissent encore toucher de l’argent public. Que de coup de balais nécessaires.
C’est pas un peu fasciste ce procédé de formation des esprits ? La CFDT devrait s’occuper uniquement de son organisation, elle n’est pas là pour faire de la politique mais s’occuper des « travailleurs », les vrais. Comme il y a déjà peu de syndiqués je pense qu’une partie de ceux qui reste vont rendre leur carte.