[TRIBUNE] Rentrée scolaire 2025 : la faillite de l’Éducation nationale
La baisse continue du niveau, l’insécurité galopante, la crise démographique et la déresponsabilisation des parents sont les points forts de cette rentrée scolaire 2025.
Chute du niveau
Année après année, les tests nationaux et internationaux confirment la chute du niveau scolaire des élèves. L’étude TIMSS (CM1/4e) publiée en 2024 donne le score de 483 points en mathématiques pour les collégiens français, contre 511 en moyenne dans l’UE/OCDE. Ce qui représente une baisse de 47 points en 24 ans, soit l’équivalent d’une année scolaire d’écart, et place la France en dernière position de l’Union européenne.
Et les choses ne vont pas mieux en terminale. Il existe une légitime suspicion sur la valeur du baccalauréat dont les résultats et le nombre de mentions distribués s’envolent. En 1997, 24,3 % des admis obtenaient une mention, alors qu’ils sont 58,8 %, en 2025. La hausse des mentions « très bien » est de 1.500 % !
Alors que des consignes d’indulgence pour les fautes d’orthographe avaient été données par ses services, Mme Borne, ministre de l’Éducation nationale, a eu une réaction surréaliste, mi-juillet, en écrivant aux professeurs pour leur donner des consignes de fermeté dans la correction des copies afin que le baccalauréat ne soit pas bradé, ce, un mois après les épreuves. Cela devient pathétique.
Insécurité
Par ailleurs, le climat d’insécurité dans les écoles ne repose pas seulement sur un « sentiment » mais sur des statistiques documentées et sur une réalité tragique (trois meurtres perpétrés dans un établissement scolaire, ces cinq dernières années).
C’est pourquoi le ministère de l’Éducation nationale recense les « incidents graves » dans les écoles publiques, ce qui est une bonne chose. Un incident grave est « un événement qui perturbe gravement la vie d’un établissement ou qui met en danger la sécurité des personnes ».
En 2021-2022, le taux était de 3 incidents pour 1.000 élèves dans le primaire et de 12,3 incidents pour 1.000 élèves dans le secondaire.
En 2022-2023, le taux est monté à 4,6 incidents dans le primaire et à 13,7 incidents dans le secondaire.
En 2023-2024, le taux est monté à 5 incidents dans le primaire et à 16 incidents dans le secondaire.
Il faut également observer que, d’après la Direction de l'évaluation, de la prospective et de la performance (DEPP), l’organisme statistique de l’Éducation nationale, les incidents graves sont quatre fois moins élevés dans les écoles secondaires privées et deux fois moins élevés dans les écoles primaires privées.
Enfin, dans les écoles hors contrat, aucun incident grave n’a été relayé par les médias ou par l’administration, en 2023-2024. On peut donc affirmer que ce type d’incident est quasi inexistant dans ces écoles ; c’est d’ailleurs une des raisons du choix des parents en faveur de l’école libre.
Quoi qu’il en soit, à l’appui de nombreux témoignages publiés dans les médias, nous pouvons affirmer que l’insécurité dans les écoles contribue à l’augmentation des démissions et à la crise des vocations de professeurs.
Le nombre de démission de professeurs, tous niveaux confondus, est passé de 364, en 2009, à 2.836, en 2022. Ce phénomène s’amplifie, même s’il est masqué en partie par les fermetures de classes, 4.000 l’an dernier et près de 5.500 cette année.
Déresponsabilisation des parents
La déresponsabilisation des parents, enfin, franchit une nouvelle étape avec la mise en œuvre du programme EVARS (éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle).
Tout le monde, ou presque, s’accorde à reconnaître que les parents sont les premiers éducateurs de leurs enfants. Et pourtant, dans les faits, ils sont trop souvent infantilisés par l’institution. Informer un enfant sur les questions touchant à la transmission de la vie devrait être réservé à ses parents. Si des cours sont, malgré tout, donnés sur ces questions à l’école, il serait légitime que les parents soient informés au préalable de leur contenu et qu’ils puissent donner leur avis sur les supports utilisés. Malheureusement, rien de tout cela n’est prévu. Le programme EVARS prévoit que ces cours seront collectifs, donnés en classe et, donc, sans tenir compte des différences de maturité au sein d’une même classe. Les parents découvriront leur contenu par leurs enfants. Par ailleurs, nous savons que certaines associations agréées par le ministère reportent leurs fantasmes d’adultes sur des enfants parfois impubères.
Enfin, le programme EVARS, consacré aux relations intimes, se fonde uniquement sur la notion de consentement sans jamais aborder celle de l’engagement. Or, l’engagement constitue une dimension essentielle de la construction d’une relation durable et d'un projet familial.
Rappelons, également, que ce programme a vu le jour avec la caution, active ou passive, des associations de parents d’élèves du public et du privé. Une attitude qui laisse pour le moins perplexe.
Heureusement, les écoles libres, dites hors contrat, ne sont pas soumises à l’obligation d’appliquer ce programme. Beaucoup d’entre elles ont d’ailleurs développé des initiatives propres, qui responsabilisent les parents et proposent des actions éducatives adaptées en lien étroit avec eux. À ce titre, il faut souligner l’action essentielle de la FPEEI, Fédération des parents d’élèves des écoles indépendantes, qui porte haut et fort la voix des parents, premiers (au sens de principaux) éducateurs de leurs enfants.
Crise démographique
Pour la première fois depuis 1945, la France a enregistré plus de décès que de naissance. Malheureusement, cette information n’a pas soulevé de réaction adaptée de la part de nos dirigeants et trop peu de réactions médiatiques, compte tenu des conséquences multiples de cette catastrophe qui touche à l’existence même de notre pays.
Sur le plan scolaire, la baisse du nombre de naissances s’amplifiant, cela se traduit logiquement par une baisse du nombre d’élèves à l’école.
Pour cette rentrée, le ministère de l’Éducation nationale indique qu’il y aurait 92.000 élèves de moins, essentiellement dans le premier degré (moins 90.700).
Cette tendance va se poursuivre et s’amplifier au moins jusqu’en 2029 : moins 560.800 élèves dans le premier degré (primaire) et moins 225.000 dans le second degré (secondaire), soit un total de moins 805.800 en cinq ans, ce qui fait une moyenne de moins 160.000 par an.
À noter que nous avons déjà « perdu » 400.000 élèves entre 2017 et 2022. La baisse à venir sera donc deux fois plus importante sur une même période de cinq ans. Certains spécialistes avancent que celle-ci pourrait s’atténuer à partir de 2030.
La conséquence de tout cela est bien évidemment la fermeture de classes : le ministère a annoncé le chiffre de 5.000 dans l’enseignement public, plusieurs centaines sont à prévoir dans l’enseignement privé. Et, désormais, ce sont les écoles qui ferment et sont regroupées…
À suivre, demain...
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71 commentaires
Nous pouvons compter sur Madame Borne pour accélérer le processus de descente aux enfers de lÉducaton Nationale. Elle commence très fort en tous cas.
Souvent dans les dictatures on brule les livres..en France la Macronie détruit carrément l’école puisqu’ on apprend plus a lire…
La jeunesse est l’avenir d’un pays !! On est vraiment mal barré !! Pas pour demain des prix Nobel !!
Il y a des jeunes bien éduqués par leurs parents et qui à force d’étudier réussissent, le problème est que le terme « jeune » est dévoyé pour désigner en fait, les racailles !!!
Il y a des jeunes dont nous pouvons être fiers !!! Comme le jeune Lucas qui veut reprendre ce que ses grands parents ont fait , comme tant de jeunes dont on ne parle jamais, on parle toujours des mêmes …
Le problème c’est que l’on trouvera une exception et c’est rassurant , mais il reste le reste de la « masse »
Nous avons une ministre de l’Education Nationale qui ne maîtrise pas la languefrançaise !!! « Incident grave » est un oxymore. Un incident n’est, par essence, pas grave. Énormément de journalistes font l’erreur.
Au lieu de dégenrer le PANTHEON, elle ferait mieux de changer le nom de son ministère et de l’intituler » Ministère de l’enseignement national » pour que certains parents comprennent. On en est là en France en 2025 !
Bravo Vénézia !
Madame Borne, vous les dépassez vraiment, concentrez-vous sur votre ouvrage et cessez de nous enfumer.
Elle est en manque de…Monsieur Freud, venez à son secours…
Elisabeth Borne la ministre de la bêtise continue de détruire le peu qui resté de la belle éducation nationale !
L’Education nationale est devenu une machine à fabriquer des illettrés complétement « débiles » ou apprendre a se servir du sexe dès l’école maternelle et ne pas oublier la manipulation wok pour changer de genre ( pour la sinistre ministre , cela est bien plus important que de savoir lire et compter ) dans ses rêves , elle se voit diriger une armée de robots humains non pensant !!!
« Ouvrir une école, c’est fermer une prison » attribué a Victor Hugo, depuis l’après guerre nos gouvernements et hauts fonctionnaire des croient supérieur a ce grand homme.
Faut bien voire aussi que depuis quelques années les ministres de l’éducation national n’ont pas été des pointures, je pense a Najat Vallaud-belkacem surtout sont parcourt en suite. Pap N’diaye le pourfendeur du privé qui reste encore en pointe. Beyrou, Attal !
C’est Nicola qui paye.
Qui dit moins d’élèves annonce moins de savants possibles, d’autant que ces savants auront à s’appuyer sur une classe sociale dévalorisée par son niveau amoindri. Donc dégénérescence de la France. Ce n’est pas « la richesse » censée apportée par Macron avec son immigration massive d’un tout venant qui compensera le déficit à venir.
Par ailleurs, faut-il être débile ou exagérément prétentieux pour ne pas concevoir qu’une politique scolaire qui consiste à relever artificiellement des notes, ne peut que conduire à une profonde dévalorisation des examens et à une démotivation des enseignants. Ce qui peut se concevoir exceptionnellement à la suite de sujets d’examens hors programmes, ne devait pas devenir systématisé, germes d’une profonde faiblesse à venir, d’un affaissement généralisé. Ce ne sont pas les élèves et enseignants qui sont à incriminer, ce sont les dirigeants et leurs pédagogues outranciers non canalisés . Autrement dit, une jungle étatique à la tête de l’Education Nationale.
Le multiculturalisme est l’ennemi
de l’école, de l’instruction, de l’éducation, et… de la culture.
C’est fini, la France est perdue.
Tout ça fait parti d’une stratégie. Il s’agit de créer un peuple d’ignares, incapables d’analyser, de comprendre, de réfléchir, un troupeau de moutons bêlant, faciles à manier, gobant tout et n’importe quoi. Par contre, ceux qui sont au pouvoir prennent bien soin, eux, de mettre leut progéniture dans des écoles privées de haut niveau (voir Pap N’diaye et Amelie Oudea-Castera par exemple) d’où ces bambins sortiront parfaitement formés et prêts à prendre la releve de leurs chers parents. On aura une France composée de 90% de benets marchant aux mots d’ordre et 10% de nantis (une sorte de nomenklatura) qui se gobergeront sur leur dos. Ceux dont les parents auront su leur offrir des écoles à l’étranger, capables de créer des entreprises et des emplois, fuiront la France et iront exercer leurs talents chez les autres. Et dans 30 ans, la France sera un pays du tiers monde dirigé par une caste.
La France est peuplée de veaux
Attention à l’abattage!…
La valeur du BAC ? En 2020, un élève, habituellement moyen, doit passer son BAC. C’est l’année du COVID. Il a 3 mois de cours puis son école sera fermée. Il passe le reste de l’année à la maison, sans même que l’école mette au point des cours par informatique. A la fin de l’année, il n’est pas convoqué, ne passe aucun examen et apprend par courrier qu’il a eu son BAC « avec mention bien »… Fort du parchemin, il s’inscrit à l’universite. Il lâche au bout de 3 mois, incapable de suivre car n’ayant pas le niveau. Il se résoudre à chercher du travail tout fier d’annoncer « qu’il a eu son diplôme avec mention »… Les recruteurs éclatent de rire. Il doit passer des tests et on lui fait savoir qu’il a à peine le niveau BEPC. Pour voir, je retrouve un vieux cahier des devoirs de vacances que je faisais quand j’ai passé le Certificat d’Etudes (dans les années 60…). Non seulement il sèche sur 3 problèmes sur 4 mais il a aussi des difficultés à simplement en comprendre les énoncés… l’Éducation Nationale aujourd’hui est une fabrique d’idiots.
Je confirme.
C’est pire que je le pensais
La parfaite réussite de tous les gouvernements depuis 1968, à l’image de la chute drastique du pays tout entier et de la déresponsabilisation des « enfants-adultes » prétentieux et sans cervelles qui sont censés nous gouverner et planifier notre avenir
Décidément, vous ne comprenez rien ! Changer le fronton du Panthéon est vraiment une des priorités absolue ! Quand au programme EVARS, il est tout aussi important d’apprendre aux petits enfants (garçons et filles) à faire des fellations ! Le calcul ne sert plus à rien avec les calculatrices et le français se corrige facilement avec les correcteurs d’orthographe ! Alors il faut bien continuer à fabriquer des crétins, cela permet aux « élites » de mieux contrôler la population… !
A quel moment Madame Borne va t’elle s’attaquer à la CEDH, Cour Européenne des droits de l’Homme ?
Mort de rire !!!
Bien vu.