Toussaint : des lycéens aident bénévolement à nettoyer et fleurir les tombes

La brigade solidaire du lycée Carnot, à Bruay-La-Buissière, propose de prendre soin des sépultures des défunts.
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Les jeunes de la brigade solidaire du lycée Carnot, à Bruay-La-Buissière (Pas-de-Calais), ont l’habitude de donner de leur temps aux autres. À l’occasion de la fête de la Toussaint, pour la deuxième année consécutive, ils proposent aux habitants de les aider à nettoyer et fleurir les tombes de leurs proches, notamment dans les cimetières ouest et est de la ville ainsi qu’au cimetière de Labuissière. Les 20, 23 et 28 octobre, ces jeunes lycéens s’adonnent donc à un travail manuel qui œuvre au respect et à la mémoire des morts.

Aider les autres

La brigade solidaire est une association de lycéens bénévoles qui réalise des missions caritatives. Créée lors des inondations dans le Nord-Pas-de-Calais en novembre 2023, ce projet est l’initiative d’une assistante d’éducation du lycée, Flore Duquenoy, qui a proposé aux jeunes d’êtres volontaires pour aller aider les autres sur leur temps libre. Les jeunes avaient alors porté leur assistance aux sinistrés des inondations et avaient lancé une cagnotte de soutien. La brigade solidaire a ensuite développé ses actions et activités avec, notamment, des visites aux personnes âgées dans le but de créer un lien intergénérationnel.

Pour la Toussaint, ils se mobilisent en consacrant trois jours de leurs vacances pour proposer aux habitants de nettoyer et fleurir la sépulture des défunts. « Une action d’utilité publique menée avec respect et engagement par nos élèves, soucieux d’entretenir la mémoire et de préserver ces lieux de recueillement », explique Mme Duquenoy, sur son compte LinkedIn. La proposition, relayée par la mairie de la ville sur Facebook, a suscité un bel enthousiasme : les habitants ont réagi en partageant leur joie et leur admiration de voir une telle initiative portée par des jeunes. « Bravo à l’ensemble de ces jeunes ! Courageux, charitables, et respectueux », peut-on lire dans les commentaires.

 

Ils sont une quarantaine à participer à cette œuvre de solidarité. Faustine, l’une des lycéennes, spécialisée en ST2S et engagée également à la Croix-Rouge, partage le sens qu’elle donne à son action: « Cela me paraît important d’aider les autres, de faire de l’altruisme », explique-t-elle, au micro de Ta Voix, le média jeune de La Voix du Nord. Ils ont déjà prévu leur prochaine mission solidaire : écrire des cartes de vœux pour Noël !

Une dynamique solidaire à propager

Si elle est encouragée et félicitée sur les réseaux et dans le média local, l’action solidaire de ces jeunes est également mise en valeur au sein de leur école et dans leur cursus scolaire : « Au niveau du bulletin scolaire, on a toujours à la fin une petite appréciation », explique Lucie, une autre élève. Leur engagement citoyen reçoit même la reconnaissance de Parcoursup : « Un petit plus qui montre qu’on est engagé », ajoute-t-elle. Les jeunes interrogés témoignent des moments précieux et de qualité qu’ils vivent, lors de ces missions solidaires. Souhaitant que d’autres puissent à leur tour expérimenter la joie du temps donné aux autres, ils travaillent à faire labelliser leur association : « On a déjà un logo, on a un slogan », affirme Faustine. Elle précise qu’ils écrivent une charte pour que la brigade soit plus institutionnalisée et soit inscrite dans le projet pédagogique. Ils aimeraient que l’Éducation nationale reprenne l’initiative pour que d’autres lycéens puissent vivre la même expérience et, « à leur tour, aider les personnes ». Grâce à la médiatisation, leur espoir que le projet soit reproduit dans d’autres lycées pourrait se réaliser.

Pour l’heure, ils témoignent des bons moments passés ensemble et avec les personnes rencontrées : « C’est rentabilisé avec les rires et les sourires qu’on a », raconte Louis, un des jeunes interrogés par La Voix du Nord, pour encourager d’autres à les rejoindre. À la veille de la Toussaint, tant de tombes semblent délaissées...

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Ombeline Marignane
Etudiante en journalisme.

Vos commentaires

22 commentaires

  1. Ayant résidé jadis en banlieue Nancéenne à proximité d’un cimetière (de parfaits inconnus), j’avais appris à mes enfants tout petits (6 et 4 ans) qui voulaient « passer par là pour voir les fleurs », à fleuri_ en priorité les tombes de soldats australiens de la 2ième et première guerres mondiales _; et à ranger les pots de fleurs sur les autres tombes après pluie et vent; arroser , jeter fleurs fanées ; faire une petite prière respectueuse ; lire les noms et dates..

  2. Il y a aussi le site Généanet adossé aux recherches généalogiques : « Sauvons nos tombes » ( sur toute la France ; appel à bénévoles.)

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