Thomas Jolly déjà recasé à la tête d’une « commission jeu vidéo »

La nomination du metteur en scène woke ne va pas sans poser un certain nombre de questions...
@Olivier Metzger- Wikimedia Commons
@Olivier Metzger- Wikimedia Commons

C’est ce qu’on appelle un recasage en bonne et due forme. Après son succès discutable en tant que directeur artistique des cérémonies des Jeux de Paris, le metteur en scène Thomas Jolly vient d’être nommé à la présidence d’une instance peu connue du grand public : la commission du Fonds d’aide au jeu vidéo (FAJV). Cette structure gérée par le Centre national du cinéma et de l'image animée (CNC) a pour objectif d’accompagner les créateurs de jeux vidéo par le biais de généreuses subventions. Chaque année, ce sont pas moins de 5 millions d’euros qui sont ainsi attribués à divers projets par le CNC, sur proposition du fameux FAJV. « Depuis l'enfance, je joue. Pas seulement au théâtre, mais aussi aux jeux vidéo, s’est justifié Thomas Jolly, anticipant les accusations de parachutage. Je suis heureux de présider cette commission qui participe à l’éclosion de projets innovants. » Et nous donc.

Quelle est la légitimité de monsieur Jolly à cette fonction honorifique ? Combien sera-t-il rémunéré à ce poste qu’il occupera pendant deux longues années ? L’histoire ne le dit pas. Nous avons posé la question au CNC et attendons ses réponses. Mais au-delà du questionnement sur le bien-fondé de cette nomination pour le moins étonnante, beaucoup s’inquiètent d’une idéologisation croissante du secteur des jeux vidéo. Le metteur en scène, très engagé à gauche, sera-t-il tenté d’accorder plus facilement des subventions à des jeux cochant les cases du progressisme contemporain ? Certains semblent le redouter. « Je ne prends aucun risque en disant qu'ils choisiront les projets sur des critères inclusifs, s’inquiète-t-on déjà, sur X. Les gauchistes utilisent le jeu vidéo comme support pour diffuser leur idéologie auprès du public. » De nombreux internautes nourrissent les mêmes craintes, prévoyant de voir se multiplier à l’écran les « personnages transgenres » et autres sujets « non binaires ».

L’illustration du « capitalisme de connivence » ?

Certaines personnalités publiques ont également fait part de leurs réserves quant à la nomination surprise de Thomas Jolly. C’est le cas de David Lisnard. Sur X, le maire de Cannes a dénoncé la dilapidation des fonds publics et le risque de partialité idéologique, mais aussi le vice du « capitalisme de connivence ».

Ce terme issu de l’anglais - « crony capitalism » - désigne un système de copinage au sein duquel décideurs politiques et acteurs économiques se favorisent les uns les autres et réalisent de juteux bénéfices par le biais d’un renvoi d’ascenseur permanent. Le tout dans la plus grande opacité et au détriment de l’intérêt général.

Bien entendu, loin de nous l’idée d’accuser le CNC ou le Fonds d'aide au jeu vidéo de se livrer à pareille malversation. Thomas Jolly et son équipe sont très certainement animés des meilleures intentions. Mais la multiplication des instances d’aide et de subventions attribuées sur des critères parfois obscurs ne va pas sans créer un climat de doute et de suspicion. Elle a aussi pour conséquence la constitution d’un capitalisme à la concurrence faussée, basé sur les privilèges et l’entre-soi. Soit l’exact opposé du libéralisme.

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Jean Kast
Journaliste indépendant, culture et société

Vos commentaires

43 commentaires

  1. Ah non pas lui, celui qui nous a ridiculisé, a sali notre culture notre religion
    En plus a eu la légion du déshonneur
    Rien que de le voir, j’ai ………..enfin bref, je préfère me taire

Commentaires fermés.

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