[SATIRE À VUE] Crèches : polémique autour des terroristes en couches-culottes

600 spécialistes de la petite enfance dénoncent les dérives catastrophiques de l'éducation positive.
Photo Pavel Danilyuk / Pexels
Photo Pavel Danilyuk / Pexels

Dans un document publié en juillet, 200 professionnels de la petite enfance mettaient tout comportement de l'enfant de moins trois ans sur le compte d'une émotion qu'il convenait de laisser s'exprimer. Dans Le Point, une tribune de 600 spécialistes du secteur dénonce une dérive catastrophique des recommandations faites au personnel des crèches.

 

Les pensionnaires des crèches sont au centre d'une bataille idéologique. D'un côté, les partisans d'une éducation qualifiée de positive, de l'autre, un collectif de spécialistes du secteur qui conteste avec force les directives émises par les premiers. Selon le document publié en juillet par ceux-ci, l'enfant de moins de trois ans passe du statut de roi à empereur. Fort de son pouvoir, le souverain n'est jamais en colère et ne jette pas de jouets aux visages de ses compagnons. Il exprime une tempête émotionnelle que les assistantes maternelles auraient grand tort de réprimer. La formation au refus d'obtempérer doit commencer dès le plus jeune âge.

Remettre les clés de la crèche aux plus agités

Ainsi, il n'obéira à rien. Toute tentative de le faire vivre en bonne intelligence avec les autres bambins serait maltraitance, apprentissage de la soumission et autre avanie. Lui dire « tu te calmes » devient synonyme d'agression. Tout interdit est strictement proscrit. En bref, les partisans de cette éducation positive suggèrent, entre les lignes, de remettre les clés de la crèche aux plus agités.

Au retour des parents, chacun tentera de retrouver son petit dans les ruines fumantes de l'établissement. Ruines positives, s'entend. Une amie psychologue intervenant dans de multiples crèches estime qu'un enfant turbulent de moins de trois ans muni d'une kalachnikov ne laisserait aucun survivant sur son passage. L'expression de ses émotions serait à ce prix. Cartouches fournies par le camp de la béatitude éducative.

Tendre une tétine est une maltraitance

En réaction à ce manuel du laisser-faire où le concept de maltraitance est exploité jusqu'à la corde, une armée de 600 professionnels publie une tribune dans Le Point. Leur plaidoyer, signé entre autres par Caroline Goldman (psychologue clinicienne pour enfants et adolescents, docteur en psychopathologie clinique), Catherine Dolto, Élisabeth Badinter et Maurice Berger (pédopsychiatre, ex-professeur associé en psychopathologie de l'enfant), dénonce la dangerosité, pour ne pas dire la folie, des prérogatives énoncées dans ce Petit Livre rouge de la petite enfance. 200 professionnels ayant survécu aux assauts de terroristes en couches-culottes le signèrent de leur seule main restée valide. Démonstration fut faite de la pertinence de leur religion de l'émotion.

Sans grande surprise, le ministère des Familles oblitère cette manipulation éhontée de la sacro-sainte maltraitance. Celle-ci irait se loger jusque dans les recoins de la bienveillance du personnel, car - qui l'eût cru ? - tendre une tétine ou un doudou à un tout-petit serait un acte de « violence ordinaire ». (« L'adulte n'utilise pas la tétine comme un frein à l'expression d'une émotion pour l'enfant. ») Devant le grand bébé, l'adulte s'efface. Aux agressifs, le ministère fournit le porte-clés. La rentrée approche. Une crèche déconstruite demande que les pensionnaires se mettent au travail.

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Jany Leroy
Chroniqueur à BVoltaire, auteur pour la télévision (Stéphane Collaro, Bêbête show, Jean-Luc Delarue...)

Vos commentaires

54 commentaires

  1. Jeudi Charlotte, sur face à l’info , avait fait un super édito sur ce sujet
    Donc ne surtout pas punir, le très jeune enfant qui casse tout, trépigne, tape sur ses camarades, enfin le sale gosse quoi, la mini terreur qu’il faut cajoler et lui offrir des moments privilégiés, tant pis pour les petits qui eux se tiennent tranquilles !!
    Alors que l’éducation et la notion de punition doit se faire dès que possible et ne pas laisser les enfants devenir des dictateurs
    Je ne dis pas qu’il faut frapper, quoique nous avons eu des fessées enfants et n’en sommes pas morts mais bon faut pas , bon je vois mon frère mettre le plus jeune , au coin pendant une demi heure, le priver ce de qu’il aime, il a 7 ans et y va toujours mais sans limite que deviendrait il ?
    Ne pas fixer de limite est justement de la maltraitance, plus vieux il ne comprendra pas justement qu’il a dépassé les bornes et ne pourra pas vivre en société….
    On le voit ces jeunes , qui ne supportent aucune frustration et cassent tout, ou agressent des personnes ou se rebellent face aux détenteurs de l’autorité, on imagine l’éducation qu’ils ont reçu, l’enfant roi voire empereur ce n’est possible , c’est en fait de vrais monstres ….
    Les punir sans que ce soit humiliant est un service à leur rendre

  2. Ces chers bambins dont un quart n’a jamais été puni de sa vie vont bientôt mettre au pas les « éducateurs ».

  3. Avec de telles recommandations, les refus d’obtempérer ont un bel avenir. On marche véritablement sur la tête avec ces désaxés. Ont-ils des enfants ? Un enfant qui vous jette son assiette de soupe à la tête , le laisser faire ?

    • Et bien oui et si il vous réclame un tournedos aux morilles il faut lui faire illico presto c’est lui le roi ou l’empereur au choix.

  4. Ces gens-là, des éminents spécialistes évidemment, devraient s’inspirer de la manière dont les mammifères élèvent leurs petits, les mères ne laissent pas faire n’importe quoi aux bébés, elles les éduquent ça passe par l’exemple et les punitions. Hélas certains hommes ont déjà du mal à donner l’exemple et si en plus il n’y a pas de punition, on arrive vite à l’année 2025 où beaucoup font n’importe quoi ou commettent des infractions sous le regard bienveillant des juges.

    • J’ai remis poliment à sa place en 1954 l’examinateur du Bac qui me tutoyait. Bien sûr j’ai redoublé ma Terminale mais j’en ressens encore la satisfaction.

      • OUI…Je suis comme vous. À plus de 80 ans, je n’accepte pas d’être tutoyée par des personnes que je ne connais pas ou peu.

  5. moi qui suis nounou d’enfants de tous âges entre 6 mois et 8 ans je pose les limites sans crier mais avec le ton directif qui conviend et je n’ai pas de problème avec les enfants, parfois une tentative de récidive, mais rien de plus , je vous donne un exemple : un enfant de 8 ans un peu insolant me dit : je vais pisser dans ta voiture… Moi : Ah bon , alors tu sais à quoi tu vas être occupé pendant 2 h ! Lui : bah non ! Moi : tu devras nettoyer ma voiture jusqu’à ce qu’on ne sente plus ton urine – fin de l’ histoire, pas de crie, pas de pipi dans la voiture non plus. J’ai élevé mes enfants seule et ils ont tous une situation, ni traumatisé, ni rien de toutes les ânneries décrites dans l’article – Un enfant à besoin de limites pour se sentir en sécurité, s’il ne les a pas il les cherche en provoquant .

  6. On se prend à regretter les petits coups de règle sur les doigts, les mises au coin, les centaines de lignes… Des leçons que l’on oubliait pas !
    Une fois dans ma vie mon père m’a retourné une belle paire de claques, méritées… je me souviens encore de la leçon plus de 60 ans après !
    Après un mois passé en compagnie de nos petits enfants et hélas de leurs parents nous sommes au regret de constater que nos  » ChicouF » deviennent de moins en moins Chic et de plus en plus ouF…
    Ca gave toutes ces négociations permanentes !
    Merci les spécialistes auto-proclamés !

    • Je me souviens j’avais environs 10 ans et je n’avais pas appris ma leçon, j’ai pris une claque du prof. et une punition. De retour a la maison mon père me demande pourquoi une punition je lui explique et j’en ai repris une autre de plus c’était va dans ta chambre faire la punition. Ce n’est pas la claque qui m’a fait mal mais mon orgueil, par la suite j’apprenais mes leçons. Aujourd’hui le père vous mets au tribunal ou le couteau sous la gorge.

    • Ne parlons pas des tampons a effacer les tableaux, ni les bouts de craie ou le coin de la salle de classe caché derrière le tableau pivotant, certain ont même connu le bonnet d’âne , ce n’est pas pour cela qu’ils elles sont devenue des délinquants , bien au contraire ; cela dresse un môme qui si il a le malheur de ce plaindre a sont pater ce prend un deuxième tour gratis.

  7. Il était temps de dénoncer cette éducation « positive ». Les petits deviennent les tyrans de tout leur entourage. Les parents et les éducateurs sont au bout du rouleau. Les écoles sont des champs de bataille hurleuses. Ou est la sérénité du vivre ensemble appris dès le plus jeune âge? En Australie, on passe à coté d’une école à la récré, il n’y a pas de hurlements. En France, ils sortent en hurlant. Hurler est leur mode d’expression favorite car cela tétanie l’entourage qui se met aux ordres. Et ils ont vite compris. Les Russes et les Chinois ont conservé l’éducation au savoir et sortent les ingénieurs à la pelle. Les Iraniens aussi si j’ai bien compris. NOus, nous sortons au mieux quelques spécialistes de Machiavel ou du genre..et le PIB s’effondre. Le pire est que c’est irrécupérable.

  8. L’engeance idéologique qui a les pleins pouvoirs en France , n’épargnera aucun organisme ou association ayant comme travail de veiller au bien être , à l’éveil de l’esprit , des jeunes enfants .

  9. Et ont s’étonnent que les crimes, les meurtres barbares soient de plus en plus souvent commis par des mineurs. D’ailleurs, même si ces mineurs sont délinquants, voire criminels, on plaint ces pauvres petits anges, on a bien plus de compassion pour eux que pour les victimes et leurs familles.

    • J’avais lu deux livres sur les enfants assassins et il y en a et à toutes époques, très intéressant et qui fait réfléchir….

  10. Eh oui, pourtant Freud l’avait bien dit =
    il faut apprendre les enfants à gérer leurs frustrations dès tous petits.

    « la frustration est perçue comme une tension psychique résultant de l’incapacité à assouvir un désir ou un besoin. la gestion de la frustration. Elle peut être catalyseur de créativité et promouvoir l’apprentissage du self-contrôle si elle est adroitement gérée. La frustration pourrait potentiellement être converti en une chance stimulante pour s’épanouir et se perfectionner davantage. »…

    • Inutile d’aller Freud pour avoir les idées saines et raisonnables. Au contraire si on écoutait un peu moins tous ces « gourous » psychopathes qui se croient les maîtres des esprits, tous, adultes, adolescents et enfants , se porteraient certainement beaucoup mieux et feraient bien mieux face aux aléas de la vie qu’ils mènent ou qui les attend.

  11. Avec cette éducation positive, les enfants agressifs feront donc l’objet d’un traitement privilégié de la part des éducateurs. Voyant cela, les autres enfants, qui ne posent pas de problème, vont adopter ce même comportement agressif pour bénéficier de la même attention. Résultat, une crèche qui accueille 20 enfants dont un seulement est agressif, deviendra au bout de quelques mois une meute d’enfants enragés. Bon courage pour les parents, et les enseignants lorsque ces enfants arriveront à l’école.

    • Bien Vu !
      Sympa votre pseudo, hélas au vu de l’actualité politique et économique, on peut difficilement parler de conditions  » Cavok  » de visibilité… 

  12. Le plus grave c’est que ceux qui sont persuadés, bien pensent, sont adeptes de ces gauchistes sortis de chez Soros et demain voterons pour que çà se perpétue.
    On est pas sorti de l’auberge.

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