[SANTÉ] Pandémies OMS : en route pour un gouvernement sanitaire mondial

Le 20 mai, les États membres de l'OMS ont adopté le premier accord mondial sur les pandémies.
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« Après une séance de négociations marathon de quasi 24 heures, les délégués ont applaudi à tout rompre, ce samedi, et ont passé de longues minutes à se congratuler. » Selon Europe 1, l'accord de principe obtenu le 12 avril, précédant celui du 20 mai, soulevait déjà l'enthousiasme. Voilà qui nous rappelle l’émotion lacrymogène de Fabius à la clôture de la COP21 de 2015, prélude à une décennie de gaspillages et de coercitions écolo-transitionnelles. Même ferveur et autant de petits fours, aujourd’hui, pour les 194 pays (mais pas les États-Unis) qui viennent d’approuver le projet de traité mondial de l’OMS (Organisation mondiale de la santé) pour « rendre le monde plus sûr face aux futures pandémies, et plus équitable dans sa riposte face à celles-ci ». Estimable ambition mais qui, en filigrane, laisse surtout transparaître un projet d’encadrement juridique de la réponse de tous les États aux futures pandémies.

Soixante approbations, loin de la règle des deux tiers

On pressentait bien, avec le Covid-19, que, puisque les virus ne connaissent pas de frontières, on nous expliquerait rapidement que leur éradication ne devait pas en connaître non plus. Nous y voici et, bien sûr, l’ONU salue cette démarche « historique » de gouvernement mondial de la santé.

Pour parvenir à ce bonheur universel, on a préalablement tordu la règle des deux tiers des voix normalement nécessaires à l’adoption d’un traité par l’OMS (qui exige habituellement, en vertu de l'article 19 de la Constitution de l'OMS, une majorité des deux tiers des États présents sur les 194 impliqués dans l'OMS). Soixante approbations ont suffi ici, c’était donc voté d’avance. Puis on a nommé la France - jamais en retard d’une perte de souveraineté - coprésidente des six pays qui forment le bureau restreint, une saine garantie.

Le pénible décryptage du traité (en anglais et avec un vocabulaire aussi ambigu que nos textes législatifs) permet d’entrevoir des points discutables.

Peu de place pour des « voix dissidentes » ou des débats scientifiques

Le cœur du projet est l’obligation du « partage des agents pathogènes » avec des laboratoires désignés par l'OMS. On en comprend l’intérêt scientifique, mais qui tirera les bénéfices des produits développés à partir de ces ressources biologiques ? Ceux des pays pauvres qui auront enquêté, prélevé, isolé et transmis les souches virales à « l’étage supérieur » ? Ou les grands fabricants occidentaux de vaccins du réseau de l'OMS ? Et ces derniers les fourniront-ils aux découvreurs ? Au moins à des conditions privilégiées ? L'Inde, par exemple, en a fait l'amère expérience : en 1995, l'université du Mississippi et un centre médical ont obtenu des brevets sur l'utilisation du curcuma pour cicatriser les blessures, alors que cette propriété était connue et utilisée dans le pays depuis des millénaires. L'Inde a dû engager une bataille juridique coûteuse pour faire annuler ces brevets.

Un article propose aussi « une approche gouvernementale et sociétale globale » pour que les États alignent sur les décisions de l'OMS l'ensemble de leurs institutions publiques et privées dans la réponse aux pandémies. Pauvre Ursula von der Leyen, qui verra donc les négociations opaques avec les fabricants de vaccins futurs confiées à d’autres mains, mais certainement aussi pures.

Un autre article prévoit également la création d’une « Conférence des Parties (CoP) », sorte de comité restreint, qui aurait le pouvoir d’interpréter et d’amender le traité. Celui-ci a déjà été voté de façon très peu démocratique, mais en plus, la CoP pourra y caviarder ou rajouter ce qu’elle veut.

Bien évidemment, le contrôle de l’information n’a pas été oublié. Il ne faudrait pas que des voix dissidentes ou des débats scientifiques légitimes viennent escagasser les Sibeth Ndiaye ou les Olivier Véran de la prochaine pandémie. L’article 16 demande donc que « chaque partie mène des recherches et éclaire les politiques sur les facteurs qui entravent ou renforcent l’adhésion aux mesures de santé publique et sociales en cas de pandémie et la confiance dans la science et les institutions, autorités et agences de santé publique ».

On l’a compris, c’est mal parti pour la liberté d’opinion et la capacité des pays à prendre des décisions souveraines en matière de santé publique.

Cet article a été mis à jour pour la dernière fois le 03/06/2025 à 11:23.
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Richard Hanlet
Médecin en retraite, expert honoraire près la Cour d'appel de Versailles

Vos commentaires

37 commentaires

  1. Que Dieu nous en préserve ! Chacun chez soi dans ses frontières, avec si possible des non-demeurés aux commandes, notamment du ministère de la Santé ( hors « affaires sociales » )..

  2. Tout ce qui émane du « machin » est un « sous-machin ». L’OMS a donc de qui tenir. Toujours en retard d’une guerre (voire même de plusieurs), d’une pandémie d’une famine ou d’une tornade les dirigeants de ces « machinchoses » sont le plus souvent des « beniouiouis », sans envergure mais bons chasseurs de primes et d’honneurs. Il suffit de voir le dirigeant actuel de l’ONU . Il s’époumonne à demander la cessation des combats, quels qu’ils soient, dans un anglais bien travaillé mais toujours après le démarrage des conflits, jamais avant. Un dirigeant onusien, ou d’un d’une organisation filiale, n’a aucune capacité de prévision. Et pourtant, avec le « pognon dingue » qu’il nous coûte, il a les moyens de faire appel à de vrais professionnels et non pas à des comparses qui lui permettent de dire qu’il travaille pour la communauté mondiale.

  3. Pas de panique ! Seule une partie de l’accord a été négociée et tant que tout n’est pas négocié, rien n’est ouvert à la signature. Ce qui freine, heureusement, c’est la voracité des labos qui se frottent aux pays émergents (source: Vatican news: OMS)

  4. L’ONU est pour la guerre et l’OMS est pour les plandémies, tout cela pour de l’argent. Mais si le Christ revient bientôt sur terre, ils auront tout perdu, même leur âme.

  5. Il ne nous reste plus à espérer qu’un jour nous puissions avoir comme président un Trump bis qui décide que nous nous retirons unilatéralement de tous ces machins dirigés en fait par des Soros et compagnie, au mépris de toute expression démocratique.

  6. Petit à petit le Mondialisme fait son nid et la peur dans tous les domaines est son instrument de travail.

  7. La pétition lancée contre cette décision programmée n’a pas eu l’effet espéré. Tant pis pour nous tous !!! Il n’y a plus qu’ attendre la prochaine pandémie pour voir les retombées d’une telle décision. On peut craindre le pire quand on repense à la période Covid 19 !!

  8. Non à la dictature sanitaire et non aux vaccins poisons ..pour être aussi acharnés cela doit rapporter Gros’ aux initiateurs .

  9. Le système politique mondialiste accélère sa mainmise sur le monde de la santé pendant qu’il a encore un peu de pouvoir . Le vent tourne , de grandes nations quittent ce milieu d’affairistes mafieux.

  10. Il faudra surtout un jour condamner aux travaux forcés à perpétuité tous les soi disant scientifiques qui ont concourru à l’imposition de ces mesures assassines . Je sais , on ne va pas manquer de main d’œuvre dans les camps de re education et de rédemption du futur .Mais mieux vaut manquer de médecins que d’en avoir complices de ce crime contre l’humanité.

  11. A quand donc le retour de l’évangile selon Saint-Salomon, Olivier Véreux et Sibeth pas si bête…?

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