[RAISON GARDER] Les dealers sont des commerçants comme les autres
Si vous achetez encore votre « beuh » ou votre cocaïne dans le hall sordide d’un immeuble décrépit, au cœur d’une banlieue chaude, au risque de vous faire agresser par des racailles ou arrêter par la police, c’est que vous êtes complètement ringard, dépassé par les événements, étranger aux mouvements tectoniques qui affectent même le commerce de la drogue.
Précisons tout de suite que nous n’entendons pas ici encourager ou légitimer ce commerce aussi illégal qu’immoral. Nous souhaitons simplement proposer quelques réflexions sur ce qui est, tout de même, un phénomène de société : la police française consacre, par exemple, cinq cents millions d’euros, chaque année, à la lutte anti-drogue.
Comme n'importe quel livreur de pizzas...
Pour la plupart des dealers, la forme du trafic a radicalement changé, ces dernières années. Du fameux « point de deal », ils sont passés à « l’ubérisation ». Par un ami, une relation, vous obtenez un numéro de téléphone ou l’adresse d’un site Internet. Là, vous passez commande (il y a même des promotions régulières, comme dans n’importe quel supermarché), vous payez par un moyen électronique, vous prenez rendez-vous pour le lieu et le moment de la livraison. Et à l’heure dite, une personne bien habillée, dans un véhicule (deux-roues ou voiture) en parfait état, vous livre au pied de votre immeuble, voire carrément à votre appartement, comme n’importe quel livreur de pizzas ou coursier Amazon. Tout est propre, tout est « clean », loin des banlieues sordides.
Mais ceci réclame encore une logistique un peu complexe, avec un commerçant et une équipe de livreurs, qu’il faut chacun munir d’un véhicule et payer. C’est pourquoi, depuis quelque temps, une nouvelle formule a fait son apparition. Le dealer, qui travaille alors seul, loue un Airbnb pour un ou deux jours. Il y stocke sa marchandise et prévient les clients de sa liste téléphonique qu’il est à leur disposition à tel endroit. Ceux-ci peuvent choisir de le rencontrer au pied de l’immeuble ou dans le logement même, mais on peut aussi utiliser comme lieu de livraison anonyme la « boîte à clefs » dont sont pourvus la plupart des Airbnb, et qui s’ouvre grâce à un code que le dealer vous fournira après paiement.
Et demain, les dealers trouveront d’autres astuces, d’autres procédés pour attirer la clientèle, augmenter leur part de marché et leurs revenus, échapper à la police. Car ce sont des commerçants comme les autres, sauf qu’ils travaillent dans l’illégalité. Ils ont les mêmes problématiques d’approvisionnement, de stockage, de trésorerie, de lieu de vente, de clientèle, de livraison, de personnel, etc. Et tant qu’il y aura de la demande pour ces « produits », il y aura des dealers pour les vendre, étant donné les profits qu’un tel « commerce » peut générer.
Pourquoi y a-t-il une demande pour ces « produits » ?
La vraie question du trafic de drogue (qu’il faut évidemment combattre), c’est celle de la demande. Les dealers sont juste là pour y répondre et empocher un maximum d’argent. Mais pourquoi les hommes ont-ils envie de se droguer ? Pourquoi acceptent-ils de fréquenter des gens dangereux, des lieux douteux, de mettre en péril leur réputation, leur santé, éventuellement leur vie ? Qu’est-ce qui les pousse à aller vers ces produits et, s’ils sont aujourd’hui « accros » et dépendants, qu’est-ce qui les a amenés hier à commencer leur consommation ?
C’est une vraie question et, à mon sens, la seule vraie question du trafic de drogue. Du moment qu’il y a une demande, il y aura toujours une offre, car la cupidité des hommes n’a pas de limite. Mais pourquoi y a-t-il une demande pour ces « produits » ?
La crise des opioïdes de synthèse, qui a fait plus d’un demi-million de morts par overdose aux États-Unis, ces dix dernières années, est à la fois effrayante et fascinante. Ces médicaments sont des antidouleur extrêmement puissants et, pour cette raison, particulièrement addictifs. On comprend que les personnes qui en prennent à la suite d’un accident, d’un traitement médical ou d’une cause quelconque de douleur puissent éventuellement devenir « accros ». Mais pourquoi certaines personnes de leur entourage, qui voient pourtant les ravages de ces médicaments, finissent-elles par en prendre aussi ? Pourquoi certaines personnes en bonne condition physique et psychique, qui croisent dans les rues des hordes de SDF semblables à des zombies et atteints de maladies repoussantes à cause de la consommation de ces opioïdes, prennent-elles néanmoins la décision d’en consommer elles aussi ?
Pourquoi ? Encore une fois, c’est la vraie question à se poser, face à l’épidémie mondiale de la drogue. Tant qu’il y aura une demande et de l’argent à gagner, il y aura une offre, malgré tous les efforts de la police. Mais la grande interrogation reste, en vérité : Pourquoi l’homme moderne veut-il à tout prix se droguer ?
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67 commentaires
Certains plus Idiots qu’eux, les pourchassent ( ne parlant PAS des Forces de l’Ordre, mais de ceux qui établissent les Lois _mais pas les bonnes_) alors que choper les Clients et leurs ponctionner 500 €
reste trop facile pour remplacer les « charges Sociales…
Ce traffic échappé à l ursaff, les taxes employeur employé, l impôt sur le revenu. Il est stocké hors atteinte du fisc à l etranger par les binationaux. Nombre de grands dealer ont une face respectable et l argent leur ouvre toutes les portes des grands hôtels restaurants marchands de luxe. C est une des rares voies de réussite restante. Quant aux consommateurs, le nihilisme et le desespoir d une société aux valeurs inversées au neptisme abyssal décourage vite. Heureusement on nous propose le suicide assisté ça va plus vite.
Taper au portefeuille des dealers. C’est ainsi que les Etats-Unis ont fait tomber les trafiquants d’alcool durant la Prohibition.
Taper les CLIENTS étant plus facile que choper TOUS les dealers … et avec des PV à 500 € cela remplacerait le « travail dissimulé » …
La France est devenue un pays crypto-socialiste. Comme dans l’ex URSS, les citoyens accablés d’interdits, de normes étouffantes, de contraintes et de pressions moralisantes plus débiles les une que les autres (exemples : ne prenez plus de bain, cela tue la planète ! Pas de clim en été, crevez de chaleur pour sauver la terre !) s’évadent dans le monde irréel mais tellement accueillant des produits illicites. Le marxisme est un fléau qui nous détruit à petit feu, sous le prétexte hypocrite de notre bien-être collectif !
Donc pour vous c’est légitime de se camer ,? Bah non il y a d’autres moyens de s’évader, et la meilleure façon , c’est LIRE
Ah oui, ce sont des commerçants comme les autres ? Faut vraiment être à coté de la plaque pour pouvoir ne serait-ce que penser cette absurdité. Ont-ils un Cabis ? Ont-ils un registre du commerce ? Ont-ils une adresse fiscale ? Quel est le statut de leur entreprise ? De plus, en ce qui concerne le domaine des boissons, il leur faudrait une licence III ou IV, alors, si on admet que l’Etat légalise la vendre de « drogue », ils seraient soumis à une loi restrictive de vente, et à licence….d’ailleurs, les « pushers » officiels, les fournisseurs de drogues officielles, les pharmaciens , ne sont-ils pas tenus à toutes sortes de normes, obligations, diplômes !
Le titre est volontairement provocateur, pour nous faire réagir et tant mieux c’est le cas
Bien sur que ce n’est pas le cas, ils ne payent pas de TVA ni de charges ni d’impôts, ces gens sont un fléau et c’est dit
« Pourquoi l’homme moderne veut-il à tout prix se droguer ? »
La réponse et simple : oublions la vie en attendant la mort… et de ce fait, oublions la mort.
Quand l’angoisse existentielle n’est plus compensée par une espérance religieuse, voire profane dans un idéal désintéressé, la vie devient insupportable et nécessite une sorte d’anesthésie qu’apporte la drogue.
Si déjà nos dirigeants sont des consommateurs alors rien d’étonnant. Cela ne pourra jamais changer.
Si trump nous faisait un peu de ménage parmi la racaille, ça ferait du bien au pays
Et en très très haut lieu et leur hypocrisie de dire qu’ils vont s’attaquer à ce fléau est presque à se marrer si ce n’était pas si pitoyable et abject
En ce qui concerne les livraisons à domicile, je vois des camionnettes aux couleurs de grosses boites genre DHL qui sont conduites certainement par des salariés comme je l’ai été dans une période difficile de ma vie pour livrer du matériel électrique, mais je vois aussi une foultitude de camionnette blanche un peu cabossées, pas passées au « car wash » et qui foncent dans les rues sans vergogne, on a intérêt à les voir arriver et céder le passage, véhicules, au demeurant, de plus en plus gros avec des journées à 60-80 livraisons et je n’ai pas imaginé qu’ils pourraient véhiculer les commandes de drogues…
Cet article démontre qu’il n’y a pas une réelle lutte ni même une bien grande volonté de lutte contre ce trafic. Comme si nos élites ne savaient pas tout cela… Reste à tenter de comprendre le pourquoi du comment ( vous devriez inviter X. Rauffer ).
Tres simple : parce qu’on est sorti d’une culture de l’effort sur soi-meme et de la discipline qui imposent d’etre patient a une culture tres feminine de la satisfaction rapide de ses pulsions .De meme , face au stress psychologique , plutot que d’apprendre a canaliser ses angoisses on recourt aux anxiolithiques et les francaises en sont les record-women mondiales . Au passage c’est une cause majeure d’accidents de la route qui est trop rarement recherchee et etudiee . C’est aussi devenu un moyen de se socialuser et de s’integrer dans un groupe » amical » …. A ce titre la vie provinciale est encore plus depravee que la vie citadine . J’en veux pour preuve l’enterrement d’un dealer notoire dont l’eglise a refuse du monde lors de sa ceremonie d’enterrement ….Ce pays est gangrene et ne pourra pas etre releve . La seule solution reste la solution a le chinoise donnant le choix entre l’execution et des camps de travail force et de reeducation .
Qui a dit que la religion était l’opium du peuple? Plus besoin de religion, laissons-les avoir l’opium, et autant qu’ils en veulent. Pour le pouvoir politique c’est pain béni: tant que ces gentils naïfs seront dans les vapes ils ne penseront pas à leurs retraites.
Ils ne payent ni TVA, ni cotisations à l’URSAFF comme les entrepreneurs et pas d’impôts donc……
En tous ils sont nuisibles en tous points
Nous irons tous au paradis, chantait Polnareff. Cela a surpris bien des auditeurs qui , contrairement à La divine comédie de Dante, n’ont pas encore saisi que la vie sur terre est l’enfer. Comme Adam et Eve, nous devons dès le jour de notre naissance nous battre pour vivre, nous nourrir, nous vêtir , etc. Dès lors, l’Homme a toujours cherché à échapper à ce dilemme par la boisson, le tabac, l’absinthe, etc. Ce fléau de la recherche de l’oubli de la souffrance existe sur tous le continents, depuis des siècles et des siècles. Ce qui paraît étonnant, dans nos sociétés scientifiques développées, où l’Etat s’occupe de tout, c’est le manque de recherche de produits euphorisants, légaux, et inoffensifs pour la santé. Comment se fait-il que nos industriels de la chimie ne réfléchissent pas à une solution qui ne serait pas nocive et qui leur rapporterait des sommes considérables.
Faut-il s’imaginer que des puissants profitent de la situation actuelle ? Faut-il s’imaginer, comme au dix-neuvième siècle, lorsque les Britanniques introduisirent l’opium en Chine, que l’objectif est de neutraliser les populations ? Tout devient suspect dans le commerce mondial de la drogue !
Curieux comme personne n’aborde de front la question essentielle: pourquoi? Quelle est cette cause qu’il faut absolument aborder pour solutionner ce tsunami des désespérés et des crises de mal-être? C’est pourtant simple, mais comme les médias face à la vérité, c’est l’omerta absolue. Le tabou d’un sujet intouchable. Et on laisse faire les dérives progressives: la tolérance, la facilité, le mensonge, la fuite et la lâcheté, le refus d’assumer ses actes, le repli sur soi, l’alcool, le sexe débridé, la violence, les maîtres chanteurs, l’extorsion, la drogue et le suicide. FIN Tout ça pour une seule origine: la perte du sens de la vie. On s’est faussement libéré de toute influence de sagesse ancestrale et n’est plus relié à des valeurs de base qui donnaient un cap à suivre en harmonie avec la nature universelle. Aucune spiritualité pour vous guider et les humains vivent sans colonne vertébrale solide: pas de repère moral, pas d’exemple d’élite brillante, pas de fondations immuables! Pas de religion, PAS D’AMOUR! C’est le drame absolu! La matérialisme a tout remplacé avec ses fausses croyances faites d’apparences (qui cachent la vérité) et qui ont entrainé les gens dans les pires dérives de l’errance et l’auto destruction. Regardez la terre: de notre paradis éternel qui se renouvelle par le miracle de la vie, on a fait un enfer en un siècle où tout meurt: la pollution nous empoisonne l’eau, l’air, la terre et même nos esprits. Amen.
Sociologiquement, cela peut s’expliquer.
Les générations précédentes ont toutes , jusqu’à la fin des années quarante, dû faire face à des guerres (1870, 1914, 1939). Le plus important était non pas de vivre, mais de survivre, la deuxième préoccupation en découlait, se nourrir dans une période de manque,( cf. pyramide de Maaslow). Puis les années cinquante, le plein emploi, l’abondance. Cette génération, qui n’a pas connu la guerre, en a quand même été marquée indirectement par leurs parents qui leurs ont transmis les valeurs de survie, de protection, de respect de son pays. Les générations qui ont suivi, à parrir de 1980, ont commencé à se déliter. Une vie opulente, par rapport à leurs aînés, sans guerre, sans faim, qui n’a pas appris à se battre pour survivre, ni vivre, n’a plus de causes à défendre, donc plus d’idéal, et s’en inventent, plus dérisoires et infondés les uns que les autres.
Et quand on n’a pas appris à se battre, on n’a pas de courage et on se laisse aller au plus facile, les paradis artificiels.
C’est là que l’expression des anciens prend tout son sens » il nous faudrait une bonne guerre pour remettre tout ça en place ».
L’homme est comme l’animal sauvage que l’on a soigné et que lon ne peut plus remettre dans son milieu, car il n’a pas appris à se défendre et il y serait inadapté.