Qui est la fille cachée de Freddie Mercury, le chanteur de Queen ?
En 2025, le défunt maestro du groupe Queen est toujours tenu pour idole LGBTQI+ par les nigauds. Bien qu’ayant fait carrière au pays d’Oscar Wilde, il n’en avait pas pour autant jugé opportun de faire part de ses mœurs particulières. Quand on lui demandait s’il était de cette autre fanfare, il éludait élégamment la question. Pourtant, savait qui voulait savoir, le terme de « queen » désignant à la fois « reine » et homme préférant le sexe fort. Même lorsqu’il devint évident qu’il était atteint du SIDA, Freddie Mercury préféra évoquer une « pneumonie ». Comme quoi il est aussi possible d’être une Castafiore à moustaches tout en maintenant un semblant de discrétion.
Elle refuse ses droit à l’héritage…
Aujourd’hui, on apprend que le grand homme était père, sa fille cachée venant de se rappeler au bon souvenir des mélomanes, grâce aux carnets intimes de l’objet de ces lignes, par l’écrivain Lesley-Ann Jones. La donzelle affiche 48 ans, travaille dans le domaine médical et entend conserver son anonymat, se contentant de déclarer : « Nous avons eu une relation très fusionnelle et très aimante de ma naissance à sa mort, quinze ans plus tard. » Et, tant qu’à faire, ne demande rien du pactole paternel laissé à son décès. La classe, elle aussi, peut-être héréditaire.
D’ailleurs, que sait-on de la mère l’enfant cachée ? Rien, si ce n’est qu’elle était l’épouse d’un des meilleurs amis de Freddie Mercury. Du vrai théâtre de boulevard, avec justaucorps fluo en lieu et place du caleçon à fleurs arboré par l’amant peinant lui aussi à sortir du placard. Bref, le contexte de l’époque : fidélité conjugale saupoudrée d’alcool, de cocaïne et de parties fines.
Freddie Mercury a laissé sa fortune à son épouse…
Du côté du père, dont on notera qu’il fut lui aussi marié, mais sans enfant, avec une certaine Mary Austin, de son nom de jeune fille, qui hérita de la fortune de son époux volage ; au grand dam de celui qui aurait tant voulu être monsieur Mercury. Pour le reste, tout a été écrit de longue date, mais assez peu rappelé, même si tout y est globalement, dans l’exhaustive biographie que lui a consacrée Selim Bauer, Freddie Mercury (Fayard). À l’en croire, la star était une personnalité un brin plus complexe que l’étendard inclusif que certains voudraient en faire aujourd’hui.
Déjà, Farrokh Bulsara (sa véritable identité à l’état civil), n’est pas anglais, puisque né d’une famille d’origine iranienne ayant fui les invasions arabo-musulmanes pour se réfugier en Inde. Le 5 septembre 1946, il voit le jour à Zanzibar, île de Tanzanie, là où ses parents officient en tant que fonctionnaires de l’Empire britannique, avant de rejoindre la capitale du Commonwealth. Une fois arrivé dans l’Albion perfide, en 1964, Freddie Mercury n’a qu’une idée en tête : devenir l’égal des Beatles ; rien de moins. Derrière lui, il bénéficie déjà d’une sévère éducation à l’anglaise, dans les lycées les plus huppés de la bonne société indienne. C’est là qu’il apprend l’art du chant et du piano, en fondant son premier groupe de rock, The Hectics.
Bohemian Rhapsody, un hymne indémodable…
La suite appartient à l’Histoire. En 1970, et ce, aux forceps, Freddie Mercury donne le jour à Queen. À ses côtés, Roger Taylor, batteur au visage d’ange, Brian May, guitariste surdoué et passionné d’astrophysique, discipline qui lui vaudra plus tard un doctorat en la matière, et le bassiste John Deacon, le discret de la bande, comme souvent les joueurs à quatre cordes : Bill Wyman des Rolling Stones ou John Entwistle des Who. Cinq ans plus tard, la consécration, avec Bohemian Rhapsody, sorte de pièce montée mélangeant art lyrique et hard rock tout en atteignant presque les six minutes, soit un temps bien trop long pour passer en radio. Qu’importe, ce sera à prendre ou à laisser. Et c’est pris, avant de devenir le succès qu’on sait. Mieux que faire de la bonne musique, Queen vient d’inventer un style à part entière : baroque et pompier, grotesque et irrésistible. La critique comme il faut se pince le nez, devant une telle inclassable meringue. Le public, lui, tranchera, faisant de ce groupe l’un des chefs de file du nouveau rock anglais. S’ensuivent d’autres hymnes, We Are the Champions, We Will Rock You et autres ritournelles de stades. Les supporters de foot ne s’y tromperont pas.
Ascension vers les sommets…
Qui peut encore arrêter Queen ? Personne. Avec Under Pressure, même l’immense David Bowie prend le train en marche, avec ce duo interprété avec Freddie Mercury, en octobre 1981. Quatre ans plus tard, le groupe atomise le premier concert Live Aid. En 1986, leur prestation à Wembley tutoie les sommets, avec un Freddie Mercury arborant traîne et couronne royales. En 1992, la consécration, lorsqu’il ouvre les Jeux olympiques de Barcelone, avec la diva Montserrat Caballé. Elle l’impressionne par ses capacités vocales ; il la subjugue par sa présence scénique. Le duo appartient désormais à la légende, celle du bel canto dans ce qu’il a de plus noble, comme du rock dans ce qu’il peut présenter d’art canaille.
Ensuite ? La maladie et l’étourdissement dans des fêtes de plus en plus orgiaques : Freddie Mercury se perd à force de s’être trop cherché. Le SIDA le ronge et il lui faut remettre de l’ordre dans le peu de mois qu’il lui reste à vivre. Ce qu’il fera. Pour cela, il a la foi : celle de son auguste lignée, le zoroastrisme, tenu pour être la première foi monothéiste au monde bien avant l’arrivée des trois religions abrahamiques. C’est selon ce rite multi-ancestral qu’il sera enterré. En toute discrétion, comme cette fillette impromptue. Et qui fait aujourd’hui honneur à son père, l’immense et si regretté Freddie Mercury.
Pour ne rien rater
Les plus lus du jour
Popular Posts




































24 commentaires
Avoir un organe vocal pareil et savoir l’exploiter à ce point est tout simplement magnifique.