« Quelle gifle ! » : les patronnes de l’audiovisuel public désavouées par Rachida Dati
Delphine Ernotte et Sibyle Veil lâchées par leur ministre de tutelle. Alors que les dirigeantes de France Télévisions et Radio France ont annoncé poursuivre en justice les médias du groupe Bolloré, Rachida Dati a vivement critiqué leur démarche, dénonçant « la voie détournée de la judiciarisation ». « Cette démarche n'avait en aucun cas été concertée et encore moins approuvée par les tutelles, a ainsi cinglé le ministre, mercredi, à l’Assemblée. En l'état du droit, c'est leur liberté d'avoir choisi de s'engager dans cette voie, mais je peux vous dire que, par respect de l'engagement des deniers publics, les tutelles auraient dû être informées, auraient pu être informées ! » Un camouflet pour les deux patronnes médiatiques.
Plainte contre CNews, Europe 1 et le JDD : "Cette démarche n'avait en aucun cas été concertée et encore moins approuvée par les tutelles", répond @datirachida, qui ajoute que ces sujets "méritent largement mieux que la voie détournée de la judiciarisation".#QAG #DirectAN pic.twitter.com/tK4evclN83
— LCP (@LCP) November 19, 2025
Cette prise de parole musclée de Rachida Dati venait en réponse à une interpellation du député UDR de la Marne, Maxime Michelet. Celui-ci désirait faire toute la lumière sur une action en justice jugée parfaitement « révoltante ». « Il y a quelque chose de pourri au royaume de l'audiovisuel public, a attaqué l’élu. Avec cette action en justice, les présidentes de France Télévisions et de Radio France confirment être des militantes politiques. […] En effet, France Télévisions et Radio France sont-ils seulement légitimes à se plaindre de ce supposé "dénigrement" quand l'audiovisuel public consacre aux frais du contribuable des heures entières à dénigrer et à caricaturer tout média qui ose différer de sa ligne idéologique ? »
« Une gifle terrible »
Sur la question de fond du manque de neutralité sur les antennes de France Télévisions et Radio France, Rachida Dati a, là aussi, répondu sans langue de bois, renvoyant l’audiovisuel public au respect de sa propre charte. « Toutes les chaînes de télévision sont soumises à une exigence de pluralisme dans leurs programmes, mais il y a une exigence supplémentaire pour l'audiovisuel public qui est celle de l'impartialité, a rappelé la locataire de la rue de Valois. Plus largement, la réflexion sur ce que signifie l’exigence d'impartialité du service public et la façon dont elle est mise en œuvre est évidemment pleinement légitime et c'est un débat que nous devons avoir. » À bon entendeur...
Plainte de l'audiovisuel public contre CNews
"La réponse de Rachida Dati est une gifle terrible pour Delphine Ernotte et Sibyle Veil" réagit @frlaborde ancienne membre du CSA, dans #PascalPraudEtVous sur #Europe1 pic.twitter.com/Ion9QmqhBj
— Europe 1 (@Europe1) November 19, 2025
Interrogée, sur Europe 1, Françoise Laborde, ancienne membre du CSA, s’est félicitée des propos du ministre. « Quelle gifle, pour Delphine Ernotte et Sibyle Veil ! Et comme elle a raison de dire qu'il y a une exigence supplémentaire d'impartialité concernant le service public !, a-t-elle commenté, à l’antenne de la radio privée. Pour les deux dirigeantes de France Télévisions et de Radio France, c’est une gifle absolument terrible. Mais d'une certaine façon, c'est justifié, parce qu’on n'a jamais vu ça ! C'est impensable que le service public de l'audiovisuel, à travers ses deux présidentes, se mette à attaquer la chaîne, la radio et la presse du groupe Bolloré. »
Une action en justice financée par… les Français
Les deux groupes publics s’estiment victimes d’une « entreprise orchestrée de déstabilisation » économique et institutionnelle. Un préjudice pour lequel ils réclament pas moins de 1,5 million d’euros de dédommagement à CNews, à Europe 1 et au JDD. Mercredi soir, Pascal Praud s’est montré relativement confiant sur le destin de cette action judiciaire. Il s’est, en revanche, inquiété pour le porte-monnaie de ses concitoyens. « L’argent des Français va donc payer les avocats de France Télévisions et de France Inter pour attaquer CNews… l'argent des Français !, s’est-il scandalisé, dans l’émission L’Heure des pros 2. La probabilité est très grande qu’ils soient déboutés, donc le groupe peut demander des dommages et intérêts, des dommages et intérêts extrêmement importants… Qui va payer ? L'argent des Français. »
En effet. Non contents d’utiliser les moyens de l’État à des fins de propagande idéologique, France Télévisions et Radio France se servent, à présent, des deniers publics pour intimider leurs concurrents et les réduire au silence. Nos impôts sont donc utilisés pour traquer la dissidence, empêcher tout pluralisme et renforcer encore l’embrigadement du peuple français. La boucle est bouclée.
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53 commentaires
l’odieux visuel du sévice public est un pouvoir autonome , dernier avatar des entreprises soviétiques peuplées d’apparatchiks gavés de privilèges et d’argent public.
Bravo pour ce jeu de mots, intelligence quant tu nous tiens. MERCI
les dirigeants de Radio France , SNCF , RATP , et autres « entreprises publiques » , obéissent et ont de comptes à rendre qu’ à leurs syndicats qui protègent les privilèges des salariés .
Moi je les trouve bien modestes ces deus femmes exemplaires, elle réclame ta peine un an de salaire et d’avantages!!!
A ce propos comment peuvent elles ainsi engager l’argent des français sans accord de leur patronne, la ministe?
Et si elles perdent et que Cnews réclame des dommages et intérêts, qui va payer, encore Nicolas ?
C’est bien pour cela qu’elles s’en moquent, ce n’est pas leur argent. Qui donc protège Ernotte qui se croit tout permis ?
Mijuna. Arrivée et protégée par brigitte Macron.
A Yaya : merci pour l’info. Je comprends mieux
L’habitude est une seconde nature. Sa puissance, que rien n’arrête, fonde un droit qui s’émancipe et bafoue toutes les règles juridiques. Voilà vingt ans que la bonne parole gauchiste court les ondes publiques au grand dam de la déontologie journalistique. Le militantisme s’affuble d’une carte de presse. Cela a fini par se voir. Non seulement l’argent public gave cette prostitution mais elle a le front de passer à l’attaque en ouvrant des procès. C’est l’aveu d’une faiblesse. Les juges ne seront pas dupes. La ministre de tutelle est couragement montée au front mais elle s’est un peu arrêtée en chemin en ne démissionnant pas sur l’heure les deux frondeuses de la bienpensance macroniste. Lecornu veille au grain. Cet audiovisuel qui nous coûte un pognon de dingue nous coûte deux fois le budget de l’Unesco. Nous payons pour des niaiseries. On nous conduit aux urnes en nous abrutissant. De qui se moque-t-on ?
« ancienne membre » : ancien membre, même si c’est une femme !
Que le controleur financier du ministère de la culture, oppose son veto sur instruction de la ministre à la prise en charge des dépenses du procés et les mettent à la charge personnelle des « pimbèches » ! Là, j’y croierai !
Bien dit !
Sur de telles opérations le consentement à l’impôt s’effrite et ,je peux vous dire qu’il ne reste pas grand chose à effriter. Si ces dames , par contrats,sont habilitées à craquer l’argent public à leur guise, Rachida peut trépigner il ne se passera rien et cnews pourra se pavaner même si le procès est truqué.
Il ne faut pas s’emballer trop vite sur la sincérité de Mme Dati, d’ailleurs je n’entends dans ces propos, aucune objection formelle aux agissements d’Ernotte.
Exact, n’oblions pas qu’elle vise la Mairie de Paris, avec le soutien de la macronie (naïve elle y croit ?)
L’odieux visuel public prouve encore une fois si nécessaire son idéologie bien ancrée a gauche qui ne supporte la contradiction et la liberté de penser de l’auditeur qui pourtant les fait vivre
L’odieux visuel…. J’adore !
Et le « sévice publique »?…Moi aussi, j’adore…
Et maintenant, après avoir dit très clairement que les « deniers du « Sévice public » ne doivent pas servir à faire ce que font les deux nymphes du PAF public, que va faire Madame Rachida DATI ? ! …
Quelles sanctions envisagées pour celles qui ont « craqué la caisse » et qui se gavent sans retenues ? ! …
BLA BLA ou des « résultats » ? ! …
A FUE RA à cette paire d’incapables ! …
Rachida remonte un peu dans mon estime!
Bof… faut voir si ses effets de manches seront suivis d’actions vraiment concrètes !
Que ne ferait-on pas?…
Et PAF !
Mais, comme au Louvre, elles ne sont toujours pas virées??? Paroles, paroles,,,,,,,,,,,,, cette nana, n’est que postures !. Je couine, et puis c’est oublié !
Une ministre ne fait pas ce qu’elle veut, Manu 1er est aux manettes!
Elle a émis un constat. rien d’autre. Ses pires ennemis ne peuvent la contredire
L »‘odieux visuel public »…Rendez l’argent!
J’espère que « Radio France Télémacron » a reçu son guide de survie du gouvernement, car ils en sont là!