[POINT DE VUE] L’offre « Optimum » de la SNCF interdit les enfants… à tort et à raison !
Le 8 janvier, la SNCF, probablement l’entreprise publique la moins rentable de l’Histoire de France – à la corde avec France Télévisions, peut-être -, a dévoilé ses nouvelles offres tarifaires. Parmi celles-ci, on en trouve une qui s’appelle « Optimum ». Elle existait déjà, dit la société ferroviaire dans un communiqué, au sein de l’offre dite « Business Première ». On note, au passage, un louable usage du latin, dans ce catalogue : la SNCF, qui appelle Ouigo ses trains inconfortables (mais pas low cost) et « Inoui » ses TGV, aurait pu proposer plus naturellement un de ces noms idiots et modernes qui lui sont habituels, comme « Luxéo », « Trankil » ou quelque chose de la sorte.
« Les enfants ne sont pas acceptés »
Bref, cette offre « Optimum », conçue pour offrir confort et silence à ses usagers, comporte une phrase qui a immédiatement fait polémique : « Pour garantir un maximum de confort à bord de l'espace dédié, les enfants ne sont pas acceptés. » Reprise d’une manière plus vendeuse depuis, elle affirme désormais : « Cet espace calme est accessible à partir de 12 ans (les plus petits sont bien sûr les bienvenus dans le reste du train). »
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En première approche, cette offre commerciale peut sembler scandaleuse. De manière épidermique, les pères et mères de famille seront facilement choqués par cette mesure. Ils auront beau jeu d’associer cette exclusion des enfants à la tendance, plus large, des « No Kids », ces endroits (hôtels, restaurants, etc.) dans lesquels on n’accepte que les adultes. Les plus réactionnaires se diront que refuser l’enfance, c’est déjà consentir à sa propre disparition, que les enfants sont le sel de la vie et que ce ne sont pas des animaux, pour qu’on les empêche ainsi de voyager dans certains espaces. Bon, d’accord.
Une fois passée cette saine réaction (« la SNCF a tort »), regardons-y de plus près. Quiconque a déjà pris le train en compagnie d’enfants, dont le volume peut varier des 1,6 rejeton règlementaire à la colonie de vacances de CM2, sait que la plupart d’entre eux sont insupportables. Et quiconque a déjà pris le train avec ses propres enfants, qui ont pourtant leurs défauts comme tous les autres, sait que ce n’est pas excessivement compliqué de faire en sorte qu’ils ne hurlent pas, ne donnent pas de coups de pied dans les sièges, ne galopent pas dans les allées, ne mettent pas à fond le volume des livres sonores sur lesquels ils ne cessent d’appuyer, ne laissent pas 10 centimètres de miettes sur les sièges après avoir baffré en face de vous en crachant des chips sur votre ordinateur.
8 % des wagons
En d’autres termes, si la SNCF interdit les enfants dans 8 % de ses wagons, ce qui n’est pas grand-chose, c’est peut-être parce que notre civilisation ne tolère plus l’enfance, mais c’est d’abord et avant tout parce que les parents n’élèvent plus leurs enfants. Les gens qui travaillent dans le train ou qui ont besoin de dormir, et paient un petit supplément sur un billet déjà hors de prix pour qu’on leur foute la paix, ne sont pas nécessairement des salauds. Cet état de fait est certes triste et c’est la faute de notre civilisation, c’est vrai. Mais il y a, dans cette civilisation, autant de haine de la vie, sous toutes ses formes (d’où l’adoration de l’avortement constitutionnel et les discussions actuelles sur l’euthanasie), que d’abandon de la politesse la plus élémentaire. « Sarah el Haïry, haut-commissaire à l’Enfance, s’agace », nous dit Le Figaro : « On accrédite, dit-elle, l’idée que les enfants sont responsables de l’inconfort des adultes. » Malheureusement, avec les enfants de 2026, c’est souvent vrai. Et ce n’est pas en répondant à une mesure caricaturale avec un discours hors-sol, sur des enfants qui n’existent que dans La Guerre des boutons, que l’on règlera le problème.
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145 commentaires
Par contre pour les OQTF et les dealers c’est tout bon, pour peu qu’ils soient silencieux.
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Les enfants peuvent être bruyants, espiègles, mais c’est à leurs parents de les contrôler. Par contre, s’il faut des wagons pour adultes, certains pourraient être incommodés par les conversations téléphoniques incessantes, alors pourquoi ne pas interdire aussi les téléphones….
J’entendais hier sur CNEWS André Valigny qui approuvait cette solution en parlant des hommes d’affaires qui avaient besoin de tranquillité pour travailler pendant leurs voyages. Je rappellerai à Monsieur Valigny que les hommes d’affaires voyagent en première classe et que ce n’est pas dans ces wagons que se posent la problématique des enfants turbulents.
Ah bon ? Et bien si justement, en 2008, retour Agde Paris, avec en plus un problème de train, deux heures de retard donc en tout 6 heures de train, en première classe payée fort cher et un chiard de trois ans à peine qui a beuglé pendant les 6 heures !!! J’estime que vu le prix payé on devrait être TRANQUILLES
Faux, mon épouse et moi avons supporté pendant 1/2 la logorrhée verbale d’une prof racontant avec force détails son « formidable » week-end, avant d’avouer qu’elle n’avait pas corrigé les devoirs de ses élèves. Je me suis levé pour lui expliquer, que sa vie ne nous intéressait pas, qu’au lieu de parler, elle pouvait travailler. Silence dans la voiture, des sourires en coins. En 1ere classe il y a aussi des gamins mal éduqués, tout comme leurs parents
J ai entendu et cela m a écoeuré.
Come quoi les choses ont bien changé. Pour avoir voyagé en première pour mon travail, je n’ai jamais eu tous les problèmes décrits ci-dessus. Merci pour ces informations.
8% du train dans le calme, ça risque à terme de ne pas être suffisant.
Beaucoup de ceux qui ne supportent pas les enfants dans le train se gargarisent du vivre ensemble ! Eh bien le vivre ensemble commence à supporter ces enfants qui travailleront pour payer leur retraite si le système ne casse pas avant.
Le calme est un privilège, pire, un privilège de riche ; la turbulence est une vertu de la convivialité, voire une qualité charismatique ; aucune contrainte ne doit s’imposer à l’être infantile ; … il y a tout un train de pensées bien marxistes pour évidemment faire mousser un débat sans intérêt et renforcer, en douce, la dominance de cette pensée et son droit à régenter tout sous sa férule.
Pour autant que je sache, aucun enfant n’a été maltraité.
La question est délicate. Il faut reconnaître qu’avec la politique de l’enfant roi qu’il est interdit d’envoyer au coin et encore moins de punir, » maman ou papa va t’expliquer… » il y a des mômes qui sont absolument insupportables, mal ou pas élevés. Cela peut donner des situations pénibles. Qui n’a pas dans un super marché, un restaurant, dans la rue assisté à des caprices et des scènes complètement ubuesques. Alors quand cela se produit dans un wagon de train cela peut vite devenir intenable. Mais c’est toujours le même sujet : éducation, respect des autres, politesse… on tourne en rond.
Je confirme.
Moi aussi je confirme, bien pour ça que je ne vais plus au restaurant, les marmots qui courent partout c’est bon
Les restaurants devraient rappeler les parents à l ordre. Vous n êtes pas obligée de subir le manque d éducation des enfants. Je pouvais aller au restaurant avec mes enfants. Je les occupais en attendant que nous soyons servis. Ce n est pas compliqué. Certains parents ont trouvé la solution facile en prêtant leur portable à leur gamin de 3 ans.
Une polémique pour rien. 8% des wagons, c’est un choix. Les gens qui veulent travailler ou simplement se reposer n’ont pas envie de supporter les gosses souvent mal élevés des autres. Point barre.
« Tenir » à ses enfants c’est être capable de les « re-tenir » et de les « conduire » (éducation). L’agitation multiforme en « débandade » n’est pas signe de « vie » mais signe d’une impulsivité non « pacifiée » incontrôlée! Oui, il y a des voyageurs qui travaillent (doivent) dans le train et leur garantir un espace adapté est plutôt adéquate! Les « chouchous mignons » galopants « plein de vie (!?) ne sont pas non plus acceptés dans les BU et les BN! Un enfant en « toupie » est un « symptôme »…de ses « référents » eux-mêmes en mode « toupies » ..ça « tourne » beaucoup !? Ceci dit, les voyageurs dans les autres rames, moins « hightec », pourraient être en droit de revendiquer un peu de « calme »! Après « Optimum », proposer des rames « Optissimum » garanties « parents éduqués/responsables » pourrait être un bon calcul ?? En attendant, appliquer la taxe « magique » de 135€ (5+3+1=9) aux déficitaires en responsabilités quant à leur « surgeon », pourrait « magiquement » solder quelques centimes des milliards de dettes abyssales engrangées!? Bref, il ne s’agit pas de « no kid » mais plutôt d’un questionnement quant à une inefficacité des supposés référents dits « éducationnels » !
j’entends les commentaires sur les radios, qui ne prennent pas en compte l’éducation des parents et des enfants,et poussent des cris d’orfraies. le voyage en train est devenu un calvaire et je privilégie d’autres modes de déplacements.
C’est le tollé depuis deux trois jours mais il faut prendre le train pour comprendre, que même en 1ère classe payée fort cher on nous les impose, ras le bol
Le jour où une famille ( a fortiori nombreuse) aura les moyens d’acheter des billets optimum pour tout son « troupeau » n’est pas arrivé (je suis père de six enfants). Alors, tant que la SNCF ne passe pas les wagons de seconde en « optimum », on fait beaucoup de bruit pour se faire plaisir avec une offre à laquelle on a, de toutes façons, pas accès.
Avec la gogopolitique sur l’éducation infantile depuis 30 ans, les parents ont interdiction d’éducation sur leurs enfants. Ce sont les rejetons qui éduquent leurs géniteurs bobos. La france marche sur la tête et ce n’est pas d’aujourd’hui!
L’enfant Roi, ça suffit ! Je comprends le soucis de celui/celle qui veut profiter d’un trajet pour travailler au calme. Le TGV en version Optimum, ça vaut un restaurant étoilé au Michelin, personne n’y a envie de voir des gamins mal élevés courir partout ou crier. Pour ça il y a la 2ème classe et les MacDo.
Je plussoie.
Bon, un nourrisson de 4 mois qui hurle parce qu’il a mal au bide ou qu’il fait ses dents, personne n’y peut rien. Mais les même à qui on n’a pas appris le « NON »,ni le respect d’aucune contrainte, d’aucune interdit, ce sont les parent qui sont responsables de leur exclusion de 8 % es wagons. Il leur reste 92% du train pour foutre le B … sans que personne ne leur intime l’ordre de cesser MAINTENANT !
Quelle imbécilité que cette discrimination totalement erronée, donc injustifiée. Les enfants ne sont pas en cause ici. Mais bien les personnes violentes et par conséquent bruyantes. C’est TRES différent. Quelle honte pour ce mauvais jugement absurde de la SNCF. La solution est un avis-avertissement clair: « Tout dérangement causé ici par une personne justifiera son exclusion immédiate dans le compartiment voisin ». Tout simplement.
Et si l’on interdisait aussi ces espaces aux gens qui passent des heures à bavarder à haute voix sur leur téléphone portable, sans aucun souci de confidentialité, même professionnelle ? d’expérience, c’est insupportable. Ces gens ont dû être mal éduqués!