[POINT DE VUE] Les « profs » de gauche récoltent aujourd’hui ce qu’ils ont semé

Ces profs de gauche, et plus largement l'État macronien, me font penser au chien de Gramsci...
@Kenny Eliason/unsplash
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Avant de rejoindre l'enseignement supérieur, j'ai été professeur de collège, puis de lycée, de 1981 à 1997, soit les deux septennats de Mitterrand, dans la France de SOS Racisme, de la régularisation des sans-papiers, du pédagogisme « ludique »...

Dans les trois établissements fréquentés par votre serviteur, mais en fait dans l'ensemble des établissements de France, la gauche, ultra-majoritaire dans l'Éducation nationale - elle l'est toujours -, a méthodiquement détruit toute excellence, toute autorité, toute verticalité. Mes « chers collègues », biberonnés à l'impératif immigrationniste, égalitariste et « anti-bourgeois » (tout en mettant leurs enfants dans le privé !), se vantaient de « s'habiller comme leurs élèves », d'écouter « la même musique » qu'eux ; bref, de copiner avec la jeunesse. Ils ont continué à le faire. Ils continuent de le faire.

Le grand rêve égalitaire

Les « profs » de gauche récoltent aujourd'hui ce qu'ils ont semé, jusqu'à tomber, pour certains, sous les lames de ceux qu'ils ont concouru indirectement à armer. Car la majorité de mes « chers collègues » adhéraient déjà à la « cause palestinienne » et Khaled Kelkal fut leur premier « martyr » de la « violence policière », ce que leurs parents appelaient « CRS SS » en 1968. Ils se vautraient déjà dans la métaphysique informatique, pensant que les écrans allaient aider à « apprendre à apprendre » et réaliser enfin le grand rêve égalitaire. Les écrans ont fait naître une génération de crétins béats, décervelés, désaffiliés, déculturés et, surtout, totalement déconnectés du réel, passant leurs journées dans un monde virtuel où la mort, c'est « pour rire ». Maintenant, certains tuent pour de vrai, comme ça, le prof, le condisciple, la surveillante, dans un mélange de songe virtuel, de passage à l'acte contre l'autorité à laquelle, hélas, trop de mes collègues ont renoncé, s'enferrant dans un gauchisme culturel auquel d'aucuns tiennent finalement plus qu'à leurs enfants (« Vous n'aurez pas ma haine », autant dire mon gosse meurt mais mon idéologie survit).

Alchimie mortifère

Refusant cette alchimie mortifère, j'ai quitté l'enseignement secondaire sous les quolibets de mes collègues progressistes pour qui, déjà, j'étais « un réac, un facho ». Oui, je le dis à nouveau, les profs de gauche, encore majoritaires, ont détruit et détruisent encore le système éducatif. Affolés, avec quarante ans de retard, ils réclament des portiques et des fouilles au corps, mais pas des flics. Le couteau reste un moyen. Le portique une défensive au demeurant aléatoire. Tant qu'on ne renversera pas la vapeur, qu'on ne rétablira pas l'autorité, la punition, la sanction (à l'école comme ailleurs), les « poignardés au cou » se compteront encore par centaines. Ces profs de gauche, et plus largement l'État macronien, me font penser à ce chien, dont parle Gramsci, qui « mord la pierre, et non la main qui la lui jette ».

Vos commentaires

74 commentaires

  1. Les « Hussards de la République » sont morts depuis longtemps sur l’autel du « progressiste béat » de nos aveugles de politiques et syndicalistes.

  2. Oui, certains en prennent conscience, mais faites leur confiance, ils n’en tireront aucune remise e cause !

  3. commençons déjà par la culture de l’exemple : voyez la tenue des profs d’aujourd’hui. Il fut un temps où les professeurs avaient une blouse, des cheveux bien coupés, vouvoyaient les élèves, ce qui permettait de garder une certaine distance avec les enfants, et donc un respect de leur part.

  4. Bien sure j’ai entendu il y a bien longtemps en réunions de parents d’élèves des enseignants tenir des propos qui nous ont amené a ce que nous vivons actuellement et çà dés les années début 70..

  5. C’était comme ça dès 68 celui qui voulait faire de la discipline était un facho et un réac et ses collègues le traitaient en pestiféré, j’enseignais dans le privé parce que par ailleurs j’avais mon cabinet comme activité principale, je me suis fait viré parce que je n’avais pas le profil parait-il, évidemment on pouvait entrer dans mon cours qui n’était pas bordélisés et ça changeait par rapport aux collègues mais je passais pour un facho, alors on m’a remercié, je ne sais pas si c’est moi plutôt qui aurais du les remercier de me remercier.

  6. Excellente analyse !!… que je partage depuis 1981 (lorsqu’on a vu des enseignants barbus, nouvellement élus, faire leur entrée au Palais-Bourbon)

  7. les profs de gauche, encore majoritaires, ont détruit et détruisent encore le système éducatif. … Si on peut on va dans le « privé ». Catho. Sans garantie..

  8. Enfin un article sur ce thème. Pour payer mes études, j’ai été pion pendant plusieurs années.
    Dans mon lycée, peu de temps après la catastrophe de mai 1968, un professeur avait la bonne idée d’organiser chaque année un loto pour financer un voyage scolaire en fin d’année.
    Ce soir là, tout se passait bien , mais il faisait très chaud. je suis donc sorti pour prendre l’air et dehors pour les mêmes raisons que moi se trouvaient déjà quelques élèves de terminale et un jeune professeur de philosophie, de gauche bien entendu . C’est alors que ce professeur dit aux élèves; » c’est un scandale, ce n’est pas aux enseignants de trouver des fonds pour financer un voyage, c’est à l’état de payer, cassez tout »
    Ne se le faisant pas dire deux fois, ces élèves rentrèrent dans la salle et renversèrent toutes les tables . Fin du loto et de mon expérience de la gauche ce soir là.

  9. Quel plaisir de lire ce constat et ce témoignage. J’avais ainsi eu un prof de français, bon démagogie de gauche , qui nous avait affirmé que si le cœur et notre raison nous y incitaent , nous pourrions le traiter de  » con  » en public !….Après un moment de stupeur , quelques jours passèrent jusqu’à ce qu’un different littéraire sur les qualités d’un auteur nous opposa.S’emportant contre mes arguments , il me traita dans sa fougue excommunicatrice de  » jeune con « … Auquel je lui répondit du tac au tac : que le temps ne faisait rien à l’affaire ….et qu’à tout prendre il valait mieux être un exécrable petit con qu’un vieux Con à la barbe chenu !  » La, devant l’hilarite générale de la classe , il dut reconnaître que la pilule était un peu amère. J’eus droit depuis lors à du  » Monsieur B. » auquel je repondai par du « Monsieur notre Maître » ….Il rougissait mais il appréciait.

  10. Ma chère maman était Directrice d’école dans les années 60. Quand je lis encore ses cahiers de préparation de ses cours et ce qu’elle me racontait je mesure le désastre fabriqué par des gochos souvent imbéciles.
    Et dire qu’ils se présentent sans vergogne comme des élites.

  11. Il faut remonter à la fin de la guerre : De Gaulle a dû composer avec un fort Parti Communiste. On a oublié que le PC recevait ses ordres de Moscou. Le PC n’est entré en résistance qu’en 1941 quand Hitler à rompu le pacte qui liait l’Allemagne Nazie et l’URSS. On comprends que De Gaulle ne voulait pas donner le ministère de la guerre aux Communistes. À la place il leur a donné le Ministère de l’Instruction Publique. Ils l’ont gardé.

  12. Entièrement d’accord, il n’y a pas de fumée sans feu…
    De tout mon cœur je soutiens les pompiers, les policiers, les médecins lorsqu’ils subissent des agressions mais les profs… justice et éducation nationale que de vilaines professions

Commentaires fermés.

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