[POINT DE VUE] Les États-Unis envoient leur armada face à l’Iran
N’en déplaise aux parlementaires de La France insoumise, les Iraniens qui manifestent dans les rues de la dictature islamique depuis des semaines ne sont pas uniquement excédés par le coût de la vie. Le cours du rial a toujours été instable et le pouvoir d’achat a toujours été un problème, en Iran. Non : ils manifestent parce qu’ils en ont assez du régime des mollahs, corrompu jusqu’à la moelle, d’une manière d’autant plus scandaleuse que ces gens, enturbannés de noir (pour ceux qui se réclament de la lignée de Mahomet) ou de blanc, se planquent derrière leur rigorisme religieux pour noyauter tous les secteurs de la société. Tentacule le plus noir de cette pieuvre islamique, le corps des Gardiens de la révolution (les « pasdaran », pluriel persan de « pasdar », comme « taliban » l’est de « taleb ») a développé un modèle de prédation tous azimuts que seul le Hezbollah avait, pour l’instant, réussi à imiter.
Les États-Unis ont décidé de se saisir du sujet
Seulement, comme le régime répond à cette rage de vivre par la rage de tuer et que la communauté internationale sonne occupé, les États-Unis ont décidé de se saisir du sujet. Quel chef, ce Trump ! applaudiront les collabos français qui, il n’y a pas si longtemps, disaient la même chose de Poutine avec la même servilité et la même étroitesse géopolitique. Nous parlions, hier, de son mépris pour nos morts : que certains de nos compatriotes s’y joignent s’ils le veulent. En revanche, il y a une chose que l’on ne peut pas enlever à Trump : comme Joe Pesci dans les films de truands, il règle les problèmes. Parfois salement, parfois mal, mais c’est fait. Et, donc, il a décidé d’envoyer un groupe naval dans le golfe Persique, avec pour fleuron l’USS Abraham Lincoln, un porte-avions. Le message est clair.
L’annonce a été faite par « Centcom », le commandement géographique qui englobe les pays du golfe Persique et s’étend de l’Asie centrale à la Somalie. Trump, lui, a simplement dit que les Iraniens voulaient discuter, et que si c’était bel et bien le cas, ils connaissaient déjà les conditions. Ce n’est apparemment pas ce que dit Téhéran : « L'arrivée d'un tel navire de guerre ne va pas affecter la détermination de l'Iran [...] à défendre la nation », a dit au contraire Esmaïl Baghaï, porte-parole du ministère des Affaires étrangères iranien.
Sailors aboard USS Abraham Lincoln (CVN 72) perform routine maintenance as the aircraft carrier sails in the Indian Ocean, Jan. 26. The Abraham Lincoln Carrier Strike Group is currently deployed to the Middle East to promote regional security and stability. pic.twitter.com/dkuN946hce
— U.S. Central Command (@CENTCOM) January 26, 2026
L’envoi d’un groupe naval, un game changer ?
Ces conditions, rappelons-les : le site Axios, à qui Trump a accordé son interview, rappelle que les Américains demandent le retrait de tout l'uranium enrichi d'Iran, des restrictions sur les stocks de missiles à longue portée et l'arrêt du soutien à ses mandataires dans la région. Rien de neuf, en effet. L’envoi d’un groupe naval, lui, sera-t-il un game changer dans le bras de fer qui oppose Washington à Téhéran ? Ou bien s’agit-il d’une énième illustration du principe de négociation de Trump (demander énormément et montrer sa force pour obtenir un gain substantiel) ? On l’ignore encore.
Ce qui est certain, c’est qu’une nouvelle fois, le principe de règlement des conflits a définitivement cessé de dépendre des organisations supranationales. L’ONU, comme l’OTAN, a abandonné la partie. Trop habituées aux protestations de pure forme, aux résolutions non contraignantes et aux kilomètres de papiers officiels, ces institutions, qui devaient nous garantir les « dividendes » d’une « paix perpétuelle », ont oublié les trois conditions que Kant posait à l’établissement de ce concept, dont il fut l’inventeur : la démocratie (la vraie) comme norme universelle, des États libres et souverains, et un accueil des étrangers limité aux lois de l’hospitalité. Aujourd’hui, par excès de naïveté, nous sommes faibles et nous regardons les États forts se battre entre eux. Et, au passage, ce n’est pas en les admirant sottement que nous rebâtirons nos propres fondations.
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47 commentaires
Se contrefichant du peuple iranien comme de son premier stetson, Trump exige des négociations immédiatement sur deux points essentiels sinon il pulvérise l’Iran : le retrait de l’uranium enrichi et des missiles balistiques, deux questions déjà intégrées dans l’accord nucléaire dit JCPoA de Vienne de 2015 avec Téhéran. Mais qui a rompu ce traité unilatéralement en mai 2018 ? C’est Trump pour saboter le travail de son prédécesseur Obama qu’il déteste. Et cette rupture du JCPoA est d’autant plus scandaleuse et injustifiée qu’en 2018 la directrice de la CIA Gina Haspel a établi un rapport et a témoigné devant le Congrès que l’Iran respectait en tous points les clauses du traité atomique. Ce respect de la convention de Vienne par l’Iran a été confirmé 2019 par son successeur à la CIA John Brennan. Alors, qui est fautif sur le problème de l’atome, sinon Trump ?
mouais, il y a environ 2 % d’iraniens qui protestent… pas vraiment une révolution…
Il faut regarder les choses en face : l’ambition de toute religion, c’est le pouvoir politique et l’enrichissement.
En nous sortant cette perle, vous montrez comment la laïcité de combat, enseignée par l’école aux mains des marxistes et des nihilistes, ruine l’enseignement aussi bien des maths et de la grammaire, et surout paralyse tout développement moral et personnel pour les élèves et étidiants.
Quand j’ai vu ce matin sur Cnews le gocho neaulleau s’en prendre à Me Collard c’est fendard. Idem pour Praud . Ces 2 personnages auraient-ils le droit d’insulter tout le monde et que de l’autre côté rien de possible ? d’autant que les propos de Me Collard n’étaient pas du tout insultants, il confirmait la moquerie du britannique.Quant à la queue de crin à côté pas mieux , elle s’offusque pour un rien avec ses attitudes de gazelle appeurée. Ces médias on commencent à en avoir assez.
A voir la forme des commentaires, j’ai comme l’impression que la teneur de la conclusion de l’article n’a pas été réellement perçue : guère rassurant pour le futur de la Nation.
La véritable raison de la volonté des USA de changer le régime iranien, c’est que ce dernier refuse le dollar et est en train de participer au système alternatif mis en place par les BRICS.
Ce qui contribue au déclin de la monnaie de singe américaine.
Le fait que ce soit une théocratie, les missiles à longue portée (menaces sur Israël), etc …, sont réels, quoique exagérés par la propagande occidentale, etc … Ce n’est pas la raison principale.
L’Iran est le maillon le plus « faible » des BRICS. Mais néanmoins plus fort et mieux armé que la Libye et l’Irak, qui ont été détruits pour les mêmes raisons financières, refuser le système US, …
Les dirigeants de ces deux pays avaient commencé à construire un système efficace se passant du Dollar…
Les USA ne veulent pas perdre le dollar comme monnaie mondiale, c’est ce qui leur permet de financer leur dette gigantesque, quasi sans inflation, c’est à dire en forçant les pays soumis (menace militaire …) à leur vendre des biens réels contre du papier vert.
L’Iran possède une armée et un armement qui pourraient leur permettre de résister et faire très mal à des agresseurs. Ce qui crée une incertitude sur l’attitude des USA … ?
S’ils attaquent réellement l’Iran, prendront-ils le risque de la destruction d’un porte avion, d’un bombardement massif sur Israël ?…
D’autant plus que la Russie et la Chine pourraient réagir : «Si l’Iran tombe, la Russie, ou la Chine sera la prochaine. Nous n’échapperons pas à la Troisième Guerre mondiale»
Le mieux est que la communauté internationale, l’Occident en particulier, laisse les Iraniens se gouverner, bien ou mal, comme ils l’entendent. La dernière fois que la France s’est mêlée de ce qui ne la regardait pas en Iran, au nom de la Démocratie, cela a été pour favoriser l’installation au pouvoir du régime totalitaire actuel (Khomeini). Sans doute bien pire que celui du Shah.
Il est curieux de voir , sur des chaines TV , des personnes très sérieuses , « péter les plombs » en parlant de Trump , l’autre jour un digne personnage comparait Trump à Hitler des années 30 et disait que l’Amérique était fasciste .
Qu’est ce que ce chroniqueur qui se permet de traiter les patriotes de collabos.
On se souviendra de son nom …
L’ONU ne sert plus a rien, encore des économies en perspectives.
Il serait souhaitable que l’occident prenne enfin conscience que les nazis enturbannés de Téhéran sont un danger pour le monde entier. Décréter cet état comme étant terroriste aiderait à l’isoler encore plus.
Il faut aussi qualifier de trahison tous les contacts avec les mouvements islamistes quels qu’ils soient et cela au niveau mondial.