[MUNICIPALES] Marseille : face à Benoît Payan, Franck Allisio a ses chances
Les jeux sont (en partie) faits. Depuis des semaines, tous les sondages annoncent Benoît Payan (Printemps marseillais) et Franck Allisio (Rassemblement national) au coude-à-coude dans la course aux municipales marseillaises. Ces mêmes estimations donnaient Martine Vassal et Sébastien Delogu décrochés. Elles avaient vu juste. Benoît Payan arrive en tête, avec 36,7 % des voix. Il est suivi de Franck Allisio, qui obtient 35,02 % des suffrages. Martine Vassal termine à 12,41 %, juste devant Sébastien Delogu (11,94 %). Pour autant, les élections sont très loin d'avoir livré leurs verdicts, d'autant moins qu'une autre échéance s'invite dans l'entre-deux-tours.
Le RN aux portes de Marseille
Le candidat du Rassemblement national, crédité de plus de 30 %, s’est réjoui, dans son QG du VIIIe arrondissement, en présence de ses militants, du « souffle du changement et de l’espoir [qui] a soufflé comme jamais à Marseille ». Il s’est très rapidement projeté sur le second tour en déclarant : « Dimanche prochain, nous allons faire gagner les Marseillais et les rendre heureux. »
De son côté, le candidat de La France insoumise a, une nouvelle fois, fait savoir qu’il souhaitait faire alliance avec Benoît Payan : « Nous appelons à la constitution d'un front antifasciste pour empêcher le RN de conquérir Marseille. » Une offre refusée par Payan, ce lundi 16 mars.
Le maire sortant a pourtant appelé à faire barrage au Rassemblement national. Il a demandé aux électeurs de « montrer que cette ville résiste à la vague brune ».
Le QG de Martine Vassal porte close
Parmi les candidats, seule Martine Vassal ne s’est pas exprimée le soir même. Son QG est resté porte close, avec une poignée de militants à l’intérieur. Des prises de parole ont été annoncées à 22 h 30, 23 h puis 23 h 30, mais rien n’est jamais venu. Pour seule communication, un message WhatsApp a été envoyé aux journalistes pour les prévenir qu'« aucune déclaration publique de Martine Vassal ne sera[it] faite ce soir ». Au cours de la soirée, son score n’a cessé d'évoluer et, avec lui, son classement. Officiellement, la candidate de la droite et du centre attend de connaître les résultats définitifs pour en dire plus sur ses intentions. Une précaution difficile à interpréter, pour l’heure. L’une de ses colistières, Sandra Blanchard, avoue : « Je ne sais pas quoi vous dire. » Elle laisse entendre que les têtes d’affiche de la liste sont en réunion décisionnelle. Une réunion probablement de crise, où son clan se demande comment sauver ce qu’il reste à sauver. Il aura fallu attendre le lundi après-midi pour que Martine Vassal annonce son intention de se maintenir dans la course à la mairie de Marseille, créant ainsi une équation à plusieurs inconnues...
De l'autre côté de l'échiquier politique, les tractations vont aussi bon train. Les Insoumis, bien qu'ils tendent la main à Benoît Payan, ne semblent pas être prêts à se désister pour lui. Par fierté, sans doute un peu, mais aussi et surtout parce que, juste après les municipales, viennent les sénatoriales, en septembre, et que les conseillers municipaux élus le dimanche 22 mars seront les grands électeurs de l'automne. Cette nouvelle échéance est évidemment dans toutes les têtes et complique les prises de décision. Elle pourrait avoir une grande influence au second tour.
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15 commentaires
La seule raison pour laquelle elle se maintient est l’ordre d’en haut de conserver quelques électeurs pour les sénatoriales partielles de septembre… pour laisser ces incapables impuissants faux droitiers de LR confortablement endormis dans leurs fauteuils à nos frais ! Quelle honte !
Et à Paris, le petit Bournazel dicte ses conditions et hypothèque la victoire de la droite en excommuniant Sarah Knafo. Alors que les électeurs de Reconquête restent chez eux dimanche prochain.
Si seulement tous les marseillais se mobilise et pour certains faire leur jogging APRES avoir VOTE ? Faire son devoir de citoyen tout simplement .. car l’enjeu est crucial pour Marseille… Tous aux urnes dimanche ..
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Martine Vassal se maintient, bien que estrosi lui avait demandé curieusement de se désister.
Quand a LFI , il se maintient sur sa propre liste .
Payan risque fort d’être réélu, mais il aura eu chaud à ses fesses ! L’essentiel, c’est le nombre de conseillers métropolitains dont le R.N. pourra disposer. A défaut de la ville, il y a cette fameuse communauté de communes qui gère un budget inouï !
J’espère que certains électeurs seront moins stupides que cette triste édile carriériste.
Pas si sûr ! Elle tient à conserver son siège à la métropole de Marseille, sinon c’est chômage peut-être
Non, c’est foutu avec Vassal qui se maintient au second tour sans aucune chance de gagner. C’est cuit pour le RN à Marseille.
Elle porte très bien son nom cette dame, « vassale » de la gauche c’est incontestable.
Le NFP se reconstitue mais les LR feront moins les mariolles en 2027 absent du second tour. Il sera long leur moment à se renier pour la gauche.
Il faudrait que knafo se maintient a Paris pour avoir des sièges de représentation a droite face a la gauche
Tout à fait
Oui bien d’accord avec vous..Dati refuse la main tendue,et s’allie avec un autre macroniste …elle n’a aucune chance meme avec les voix de reconquête..des lors il vaut mieux avoir des sièges au
conseil de Paris ,l’union des droites » c’est n’est pas avec la fausse droite…
non, le scrutin est entre les mains des abstentionnistes du premier tour (47%) et des électeurs de Vassal qui ont le choix: soit favoriser Payan (qui a dû fricoter avec Delogu) soit aller sur Alisio. Je n’oublie pas, cependant, la fraude électorale, très forte à Marseille dans certains quartiers.
Ce serait bien que l’alliance RN reconquête arrive à virer cette gauche toxique..mais pas sur que vassal,entourée de musellier et estrosi n’appelle pas a voter payan…Elle edt deja présidente du conseil général, ( la ou est le pognon)et on peut se demander a quoi sert sa candidature…
c’est les électeurs de Vassal qui doivent faire le choix, ou changer Marseille ou le laisser péricliter, les » patrons » sauf Lisnard des LR ne veulent pas d’union des droites, encore hier le fameux Retailleau ministre de la macronie, l’a dit pas de LFI, pas de RN, la France ne semble pas être son problème, de ce côté là, macron l’a bien converti.
C’est la grande différence entre ceux qui se battent pour les intérêts communs et ceux qui se battent pour conserver leurs gamelles.