Municipales : ces chiffres d’il y a 6 ans à bien avoir en tête en votant en mars
L'Histoire retiendra que le double quinquennat d'Emmanuel Macron fut marqué, du début jusqu'à la fin, par des perturbations systématiques du jeu électoral. Entre l'affaire Fillon tombée à point nommé pour lui dégager la route en 2017, la guerre en Ukraine en 2022 et, devant nous, la possible condamnation de Marine Le Pen, il y eut la dissolution, les accords de désistement avec LFI, les incessants efforts pour éviter le retour aux urnes après une série de défaites historiques, avec l'épisode Castets et les gouvernements Barnier, Bayrou et Lecornu. Il y eut aussi - on l'a un peu oublié - les municipales de 2020 percutées de plein fouet par l'épidémie de Covid-19. Loin de nous le complotisme qui ferait du système et d'Emmanuel Macron de grands manipulateurs antidémocratiques, mais le résultat est là : le fonctionnement démocratique du pays est en permanence dévoyé depuis dix ans... Petit retour sur ce scrutin historique de 2020 qui a vu passer Bordeaux, Marseille et Lyon sous le drapeau rouge-vert.
Les Français privés d'élection par le Covid-19
Le premier chiffre à regarder, comme pour toute élection, est celui de la participation. Et, dans les circonstances exceptionnelles du Covid-19, avec confinements, distanciation, peurs de tous ordres, celle-ci s'est effondrée, battant un record historique. Les élections municipales étaient, avec la présidentielle, les élections les plus suivies par l'électorat. Pour la première fois depuis 1945, moins d'un électeur sur deux s'est déplacé : 55 % d'abstention au premier tour, 60 % au second tour ! Et souvent davantage dans ces grandes villes qui ont basculé. C'était 20 points de plus qu'en 2014 et 40 points que lors des municipales historiques de 1977 (victoire de la gauche) et 1983 (victoire de la droite). En 2020, le Covid-19 avait chassé le peuple des isoloirs et c'est la gauche rouge-verte des militants et des classes supérieures qui a raflé la mise. Cette faible assise populaire aurait dû rendre ces majorités prudentes et modestes. Même Le Monde l'affirmait : « Quand à peine quatre électeurs sur dix se déplacent pour choisir leur maire, la légitimité de ce dernier sera forcément fragilisée. » C'est tout le contraire qui s'est passé : l'idéologie et le sectarisme ont déferlé dans nos métropoles, qu'ils aient le visage de Doucet, Payan, Hurmic, Hidalgo ou leurs épigones.
Municipales 2020 : des maires vert-rouge... très mal élus !
Certes, la sociologie « bobo » (pour faire court) des grandes métropoles est un terrain électoral propice, mais cette situation très « atypique » amplifia démesurément cette vague verte : Lyon, Strasbourg, Besançon et Bordeaux basculèrent. À Bordeaux, la légitimité du nouveau maire Pierre Hurmic était particulièrement mince : abstention encore plus élevée qu'au niveau national (68 % !), score serré avec son rival de droite Nicolas Florian (46 % contre 44 %). Cela ne l'empêcha pas de soumettre Bordeaux à toutes les dingueries écolo. Le cas de Marseille est encore plus emblématique de ces victoires de la gauche entachées d'illégitimité : avec seulement 32 % de participation au premier tour, 35 % au second, la liste de gauche de Rubirola, arrivée en tête, n'avait obtenu que 38 %.
Mais le jeu démocratique subit un ultime coup de canif : Rubirola abandonna son siège de maire quelques semaines plus tard à un apparatchik, un certain Benoît Payan, que les Marseillais n'avaient jamais voulu pour maire ! Dans son éditorial, Le Monde parla de « tour de passe-passe », qualifiant Payan de « pur produit du vieux système, un apparatchik socialiste qui a fait ses classes auprès de Michel Vauzelle, de Jean-Noël Guérini, de Marie-Arlette Carlotti » et ajoutant : « L’opération apparaît d’autant plus contestable qu’elle a été menée de façon opaque, à rebours des promesses de transparence faites par le Printemps marseillais pendant la campagne. » Alors que Frank Allisio est en passe, peut-être, de faire basculer Marseille par une large union à droite (ralliement du sénateur Stéphane Ravier et, la semaine dernière, de Reconquête), le rappel du CV de son adversaire Payan n'est pas inutile.
Toujours en 2020, dans de nombreuses autres villes plus petites aussi, plus des trois quarts des électeurs n’ont pas pris la peine d’aller voter et certains maires étaient vraiment peu représentatifs : à Roubaix (Nord) avec 77,25 % d’abstention, le maire (divers centre), Guillaume Delbar, réélu avec 56,21 % des suffrages, ne représentait que 12,3 % des inscrits ! À Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne), avec 77,39 % d’abstention, le maire sortant communiste, Jean-Claude Kennedy, élu au bénéfice d'une triangulaire, ne le fut que par 10,9 % des inscrits, soit un électeur sur dix seulement !
Triste bilan de ces municipales de 2020 : 57 % des grandes villes (de plus de 100.000 habitants) étaient à gauche, en contradiction avec l'état du pays réel. La leçon de 2020 est limpide pour 2026 dans toutes nos villes : le peuple de droite et le peuple tout court doivent voter en masse contre cette gauche et ce macronisme qui ont failli depuis six ans et qui profitent opportunément des élections « atypiques ».
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38 commentaires
Vous voyez bien les autochtones n ont rien compris hier à l élection partielle. Dans cette élection l on constate l état d apathie , de basse intelligence.
On ne peut pas se lamenter et continuer de voter pour les mêmes mondialistes qui se fichent bien de la France et des français. On est responsable du résultat de ses votes. C’est vous qui voyez, comme disait l’autre.
1/ on instaure une obligation de voter. OU,
2/ on annule l’élection si un certain quorum n’est pas atteint. ( 2/3 me semble être un minimum)
Si ces maires sont mal voire, très mal élus, à qui la faute si ce n’est aux électeurs qui n’ont rien fait pour empêcher qu’il ne le soient ? C’est comme pour Macron qu’aujourd’hui tout le monde déteste. C’est bien grâce aux millions de Français qui ont choisi de rester chez eux le jour du deuxième tour de la dernière présidentielle que la France entière le subit encore aujourd’hui. Et il n’est vraiment pas certain que ces abstentionnistes se dispensent de tout commentaire sur l’action de celui qui est sorti vainqueur d’un scrutin auquel ils ont préféré ne pas participer.
Dieu vous entende !
Oui n’oubliez pas d’aller voter.
Déjà, penser à s’inscrire sur les listes électorales, surtout si vous avez déménagé.
Je suis à 100 pour cent d accord vécu le commentaire de La » VRAI FRANCE ».
S nous avions eu François Fillon nous n en serions pas là
Ça!!.. le doute est permis sa premiere « mesure: » etait d’augmenter la tva de2 points on ne sais pas plus non olus ce que ce que va faire Le RN si il accéde au pouvoir…
J’ignore si les personnes que je rencontre au hasard dans ma ville voteront selon la colère profonde et même la haine qui s’expriment de plus en plus librement devant des inconnus. C’est nouveau. Ca déborde.
Dans ma Région ( Occitanie ) on sent très bien que le Vent va tourner. Les Nicolas qui paient vont aller voter en masse, et bien sûr Jupiter ne comprendra pas. Le baratin et les fadaises ça suffit. Il n’y aura pas de « débats » mais des solutions réelles qui vont faire vendre des valises Samsonite dans tous les magasins.
C’EST vraiment effectivement « LA solution » pour commencer la « remontada » démocratique et faire « un grand ménage dans toute cette putréfaction ! …
Désolé, Monsieur Sirgant, c’est trop facile d’attribuer la victoire de 2020 aux bobos qui ont réussi à circonvenir les électeurs si peu courageux de l’ex-droite de ce qui fut la plus grande escroquerie politique de ce siècle débutant, celle de l’imposition de mesures liberticides et attentatoires aux droits fondamentaux au nom de la protection de la santé publique.
Ces électeurs de l’ex -droite au comportement trouillard de consommateur petit-bourgeois sont les propres auteurs de leur défaite électorale en 2020 puis en 2022 puis en 2024 parce qu’ils ont révélé alors qu’ils ne croyaient plus en des valeurs qui faisaient leur identité.
Oui, c’est comme cela que la droite est morte et quand on lit ce qu’écrivent aujourd’hui certains lecteurs sur des sujets sociétaux dans BV, on ne peut pas en être surpris.
Votre article est à réécrire.
Après le désastre des années 2020-2026, ce mec ose prétendre se présenter à l’élection municipale ! …
Depuis que macron est en train de squatter l’Elysée en mai 2017, ceux qui ont gravement bénéficier de ses « largesses » continuent à beugler que « TOUT va bien à Marseille » ! …
Selon Audiard, les cons « ça » ose tout mais les nocifs ne se retiennent absolument pas non plus ! …
Et les « cumulards » de ces deux catégories encore plus ! …
« l’affaire Fillon tombée à point nommé pour lui dégager la route en 2017 » : Tombée à point ?? Bien sûr que non, elle a été parfaitement voulue et calculée. Sur le moment en tout cas, François Fillon semblait croire que le « coupable » était François Hollande. Je pense qu’il se trompait, car dans ce genre de cas de figure, il faut raisonner le plus simplement possible : A qui profite « le crime » comme on dit dans les polars ? A celui qui a été élu, et qui de plus, était dans la meilleure position pour incriminer son adversaire (à savoir le patron d’alors à Bercy). Par ailleurs, qui avait le plus à perdre dans cette élection ? Celui qui avait pris le risque de tout quitter pour tenter l’aventure présidentielle et qui savait parfaitement, au vu des sondages dès le mois d’octobre, que si rien ne se produisait, François Fillon allait être élu, inévitablement. La conclusion est évidente. J’ai toujours un regret, ou plutôt deux : Que François Fillon n’ait pas été élu (car je suis absolument certaine qu’il aurait osé toutes les mesures que nous réclamons aujourd’hui et qui étaient déjà dans son programme en2017), et que celui qui lui a barré la route de manière aussi scandaleuse ne soit (probablement) jamais puni.
On ne peut savoir » la vraie france »..Fillon est un LR..1er ministre de sarko l’europeen de shenguen, et on voit bien qui dirige ( pas) ce
qui reste de ce parti…des gameullards sans
âme…on peut toujours » deifier « quelqu’un qui n’a jamais gouverne comme le RN..Pour quelqu’un qui a eu les manettes pendant des années c’est moins évident…
Le peuple de droite doit d’autant plus voter en masse que depuis 2020 l’extrême gauche a su mobiliser des minorités visibles (pour parler soft) qui souvent votaient peu. Il suffit d’avoir participé à la tenue d’un bureau de vote en 2020 et 2024 pour s’en rendre compte!
Encore faudrait-il que cette (ex) droite montre de la combativité : désolé, ce n’est toujours pas le cas lorsqu’il s’agit de s’opposer à un libre-échange sans garde-fous, de s’opposer à une construction européenne devenue folle et à l’adoption de lois sociétales nocives.
La chose qu’il faut avoir en tête dans 6 mois ; il y a les sénatoriales.
Les électeurs seront les maires et conseillers municipaux.
Ceux que vous aller élire en mars .
Le problème.
Les listes municipales n’affichent pas forcément clairement leurs couleurs politiques .