Municipales : bousculé par Sarah Knafo, Thierry Mariani affiche sa détermination
Alors que Sarah Knafo fait un début de campagne remarqué dans la capitale parisienne, Thierry Mariani déroule son programme et reste serein : « Je n’ai pas peur de prendre des coups. »
Paris n’est pas une ville facile, pour le Rassemblement national. En 2024, aux européennes, la liste menée par Jordan Bardella y obtient 8,54 % des voix ; aux législatives, le RN rassemble 10,7 % des suffrages. En 2014, Wallerand de Saint-Just, qui portait la bannière mariniste, réalisait 6,26 %. Six ans plus tard, lors des municipales de 2020, le RN ne présentait pas de candidat.
C’est donc en terrain peu favorable que l’eurodéputé Thierry Mariani a accepté d'assumer une mission difficile. Son avantage est tout trouvé, pour Marine Le Pen : son passé d’ancien ministre sarkozyste et d’ancienne figure de la droite forte, UMP puis LR, vingt-deux ans député, lui confère une notabilité propre à séduire les Parisiens. Mais en ce début d’année, l’annonce de la candidature de Sarah Knafo est venue corser l’affaire. L’égérie de Reconquête sait attirer la lumière et peut pavoiser de sondages flatteurs qui la créditent, d’entrée de jeu, de 9 % quand Thierry Mariani obtient un fragile 5 %. C'est moins, encore, que les 7,33 % que ce dernier réalisait en septembre, lors de la législative partielle de la deuxième circonscription de Paris.
Armer la police municipale
Peu importe, il est bien décidé à défendre son programme. « La sécurité est la priorité absolue de notre programme. » Dans un café parisien, le candidat RN tient une conférence de presse, ce jeudi 15 janvier, pour présenter une partie de son programme et des têtes de liste qui mèneront la campagne dans les arrondissements de la capitale. Un avocat au barreau de Paris, un chef d’entreprise dans la tech, un chirurgien-dentiste, un étudiant en finance : Thierry Mariani dévoile une équipe incarnée aux compétences diverses.
« +36 % d’homicides en un an en 2024, 35 agressions par jour ». L’ancien député de Vaucluse, puis des Français de l’étranger, axe sa campagne sur un mot d’ordre : « remettre Paris en ordre ». Pour ce faire, il plaide par exemple pour le triplement des caméras de vidéosurveillance pour atteindre le chiffre de 15.000, le renforcement des effectifs de la police municipale pour atteindre 8.350 agents et sa réorganisation complète. « Nos concurrents socialistes proposent un référendum pour savoir si la police municipale doit être armée », mais pour l’eurodéputé, cette question ne peut faire débat, cet armement il le mettra en œuvre. Au cœur du programme sécuritaire, la création de sept brigades spécialisées au sein de la police municipale, dont des brigades anti-squat, brigades des transports, brigades de lutte contre la drogue. Fini, les policiers qui verbalisent les Parisiens pour des broutilles : leur rôle « est d’assurer la sécurité »: explique le candidat qui fut maire de Valréas, une commune du Vaucluse de 10.000 habitants pendant 16 ans (1989-2005).
« On n'a pas les mêmes méthodes »
Le sénateur RN de Seine-et-Marne Aymeric Durox est venu soutenir la candidature de l’ancien ministre des Transports : « Tu ne te bats pas pour la présidentielle, pas pour diviser un camp. Tu n’es pas un instagrammeur comme d’autres. Tu te bats pour les Parisiens. » Une illusion directe à la campagne tambour battant que la candidate Reconquête a démarrée il y a seulement une semaine. De prime abord, Thierry Mariani assume sereinement cette concurrence et affiche sa combativité. « On n’a pas les mêmes moyens financiers que d’autres candidats », confie-t-il à BV en citant explicitement le premier meeting de campagne de Sarah Knafo. Un tel événement, qui s’est tenu quelques jours auparavant avenue Hoche, dans les chics salon du VIIIe arrondissement, « représenterait 30 % de notre budget de campagne », assure le candidat mariniste.
Avec un brin d'irritation palpable, il dénonce une « candidature de division » et les effets de communication de sa concurrente. « On n'a pas les mêmes méthodes », cingle-t-il. Mais il préfère s’attaquer au bilan d’Anne Hidalgo et aux effets de manche de Rachida Dati, « candidate macroniste, très souple dans ses convictions ». S’appuyant sur sa longue expérience et sa capacité à convaincre, Thierry Mariani balaie d’un revers de main les sondages. « J’adore ceux qui me disent qu'une campagne est finie après cinq jours et deux sondages, sourit-il avec une ironie optimiste, une campagne, c’est long. »
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118 commentaires
Je crois que paris, lyon, bordeaux, Marseille sont les villes les moins françaises de France. Donc courage à eux deux et ce bastion perdu sur l’autel de l’immigration.
Le RN a peu de chances à Paris, qui est constituée de quartiers très pauvres et de quartiers très riches. Les pauvres ne voteront pas RN car ils l’accusent de racisme et les riches ne voteront pas RN car ils désapprouvent (fortement) son programme économique (c’est la principale raison qui fait percer Knafo).
Thierry Mariani n’a jamais caché sa sympathie pour Poutine. Est-il l’homme de la situation pour redresser les finances de le ville de Paris ? Est-il sensible à ce que représente Paris pour la France et pour le Monde ?
Paris ne représente rien. Un groupe de bobos de gauche et de droite main dans main.
Knafo un début de campagne remarquée , Non un début de campagne sponsorisé par le système .Posez vous les bonnes questions si elle apparaît sur tous les médias mainstream c est qu elle est un élément du système CQFD
Mariani quant à lui est ostracisé par les médias contrôlés par le système
Pendant ce temps, le candidat RN à Condat-sur-Vienne, Jean René Garinaud, a relayé sur les réseaux une intox sur le massacre d’Oradour-sur Glane en 1944, liant les SS à l’Ukraine.
Jusqu’où iront ces personnes dans le révisionnisme et l’abject ?
« Les brebis galeuses », dont parlait Jordan Bardella, sont encore nombreuses …
Voilà l’exemple type de la division des droites qui fera gagner l’élection ailleurs. Il en sera ainsi pour les presidentielles. Tout ceci fait le jeu de Macron et ses descendants ainsi que de la gauche. On ne s’en sortira pas à cause de l’ego démesuré des uns et des autres. Résultat c’est le peuple qui en subit les conséquences.
Toujours la main sur le cœur et l’œil candide, Reconquête tente de nous faire croire qu’ils sont toujours prêts à réaliser l’union des « droites patriotes », que « jamais, au grand jamais », ils ne s’imposeront en rivaux, etc. et curieusement, voilà Sarah Knafo qui vient concurrencer Thierry Mariani. On est habitué à leurs manœuvres, ils préfèrent perdre que voir gagner le RN. Reconquête veut la peau du RN et ça commence à trop se voir.
Il faut redescendre sur terre. Le R.N. est contre l’union des droites, n’a pas soutenu la pétition de Philippe de Villiers, bref il y a le R.N. et rien autour : même Marion Maréchal sait à quoi s’en tenir. Le R.N. est pour l’uion des patriotes de gauche, du centre et de droite (à la façon de l’union des souverainistes de Michel Onfray ?), mais à la condition que tout ce petit peuple passe sous ses fourches caudines. Sinon, à l’heure des Anne Hidalgo, Marine Le Pen, Rachida Dati ou Sarah Knafo, le R.N. démontre qu’il n’a pas une femme à mettre en avant, et ressort ce vieux cheval de retour de Mariani, l’homme qui courait à plat ventre en Syrie sous Bachar el Assad, ou en Crimée sitôt celle-ci réoccupée par les Russes en 2014. Quelles références !
D’accord avec vous AGCha. Allez faire comprendre ça aux idolâtres de Reconquête.