Meurtre de Lola : « C’est vous, le cauchemar ! » : lancent les avocats de la famille Daviet
Durant les cinq premiers jours du procès de Dahbia Benkired, ouvert le vendredi 17 octobre à Paris, l’attention s’est concentrée sur cette femme qui encourt la réclusion criminelle à perpétuité pour avoir violé, torturé et tué Lola Daviet, 12 ans, le 14 octobre 2022 à Paris.
Elle n’aura rien livré
Témoin après témoin, expert après expert, psychiatre après psychiatre, ils étaient appelés à livrer des clés de compréhension pour expliquer comment Lola s’est retrouvée, ce jour-là, asphyxiée sous une épaisse couche de scotch dans l’appartement d’une inconnue, qui l’a ensuite entreposée nue dans une caisse en plastique abandonnée au pied de son immeuble, après l'avoir lacérée de coups de couteau.
Si la presse s’est attachée à décrire encore et encore ce chignon plaqué, ces vêtements sobres, ces yeux noirs au regard vide, c’est parce que Dahbia Benkired n’aura rien livré d’autre. Alors que Thibault, le frère de Lola, lui avait demandé au début du procès de dire « toute la vérité et rien que la vérité », l’accusée a refusé de livrer les aveux tant attendus par la famille désireuse d'enfin, « pouvoir avancer ».
Le procès d’une narcissique pathologique
Les experts, qui n’ont décelé chez l’Algérienne aucune pathologie psychiatrique, évoquent néanmoins un « trouble grave de la personnalité » caractérisé par une « haute tendance à la psychopathie », une absence totale d’empathie, une « intolérance à la frustration » et un « narcissisme pathologique » fondé sur un « culte du moi » prononcé. L’une des expertes a rappelé que, dans les jours suivant le meurtre, Dahbia Benkired s’enquérait avec insistance de ce qui se disait sur elle dans les médias et de l’émotion suscitée dans le pays. Lorsque la professionnelle lui répondait ne pas être au courant d’un tel émoi, l’accusée se refermait aussitôt dans un mutisme frustré.
Malgré cette apathie déroutante, le profil très narcissique de Dahbia Benkired aura certainement trouvé un certain plaisir dans l’agitation provoquée autour de sa personne, de ses motivations et de ses secrets. Car à ce stade, le tribunal cherche encore à faire reconnaître à l’accusée les faits de viol par pénétration sur la fillette, ainsi que les nombreuses plaies par arme blanche, notamment au cou, presque entièrement sectionné, selon les enquêteurs.
PROCÈS DU MEURTRE DE LOLA
Retrouvez le compte-rendu d'@alienordep à la veille du verdict rendu demain. Pour rappel, Dahbia Benkired, l'accusée, encourt la perpétuité. pic.twitter.com/wL13qEqojB
— Boulevard Voltaire (@BVoltaire) October 23, 2025
« C’est vous, le cauchemar »
Mais les avocats de la famille ne pouvaient pas laisser faire. Alors, ils ont tout recentré sur Lola sur qui, « dès les premiers instants, le piège s’est refermé ». S’adressant au jury appelé à rendre sa décision ce vendredi 24 octobre, Me Bourdié, avocate de la partie civile, a rappelé que désormais « personne ne peut prétendre ignorer ce qu’il s’est passé durant ces 1h37 » du supplice de l’enfant. « Vous n’ignorez pas la violence, vous n’ignorez pas les viols, vous n’ignorez pas les larmes, vous n’ignorez pas la douleur », a-t-elle martelé.
Puis, se tournant vers l’accusée qui la fixait les sourcils froncés, elle a poursuivi : « puisqu’il faut le faire à votre place, je vais vous dire, moi, ce que vous avez fait à Lola », avant de reprendre, à l’intention du jury, le fil exact de la barbarie. « Vous direz avec nous qu’elle l’a forcée à la suivre, qu’elle l’a fait rentrer de force dans son appartement, qu’elle l’a déshabillée, qu’elle l’a forcée à se doucher, qu’elle l’a violée, qu’elle l’a ligotée, et enfin qu’elle l’a tuée ». Sa consœur, Me Clothilde Lepetit, évoquera plus tard cette « question du temps de la détresse qui a été la sienne » et qui « reste comme une torture ». Combien de temps a souffert « ce cœur de fille qui a eu si peur » ?
Ces éléments, d’une précision qui peut paraitre dérisoire face au déferlement de violence qui a submergé Lola, c'est tout ce qui reste pour la famille, mais les proches de la fillette ne les connaitront probablement pas. Car demain encore Dahbia Benkired les leur refusera certainement une nouvelle fois.
On l’aura compris cette semaine, malgré tout ce qu’a voulu faire croire l’accusée, et comme le martèlera Me Salomé Busson-Prin, avocate de la Fondation pour l’Enfance, en s’adressant directement à Dahbia Benkired : « C’est vous, le cauchemar, le meurtrier de sang-froid, qui s’en prend à une personne qu’il ne connaît pas, qui la viole, qui la tue. Celle qui a été prise dans un cauchemar ce jour-là, c’est uniquement Lola Daviet. » Puis, se tournant vers les jurés : « C’est ce seul cauchemar que vous emporterez en salle de délibéré. »
La salle est encore suspendue lorsque Me Mathias Darmon, avocat d’Innocence en Danger, vient clore la plaidoirie de la partie civile : « Aujourd’hui, nous vous écoutons, mais demain tout le monde vous oubliera. Vous avez essayé d’effacer Lola : c’est raté. »
L’audience est levée. Dans un silence dense, Delphine Daviet s’effondre dans les bras de ses avocates, ultime étreinte avant le verdict.
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44 commentaires
RIFFDOM, vous avez raison : Peine de mort. Face au déferlement de violence, le rétablissement de la peine capitale me semble une option à étudier. En effet, l’auteur du crime a 27 ans.Quel coût pour la collectivité ??? Il est paradoxal de voter l’euthanasie et ne pas rétablir la peine de mort.
Ben oui l’euthanasie c’est pour nous les anciens qui coutent des sous a la société.
Détrompez-vous. Même fin pour un-e jeune incurable.
Cette sanguinaire assassin de LOLA comme en France la peine de mort n’existe plus ont devrait faire un accord avec certains états des EU qui ont la peine de mort et lui envoyer cette Algérienne.
Le cauchemar. Et dire que des médias ( et politiques ) expliquent que de parler de ce drame est… de la « récupération ». Cela ne sera pas oublié. Comment oublier une telle infamie. Pensées pour Lola, sa famille et son père , mort de chagrin.
Oui je pense comme vous, je peu pardonner certaine choses en général le temps apaise, mais oublier non ça jamais.
Est ce qu elle aurait fait la même chose à une gamine de la même origine qu elle , je ne pense pas, ses actes ont surement étaient téléguidés par la haine du blanc occidental et motivés par l applications de certains haddits et par certaines paroles de rap qui disent clairement qu il faut tuer des blancs et pendre leurs bébés , tout cela semble passé sous silence dans le tribunal
Complètement d’accord
Peine de mort et pas dans deux, maintenant. La garder en détention coûterait encore du fric aux Français !! Mais bon, on connait la suite….
La garder en détention chez nous, car dans son pays, je crains l’accueil triomphal. Tant pis si ça coûte, avec une photo de Lola dans sa cellule qu’elle ne pourrait arracher comme elle a arraché la vie de la petite fille.
Pour le reste, les lois, ça se révise. on peut envisager une révision, une fois l’Etat de Droit rétabli, en 2027, » suite à l’affaire Lola, la peine de mort a été remise en question et révisée, l’émoi a été trop grand dans la population etc. etc…
Chez cette tueuse au sang froid il y a aucun affect, elle ne regrette rien, j’ai l’impression qu’elle s’en moque même.
Cet être humain (?) est un être perdu pour l’humanité.
J’aimerais bien aussi connaître les réactions des membres de sa famille.
Comme je l’ai déjà écrit, et selon les instructions de ses avocats, elle sait très bien que la peine de mort est bannie en France et que de toute façon elle sortira in jour, peut-être même avant la fin de sa peine…
Et pendant ce temps là, il y en a un, un socialiste, qui dort profondément sous la voûte du Panthéon !
Il ne dort pas sous la voûte du Panthéon, il semble, sauf « fake » médiatique, qu’il est toujours dans son cimetière breton. Le cercueil ne contiendrait que des effets personnels.
C’est une expression.
Une forme d’humour que je ne vous demande pas de partager.
En revanche, essayer l’humour est une bonne idée, surtout avant qu’ils n’aient l’idée de le taxer.
L ‘État algérien va s’empresser de la récupérer au plus vite,elle est sous OQTF .
Et « ça » ne sera pas clamé sur la place publique si par « accord », les dirigeants algériens veulent la « récupérer » ! …
macron serait peut-être assez cynique envers l’ange LOLA pour se vanter d’avoir renvoyer ce monstre dans son pays d’origine ! …
Je plaide pour le rétablissement de la peine de mort avec une telle engeance.
La civilisation voudrait que la société et ses enfants soient définitivement débarrassés de ces barbares
La perpétuité : qui y croit à son application totale ?
Bien d’ accord avec vous.
On gracie des criminels devant la peine de mort, pour services rendus , pour grand age, etc. et donc, logiquement , il doit être possible de faire le contraire. Peine de mort pour circonstance aggravante, age de la victime, horreur de la mise à mort d’un enfant, absence de compassion et de regret.
Je suis tout à fait d’accord. Certains crimes, par leur atrocité, leur barbarie, méritent amplement le châtiment ultime.
Rétablir la peine de mort pour de pareils crimes rien d’autre !!
Une femme, algérienne de surcroît, aura sûrement une peine allégée
La perpétuité n’existant plus, dans 15 ans elle est dehors.
Et si le gouvernement algérien s’en mêle, macron ne saura rien lui refuser
Hélas …
je pleure
Perpétuité
Malheureusement en France la perpétuité n’existe pas….
Puisque la peine de mort n’existe plus alors qu’elle aurait été la bienvenue dans ce genre de meurtre barbare et sanguinaire, il est à souhaiter que le jugement final pour le monstre qui à violé, torturé, assassiné la petite Lola, soit la prison à perpétuité incompressible sans la possibilité de remise de peine ou d’aménagement de peine. La meurtrière doit rester toute sa vie en détention afin de ne plus nuire à la société.
Cette criminelle n’est plus un être humain : il faut l’enfermer car elle recommencera si on lui en laisse la possibilité
Même les mots sont atroces. La « partie civile » pour une famille détruite.