Ma Frère au Cinéma : 1,5 million d’euros de subventions pour un bide woke et wesh

Transidentité, vivre ensemble et vulgarité. Tous les ingrédients du bide financés par le contribuable.
Copyright StudioCanal
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Neuf entrées par salle. C’est le résultat du box-office du film Ma Frère pour sa première journée d’exploitation. Hors avant-première, le long métrage sorti le 7 janvier a réuni 6.000 spectateurs dans toute la France. Le film avait pourtant tout pour plaire.

À son crédit, une sélection à Cannes dans la catégorie Première et de bonnes critiques sur les sites spécialisés. Cette réalisation signée Lise Akoka et Romane Guéret avait aussi pour elle d’être largement distribuée (dans près de 500 salles). Que s’est-il donc passé ?

Voici le pitch : « Shaï et Djeneba ont 20 ans et sont amies depuis l’enfance. Cet été-là, elles sont animatrices dans une colonie de vacances. Elles accompagnent dans la Drôme une bande d’enfants qui, comme elles, ont grandi entre les tours de la place des Fêtes à Paris. À l’aube de l’âge adulte, elles devront faire des choix pour dessiner leur avenir et réinventer leur amitié. » Jusque-là, même si le sujet n’a rien de très original, un spectateur non averti pourrait se laisser tenter.

Neuf spectateurs par séance

D’où l’intérêt de visionner la bande-annonce avant de se rendre en salle. Le premier mot employé est « wesh », il donne le ton. Les dialogues sont prononcés avec un accent marqué typique du langage de quartier et n'ont rien de soutenu. Pour preuve, cette seconde phrase de la bande-annonce : « Palpe-moi, je te pète dessus. » Comme le titre du film l’indique, le mot « frère » est également régulièrement employé.

D’aucuns verront également un brin de mépris vis-à-vis des Français et/ou des Blancs lorsqu’une enfant noire regarde ce qu’elle juge comme des non-semblables avec dédain en disant : « Les Français, c’est des décontractés, wesh. »

Pour le reste, c’est France Info qui en parle le mieux. Le site du service public dit du film qu’« il aborde avec élégance et humour des sujets encore perçus comme tabous chez les enfants : la transidentité, le consentement, le rapport à la famille, le vivre ensemble ». Le tableau est complet.

Ma Frère est un Nos jours heureux – film d'Éric Toledano et Olivier Nakache sorti en 2006 – plus woke, plus inclusif, plus bien-pensant… Un mauvais Nos jours heureux, en somme. Cela dit, il faut le reconnaître, Amel Bent, qui fait là ses premiers pas au cinéma, est convaincante.

Évidemment, personne n’est obligé de dépenser 12 euros en moyenne pour aller voir Ma Frère. Le problème avec ce genre de films n’est pas uniquement qu’ils ne fonctionnent pas en salle ou qu’ils s'attachent à tout prix à livrer une vision déconstruite de la société, mais bien qu’ils soient allègrement subventionnés.

1,58 million d’euros d’argent public

Pour ce long-métrage dont le budget est estimé à 5 millions d’euros, la région Rhône-Alpes-Auvergne a investi 250.000 euros, tandis que, selon Destination Ciné, le CNC (Centre national du cinéma) a participé à hauteur de 480.000 euros via son avance sur recettes avant réalisation et son aide au développement d'œuvres cinématographiques de longue durée, et que France Télévisions a versé 850.000 euros. Ce qui s’annonce être un four, comme Les Pires, le précédent film du duo de réalisatrices, est financé à plus de 30 % par l’argent du contribuable français, soit 41,5 millions de foyers. Ce, pour qu’une poignée de spectateurs puisse se divertir (ou pas) pendant 1 h 52.

Le jeu en vaut-il la chandelle ? La question mérite d’autant plus d’être posée que Ma Frère est loin d’être un cas isolé. Parmi les exemples marquants : Toutes pour une, de Houda Benyamina, qui n’a réuni que 14.059 spectateurs pour un budget de 10 millions d’euros ; Reine mère, avec Camélia Jordan, qui, lors de sa première semaine d'exploitation, n’a séduit que 5 spectateurs en moyenne par séance, ou encore Avant que les flammes ne s’éteignent, qui a enregistré 23.491 entrées. Tous ces films, et bien d’autres encore, ont un point commun : en plus d’être woke, antifrançais et/ou politisés, ils sont abreuvés de subventions des régions, des métropoles, du CNC et autres. Chaque année, entre 1,1 et 1,25 milliard d’euros d’argent public partent dans des productions cinématographiques. Du gaspillage à l’état pur.

Cet article a été mis à jour pour la dernière fois le 10/01/2026 à 18:58.

Vos commentaires

90 commentaires

  1. Le film « Ma frère », à la fois succès public et succès critique, est désigné film de la semaine par le site « AlloCiné ».
    Cela donne encore plus envie de le voir.

  2. Hadrien Lemur,
    Quels sont les jeunes réalisateurs français de talent que vous n’aimez pas ?
    A moins que vous ne fréquentiez pas les salles obscures …
    Dans ce cas, retenez-vous d’émettre un jugement.

  3. France Inter, une des radios officielles de la bien pensance gauchiste a fait de ce film une publicité aussi pleine de louanges que complètement désespérée ce samedi 10 janvier 2026.

    • Et les films réactionnaires et passéistes, ils relèvent de la bien pensante d’extrême droite ?
      Nous avons la chance de profiter d’une nouvelle génération de réalisateurs et réalisatrices français talentueux salués unanimement dans le monde entier.
      Ne boudons pas notre plaisir et continuons de soutenir financièrement leurs projets pour qu’ils puissent toujours voir le jour sur nos écrans.

      • J’avoue que vous vous surpassez K74 ! Vos commentaires ne sont même plus lunaires, ça relève d’un talent de l’inversion de la réalité qui force l’admiration.

  4. Comment France Télévisions, qui reçoit 2,5 milliards par an d’argent public et qui estime ne pas en recevoir assez faire face à ses obligations (Mme Ernotte-Cunci perçoit bon an mal an 400 000€ avec les primes), peut-elle subventionner tous les navets dont le scénario lui est proposé à hauteur de 850 000? Est-ce à dire que Mme Ernotte-Cunci renonce à son royal traitement deux années consécutives?

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