Le Monde et Libération mis à la porte d’une dédicace de Nicolas Sarkozy !

La presse de gauche semble découvrir qu’elle peut parfois récolter ce qu’elle a semé...
Capture d'écran X
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C’était l’affluence des grands jours, ce vendredi 12 décembre, à la Librairie de la presse à Menton (Alpes-Maritimes). Quelques jours, à peine, après sa remise en liberté, Nicolas Sarkozy était de passage dans la station balnéaire afin d’y dédicacer Le Journal d’un prisonnier (Fayard), livre-témoignage de sa courte incarcération à la prison de la Santé, et accessoirement pour soutenir la campagne électorale de son fils Louis, candidat aux élections municipales à Menton. Curieux et fans s’y sont pressés, avides d’un selfie ou d’un court échange avec l’ancien chef de l’État. La presse locale et nationale avait également fait le déplacement afin de couvrir l’événement. Mais les journalistes n’ont pas tous été logés à la même enseigne : une certaine presse d’opinion n’a pas reçu le précieux carton d’invitation. « Le Monde ne rentrera pas », s’est ainsi entendu dire l’employé du quotidien de gauche, par l’attachée de communication de Nicolas Sarkozy. Même traitement pour son confrère de Libération. Face à leurs mines déconfites et leur incompréhension surjouée, l’explication est tombée, aussi concise qu’éloquente : « Réfléchissez ! » Cette mise au ban de médias habituellement traités avec crainte et flatterie a été d’autant plus mal vécue qu’au même moment, les journalistes de CNews et du JDD étaient autorisés à faire leur travail, au plus près de Nicolas Sarkozy…

Ne voulant pas s’avouer vaincus, les journalistes refoulés en ont été réduits à « missionner » deux malheureux étudiants qui passaient par là afin qu’ils s’infiltrent à leur place. Une certaine idée du journalisme… Arrivés devant Nicolas Sarkozy, les deux émissaires l’ont questionné, comme demandé, sur cette terrible « censure » de journalistes dûment encartés. « Nous sommes en France, on a le droit de décider qui rentre ou pas », a alors répondu poliment le Président, renvoyant les jeunes Matéo et Marin à leurs chères études.

Un anti-sarkozysme primaire

Nos confrères de Libération et du Monde s’attendaient-ils vraiment à être accueillis avec sourire, petits fours et coupes de champagne ? Débarrassé de tout mandat électif, Nicolas Sarkozy n’a aucune obligation de s’entretenir avec l’ensemble de la presse. Encore moins avec celle qui le descend en flamme à la moindre occasion.

Le 10 décembre dernier, Libération avait consacré un article de « fact-checking » censé démonter les « bobards » de l’ancien maire de Neuilly-sur-Seine. Le canard de la gauche parisienne avait ainsi révélé que la cellule de Nicolas Sarkozy ne ressemblait pas du tout à la description qui en avait été faite : elle ne mesurait pas 12 m2, comme le « prisonnier » l’écrivait dans son ouvrage, mais plutôt « aux alentours de 15 m2 ». Un beau travail d’investigation. Autre scoop fracassant : alors que l’ancien chef de l’État avait raconté que « plus de 1.000 personnes » se seraient massées dès l’aube devant son domicile, le jour de son incarcération, le nombre réel de ses soutiens n’aurait, en réalité, pas dépassé les 200. « Un écart qui ne relève plus de la simple approximation, mais d’une réévaluation à grande échelle de la réalité », s’est ému Sud-Ouest, reprenant les informations de Libération.

Ce dernier avait publié, quelques jours plus tôt, une autre recension fort peu élogieuse du Journal d’un prisonnier, qualifié de « mauvais livre » empli de pathos, une « navrante parodie de l’affaire Dreyfus » signée par « Soljenitsyne version Wish »

Le Monde s’est montré tout aussi acide, usant exactement des mêmes éléments de langage que Libération. « Nicolas Sarkozy se pose en nouveau Dreyfus avec son Journal d’un prisonnier », a ainsi écrit le quotidien. Il faut dire que Nicolas Sarkozy n’avait pas été tendre, dans son livre, à l’égard de l’ex-journal de référence, « tombé dans le caniveau ». Il l’avait accusé d’avoir envoyé un paparazzi à la Santé pour « voler une photo » de lui emprisonné. « Ce qui n’a jamais été l’intention de la rédaction », s’est, depuis, défendu Le Monde.

Une liberté de la presse à géométrie variable

Il est assez comique de voir, aujourd’hui, les chroniqueurs de Libé et du Monde s’offusquer d’avoir été blacklistés et refoulés d’une séance de dédicaces. Où étaient-ils, ces grands défenseurs de la liberté de la presse, lorsque Boulevard Voltaire subissait les assauts des Sleeping Giants, en 2019 ? On ne les a pas entendus, non plus, lorsque les locaux de Valeurs actuelles ont été envahis par des militants de la « Ligue de défense noire africaine », en 2020. Se sont-ils offusqués, lorsque des journalistes (dont une jeune femme !) de Frontières furent bousculés par des députés de gauche au palais Bourbon, le 9 avril dernier ? Ont-ils davantage réagi, le 4 décembre dernier, quand le député de La France insoumise, Thomas Portes, a menacé directement les journalistes de CNews et demandé à ses troupes de « les mettre hors d'état de nuire » ?

Comme d’habitude, la défense des droits et des libertés est à géométrie variable, à gauche. Le camp du Bien censure et excommunie à tout-va, puis fait mine d’agoniser à la première porte fermée.

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Jean Kast
Journaliste indépendant, culture et société

Vos commentaires

110 commentaires

  1. Sur Amazon, 1er en « Livres », dont
    1er en « Études et moyens de communication »
    1er en « Médias »
    1er en « Géopolitique »
    Les chiffres ont parlé…

  2. Et bien l arroseurs arros…. c est fou comment ils peuvent se placer en victime quand arrivent ce qu’il font subir au autres .

  3. Le Monde et Libé ne vont certainement pas s’en relever… Mais depuis que Sarkozy s’est découvert une foi chrétienne toute neuve certains le soutiennent avec une vigueur nouvelle…

  4. oserais je dire que je suis ecroulé de rire de voir ces deux torchons gauchos vires avec perte et fracas de cette seance de dedicace????ils ont rejoint le caniveau d’où ils n’auraient jamais du sortir et ils sont non seulement ineptes mais puants et wokistes. ces torchons ne meritent meme pas le nom de journaux.je n’iame pas Mr Sarkosy, mais je ne peux m’empêcher d’être MDR en voyant la tête de ces ersatz de journalistes refoules.Bravo tout de même Mr le président.

  5. La grandeur de la droite, c’est de ne pas se comporter comme la gauche. Si nous nous abaissons à ostraciser, comme nos adversaires, nous ne valons pas mieux qu’eux.

  6. « Nous sommes en France, on a le droit de décider qui rentre ou pas », a alors répondu poliment le Président,  » Précepte à mettre en application – tout de suite – à TOUTES nos frontières !

  7. Qu’il se le dise : Le Monde ne fait très objectivement plus partie, même s’il le prétend, ce depuis bien longtemps, de la « presse objective ». Ainsi la réponse du berger à qui vous savez…

  8. idem pour le geste magistral, d’une élégance italienne celui de CARLA qui a mis à terre pour la piétiner la bonnette rouge de médiaperd ! B R A V O !

  9. Si de Gaule parlait de « l’Immonde », il disait aussi que dans ce journal même la date était fausse… Et ces deux papier toilettes (bons pour le cacadoux) sont subventionnés par nos impôts ! Que d’économies pourrait-on faire là aussi !

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