Horreur, les hommes trouvent que les femmes belles sont attirantes !

Le compliment de Trump à Georgia Meloni scandalise des féministes militantes : le male gaze est de retour.
Capture d’écran du film « Malena » avec Monica Bellucci
Capture d’écran du film « Malena » avec Monica Bellucci

Le compliment de Trump à Georgia Meloni intéresserait presque plus les médias traditionnels que l’accord de paix entre Israël et Gaza qu’il a instigué. Complimenter une jolie femme, est-ce vraiment la réduire à un objet ? Encore une fois, et comme il le prévoyait, Donald Trump s’est attiré les foudres de la bien-pensance féministe éclairée pour qui un compliment est une insulte et qui n’envisage pas que les relations entre les hommes et les femmes puissent être autre chose qu’une lutte des sexes.

La beauté, un piège sexiste ?

Connaissez-vous le male gaze [regard masculin, en anglais, NDLR] ? C’est un concept tout droit sorti des cultural studies qui entendent dénoncer la culture comme une lutte idéologique où se jouent les rapports de domination et prônent donc la déconstruction sociale. Aussi fumeux que ses corollaires qui veulent que le naturel ne soit que culturel, ce concept-là entend dénoncer la façon dont le regard masculin s’approprierait le corps féminin en le sexualisant. Horreur, enfer et damnation puisque, vous l’avez compris, il faut gommer toutes différences sexuelles sous prétexte d’une égalité qui n’a jamais empêché la différenciation.

Le male gaze est un concept théorisé dans les années 70 par Laura Mulvey, une critique de cinéma anglaise qui dénonce un regard hétéronormé au cinéma, dans la publicité, dans la société en général. Dans son livre Plaisir visuel et cinéma narratif, elle conteste le système patriarcal hollywoodien, dénonçant une fascination fétichiste pour le corps féminin. Donc, pour les féministes, il est interdit de mettre en valeur la beauté d’une femme, car c’est la réduire à son physique ou, du moins, la réduire à ce qu’en perçoit le regard masculin. La solution ? Les hommes baissent le regard et les femmes sont priées de s’enlaidir ou de gommer ce qui ferait d’elles des femmes ? Bravo pour le paradoxe, mais on n’en est pas à un paradoxe près ! Autre concept porteur dénoncé par nos éveillés-éclairés : le beauty privilege, le privilège de la beauté. Nombre d’expériences sociales ont été et sont menées pour dénoncer cette injustice : tout serait plus simple quand on est beau, et au nom de l’égalitarisme, c’est absolument inacceptable ! D’ailleurs, si on en croit Elle, c’est même « un piège sexiste ».

La doxa féministe aura tout fait pour imposer ses idées : les femmes ne doivent plus être sexualisées pour se libérer ! Dans un monde merveilleux de poissons-clowns hermaphrodites, hommes et femmes ne se regardent plus : la beauté, l’attirance et la séduction doivent être annihilées au nom de la lutte des sexes. Le problème ? Chassez le naturel, il revient au galop : les hommes continueraient de trouver les femmes attirantes… attirantes.

Chassez le naturel, il revient au galop !

C’est en tout cas ce que déplore un article de CNN : « Après des années de progrès sur le genre, le male gaze est de retour. » La journaliste dit avoir subi « un choc culturel, cet été » et s’interroge : « Était-ce autour de l'élection présidentielle de 2024 ? Ou depuis l'annulation de l'arrêt Roe v. Wade ? Peut-être lorsque les militants des droits des hommes ont riposté à #MeToo ? Quel que soit le catalyseur, un changement de contexte politique semble avoir coïncidé avec une évolution sociale qui a ramené des idées étroites, et parfois restrictives, sur la féminité dans les médias. » La pauvre tombe de haut et s’afflige : « Comment ces idées reçues ont-elles pu refaire surface ? N'étions-nous pas tous d'accord pour dire que nous en avions fini ? »

Manifestement non, mais est-ce si grave ? Pour Madeline Holcombe, qui a écrit l’article de CNN, en tout cas, ça l’est, parce que si les hommes admirent la beauté des femmes, alors, nous voilà face à une grave régression. S’appuyant sur l’exemple de la campagne d’American Eagle qui avait fait polémique, cet été, la journaliste regrette que le sexy soit vendeur. Sauf qu'il faut vendre et les lois du marché, comme celles de la nature, sont plus fortes que l’idéologie. Les effets de ce constat dressé aux États-Unis par CNN sont même déjà arrivés en France, notamment pendant la Fashion Week qui vient de se terminer. Sur France Info, on regrette « la fin de la tendance body positive ». La bookeuse Aude Perceval y déplore qu’à cause de « la grossophobie ambiante », « on n’arrive pas à faire bosser autant qu’avant » des mannequins plus-size « qui sont magnifiques, qui ont des super personnalités », expliquant qu’elle « ne sai[t] pas d'où ça vient ». C’est vrai qu’en France, il est plus difficile d’accuser Trump !

On peut feindre un temps, mais la nature finit toujours par triompher et il semblerait que ce que la doxa woke appelle les « stéréotypes de genre » soit en train de redevenir des repères. Quoi qu’il en soit, penser que la beauté sauvera le monde n’a jamais semblé aussi vrai !

Vos commentaires

93 commentaires

  1. Dans l’article de Madame Figaro, voilà ce qu’on peut lire :
    « commentaire déplacé’
    « Il s’est permis une remarque sur le physique de la cheffe du gouvernement »
     » Il s’est permis une réflexion sur Giorgia Meloni »
    « La scène est invraisemblable »
    « connu pour ses propos sexistes et misogynes »
    Wouah !
    Si on n’a pas vu la vidéo on se dit que la pauvre Meloni a dû à ce point être humiliée et que ça a déclenché un incident diplomatique entre les deux pays.
    Que nenni.
    Il a aussi souligné que c’est une femme politique pleine de réussite et très appréciée dans son pays. Mais évidemment ça n’ est pas mis en avant. Il aurait fallu, sauf à être de mauvaise foi, reconnaître les progrès spectaculaires de l’Italie sur le plan économique. (Notre note est dégradée celle de l’Italie est relevée).

    L ‘humiliation qu’ont subi Macron et Starmer c’est plus important quand même. C’était terrible.
    Deux si grands pays

  2. Je suis un mâle blanc de plus de 50ans et je me qualifierai de contemplatif dans la mesure où je regarde avec plaisir ce qui est beau.
    D’ailleurs, je crois que je suis en train de virer ’’lesbien’’ car j’aime les femmes.
    Est-ce grave docteur ?

  3. Bien sûr il y a quelques exceptions, mais quand je vois une femme avec des jeans troués et des cheveux gras mal peignés je me dis qu’elle est de gauche.
    Ajouté à cela le manque d’humour et l’absence d’autodérision … Si on s’aventure à plaisanter on va droit au procès !
    Le pouvoir de séduction en prend fatalement un coup.

  4. Quand on sait que les hommes veulent devenir riches pour avoir les plus belles et que les plus belles veulent les plus riches, la gauche n’a même pas compris cette notion, donc gérer un pays leur est inaccessible !

  5. La ( vraie) femme sera toujours l’avenir ( du vrai) homme..complimenter une femme même malgre « metoo » et la victimisation des gauchistes,reste une forme d’élégance,meme de la part de M.Trump,..d’autant qu’il est bien placé pour ne remettre en rien en cause,l’intelligence de Mme Meloni,quand il croise d’autre  » dirigeants » ( suivez mon regard!)..

    • Jean FITO
      vous avez raison , il n’y a pas pire vipère qu’un laideron..
      Soyons belles et que les hommes nous aiment…!!

    • Eddy
      Albert Einstein a rajouté en se ravisant…
      « Quoique pour l’univers, je n’en ai pas encore la certitude… »

  6. Quand les déconstructeurs auront fini de déconstruire l’espèce humaine, ils pourront toujours s’attaquer… au million d’espèces animales répertoriées…puis les 9 millions de non répertoriées estimées par les biologistes…dont 99.99% d’espèces sexuées. Je serai curieux de savoir comment ils vont s’y prendre pour déconstruire le déterminisme social des félins, des baleines ou des libellules… sans même parler des moustiques chers à Aymeric CARON ha ha ha!

  7. Sans doute que les théoriciennes de cette idéologie ont comme projet de société un califat dans lequel les femmes empaquetées dans un sac poubelle à la mode talibane ne risqueraient pas d’être complimentées pour leur beauté. Leur sont serait certainement beaucoup plus enviable.

  8. Si j’en crois l’analyse de Didier Bourdon des Inconnus, les belles femmes ont le triste inconvénient d’en ch… (disons d’en baver) à l’âge mûr. Il rassure sa copine : elle ne craint rien…
    Mais tout ça, c’était avant la chirurgie esthétique intensive.

    Perso, je préfère la personnalité à la beauté.

  9. Ce n’est certes que l’avis d’un vieux macho de 66 ans, mais un homme « normal », non déconstruit à la sauce Sandrine Rousseau, ne peut être insensible à la beauté féminine! Et tant pis si les fémino gauchistes à la Panot, Aubry, Guetté, Autain, et autre Berger etc s’étranglent d’indignation. Je suis de ceux qui non seulement saluent le courage des jeunes femmes du Collectif Nemesis, mais je les trouve aussi AT-TI-RAN-TES! Encore une fois, mon commentaire est celui d’un vieux macho AS-SU-ME. Commentaire qu’on a le droit de fustiger! Mais de cela je m’en moque!

  10. féministes de quoi ? pas de défense des femmes afghanes, pas de défense des femmes iraniennes pa sde défense des femmes des quartiers chez nous.

    • Bravo, les féministes gauchos ont manifestement un gros problème, qui plus est elles sont sélectives.
      vive la beauté, le charme, ce je ne sais quoi qui caractérisent les femmes qui peuvent tout se permettre avec leurs atouts. L’une d’elle, jeune, m’avait dit il y a quelques temps qu’elles étaient la faiblesse des hommes! Et alors, où est le péché ou est le problème? La nature sous toutes ses formes lorsqu’elle s’y met n’est-elle pas belle?
      Vive Némésis, courageuses, les autres, enrez dans les ordres et fichez_nous la paix.

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