[EXCLU] L’évadé du Louvre : un profil « très connu » du XVe arrondissement de Paris

L'homme qui s'était enfui lors d'une sortie culturelle a été interpellé au Sénégal après plusieurs jours de cavale.
Boulevard Voltaire.
Boulevard Voltaire.

Le détenu de la prison de Nanterre qui s’était évadé, vendredi 13 mars, à l’occasion d’une sortie culturelle organisée au Louvre a finalement été intercepté, ce mardi, à l’aéroport international Blaise-Diagne, au Sénégal, selon une info TF1-LCI. Quatre jours plus tôt, c’est en transitant par la station Auber que l’homme, qui bénéficiait d’une permission de sortie aux côtés de deux autres détenus, était parvenu à semer l’escorte pénitentiaire.

Une évasion en plein cœur de Paris

La sortie, qui prévoyait la visite d’une exposition sur le thème des « droits des citoyens », selon Le Parisien, devait pourtant présenter des garanties renforcées. Elle était « encadrée par six personnels pénitentiaires, dont trois personnels de surveillance comprenant un gradé et deux conseillers pénitentiaires d’insertion et de probation », a précisé l’administration pénitentiaire. Une vigilance accrue décidée en amont par la direction de l’établissement, après l’octroi de la permission de sortie par le juge de l’application des peines, malgré les avis défavorables émis à la fois par l’établissement et par le parquet, selon une source policière citée par l’AFP.

C’est pourtant dans un lieu particulièrement fréquenté, à la station Auber, que l’homme a réussi à échapper à la surveillance des agents. Si les forces de l’ordre ont rapidement localisé le fugitif en dehors des frontières françaises, relate Le Dauphiné, il aura fallu attendre ce mardi pour que l’homme soit intercepté au Sénégal à la descente d’un avion en provenance de Bruxelles, avant d’être écroué en attendant son extradition.

Un profil « très connu »

De source proche du dossier, Boulevard Voltaire a appris que Babacar D., né en 2001 à Paris, est « très connu » des services de police pour cambriolage et trafic de stupéfiants, notamment des faits commis à un mois d’intervalle et pour lesquels il doit être incarcéré jusqu’en 2028, mais aussi pour refus d’obtempérer et violences sur personne dépositaire de l’autorité publique.

Des faits fréquents dans la cité des Frères-Voisin, dans le XVe arrondissement d’où il est originaire. À proximité du parc Suzanne-Lenglen, violences et trafic de stupéfiants se côtoient régulièrement, bien que la cité reste réputée « discrète », sans nuisances majeures signalées, comme les attaques aux mortiers. « Ça charbonne fort, là-dedans. Ils sont doués », confie une source proche du terrain.

Suspension des sorties collectives

Dès le lendemain de l’évasion, le parquet de Nanterre a ouvert une enquête pour « évasion d’un détenu en permission de sortie », confiée à la police judiciaire des Hauts-de-Seine.

Dans la foulée, le directeur de l’administration pénitentiaire a décidé de suspendre les permissions de sortie collectives « jusqu’à nouvel ordre », « afin de travailler un cadre permettant d’en garantir la sécurité ».

Vos commentaires

76 commentaires

  1. On se fiche de qui ?? Et c’est moi qui paye une partie de la visite avec mes impôts et comment a t il les moyens de s’envoler vers le Sénégal ?? Il faudrait un sacré « KARCHER » pour faire le grand nettoyage dans tout ce qui ne marche plus dans notre beau pays !!

  2. Six personnes de la pénitentiaire pour serveiller 3 bandits et hop 1 s’évade comment à t’il fait pour partir alors qu’il est surveiller par 6 gardiens c’est un passe muraille celui-ci ou alors,tu peut partir copain je tourne le dos.

  3. Un spécimen : Babacar D. est « très connu » des services de police pour cambriolage et trafic de stupéfiants, faits commis à un mois d’intervalle et pour lesquels il doit être incarcéré jusqu’en 2028 ; pour refus d’obtempérer et violences sur personne dépositaire de l’autorité publique.
    Questions :
    Comment cet individu a-t-il pu bénéficier d’une autorisation de sortie malgré les avis défavorables de la prison et du parquet ? Le juge ayant autorisé cela aura-t-il des comptes à rendre ?
    Avec quel argent ce « détenu » a-t-il pu financer son voyage au Sénégal ?
    Avec quels papiers a-t-il pu quitter le territoire Français, se présenter à l’embarquement et prendre un avion pour une destination extra européenne ?
    Vos réponses, messieurs les ministres de l’Intérieur et de la Justice ?

  4. N’existe donc t’il pas d’échanges entre les polices aux frontières dans les aéroports européens? Si ce machin, comme aimait à le rappeler le général de Gaulle, ne sert à rien, il faut donc s’en débarrasser. Dans le même temps, on constate que le Sénégal était prévenu que cet individu était recherché. Il y a donc des fautes dans cette affaire et chaque coupable se doit d’être sanctionné, à commencer par par le juge de l’application des peines.

  5. Toute cette histoire est une vaste guignolade. A commencer par le thème de l’expo : « les DROITS des citoyens ». Ne serait-il pas plus opportun d’apprendre à ces messieurs quels sont les DEVOIRS des citoyens ?

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