Étudiants algériens en France : faut-il s’en réjouir ?

Le nombre d'étudiants algériens en France a augmenté de 7 % en seulement un an, avec 34.269 étudiants inscrits.
drapeau algérien

Alors que l’ambassade française en Algérie a annoncé l’octroi de 8.351 visas français aux étudiants algériens en 2025, les bénéfices de l’accueil de ces étudiants semblent encore à prouver.

Une immigration étudiante croissante et soutenue

Les étudiants algériens sont de plus en plus nombreux à venir étudier en France. Leurs effectifs ont augmenté de 7 % en seulement un an, avec 34.269 étudiants inscrits dans nos établissements français, d’après le rapport sur la mobilité étudiante publié par Campus France en mai 2025. C’est, ainsi, la deuxième plus grande population étudiante étrangère, après celle du Maroc. Depuis 2022, l’immigration étudiante est en effet le premier motif de délivrance des nouveaux titres de séjour, représentant près d’un tiers des primo-titres de séjour accordés par la France en 2024, d’après les chiffres du ministère de l’Intérieur.

Comment expliquer cet essor ? Il semblerait que la stratégie « Bienvenue en France », lancée en 2019 par Édouard Philippe alors qu’il était Premier ministre, porte déjà ses fruits. Le projet prévoyait, notamment, des dispositifs pour faciliter les démarches, un label qualité d’accueil, avec pour objectif d’avoir 500.000 étudiants étrangers en 2027. D’après Campus France, ils étaient 430.000 étudiants étrangers recensés en 2023-2024 : le projet va donc droit au but !

Des études qui ne répondraient pas aux besoins du marché français

Si l’accueil d’étudiants étrangers peut être opportun pour résorber les manques de compétences dans certaines filières, la plupart de ces étudiants ne choisissent pas ces domaines d’études. Ainsi, alors que la France fait face à une pénurie de médecins et d’ingénieurs, la majorité des étudiants algériens optent pour des études de sciences et STAPS ou lettres et sciences sociales, d’après les statistiques du ministère de l’Éducation nationale et de l’Enseignement supérieur publiées en 2024. Ces données précisent que plus de 80 % des étudiants algériens sont inscrits à l’université, délaissant quelque peu les écoles d’ingénieurs et de commerce ou d’autres écoles spécialisées.

C’est une chose d’étudier, c’en est une autre d’être diplômé. À ce titre, les résultats laissent un peu à désirer : « Les étudiants ressortissants de pays du Maghreb connaissent le plus fort taux d’échec, avec 75,4 % d’entre eux qui ne parviennent pas à valider une licence en trois ans et 62,5 % en trois ou quatre années », précise l’Observatoire de l’immigration et de la démographie, dans sa note sur l’immigration étudiante publiée début septembre. Il est difficile de quantifier l’intégration professionnelle de ces étudiants, puisque les informations relatives à leurs carrières sont très parcellaires et « ne permettent pas de savoir s’ils viennent combler des manques réels du marché de l’emploi ou s’ils occupent des métiers sans tension majeure », explique, de son côté, la Cour des comptes, dans son évaluation de l’attractivité de l’enseignement supérieur français pour les étudiants internationaux, publiée en mars 2025.

En revanche, les détenteurs étrangers d’un doctorat obtenu en France connaissent une insertion professionnelle quasi équivalente à celle de leurs homologues, d’après la Cour des comptes. Le nombre de doctorants étrangers est assez notable, bien qu’il ait chuté de 14 % entre 2018 et 2024 : plus d’un millier de doctorants algériens mènent leurs recherches en France.

Un coût financier pour le ministère de l’Enseignement supérieur

Plus largement, alors que l’enseignement supérieur est en difficulté financière, la question de la rentabilité des accueils d’étudiants étrangers se pose. La dépense moyenne par étudiant, y compris l’apprentissage, est estimée à 13.060 euros, en 2023, pour l’ensemble du supérieur, d’après l'État de l'enseignement supérieur, de la recherche et de l'innovation (n° 18). Cependant, ce coût varie selon les filières et il est notamment beaucoup moins onéreux à l’université qu’en CPGE : 12.250 euros, contre 18.560 euros par an pour un étudiant. Il n’en demeure pas moins que le financement de ces études est une charge conséquente. La Cour des comptes estime, ainsi, que « le coût net pour les finances publiques de la présence dans l’enseignement supérieur français de plus de 10 % d’étudiants internationaux est d’environ un milliard d’euros ». La stratégie d’attractivité a beau avoir fonctionné, les preuves de sa rentabilité n’ont pas encore été apportées.

Cet article a été mis à jour pour la dernière fois le 09/10/2025 à 17:24.

Vos commentaires

60 commentaires

  1. Au fait, la barbare algérienne qui a massacré l’innocente petite Lola, n’était -elle pas venue en France grâce au statut d’étudiante ? Étudiante en quoi d’ailleurs ? Et lorsque l’on constate l’état déplorable de nos écoles, comment peut-on prétendre, et gaspiller un pognon de dingue, former des étudiants étrangers. A moins qu’ils ne soient débiles, je n’arrive pas à croire que c’est la qualité de notre enseignement qui les attire

  2. Normal , l’Algérie aime la France et ils le prouvent tous les jours !! Mais que savent ils pour que nous nous « couchions » devant ce pays car nous avons beaucoup de moyens de les faire plier et nous ne faisons rien ??? Curieux ??

  3. Allez dire ça à la maman de Lola puisque le papa n’a pas supporté la mort de sa fille
    La meurtrière avait un visa étudiant…..

  4. Rien de ce qui vient de L’Algérie ne peut me réjouir.
    Il est à parier que ceux-là n’ont pas de soucis, ni à se loger, ni à se nourrir.
    France d’égalité…

  5. La France a un moyen de pression quelle n’utilise pas. De plus, que vaut le Bac algérien quand on sait que le bac français ne vaut déjà plus rien?

  6. Oui, si on hait la France , qu’on est musulman et ami des assassins du FLN, on peut s’en réjouir en effet

  7. Beaucoup d’Algériens haïssent la France, beaucoup sont en échec, et tout le monde reste. Donc c’est surprenant de se féliciter de l’augmentation de leur nombre. Mais au fait, que doit Macron a l’Algérie ?

  8. En plus du coût pour le ministère, ces étudiants viennent également monopoliser les logements étudiants poussant les étudiants français à se loger à grands prix. Pendant ce temps les OQTF restent bien au chaud en France. La seule solution c’est 1 OQTF = 1 visa. Le ministère des affaires étrangères peut se gargariser de l’augmentation des chiffres, mais il ne fait que renforcer les autorités algériennes dans leur obsession anti française. Seule force peut les faure plier alors que le macronisme n’est que faiblesse et reculades.

  9. Après Math su et Math spé puis la fac pour un doctorat en math.
    J’ai enseigné dans ses pays en coopération, je maintient il n’ont pas le niveau du moins en math, c’était début année 1980, hélas aujourd’hui à force de descendre le niveau nous en somme au même point au lycée !
    Le nivaux redevient bon à partir de la licence, mais vue l’article peu y arrive et encore moins dans les matières dites scientifiques !

    • c’est clair. l’un de ems enfants en math sup voit un livre de maths de son grand père. Il le feuillette et regarde la couverture = livre de 3emme (donc année du brevet). Il me montre un chapitre en me disant = « regardes, c’est ce que nous sommes en train d’apprendre en math sup! »
      Et cela date d’environ 1994 -1995!

    • Pour ma part c’était dans les années 1972-74
      Nous donnions des cours à de futurs « Ingénieurs » d’une totale nullité n’ayant absolument aucune base…
      La plupart de nos élèves ne venaient que parce qu’ils devaient pointer pour recevoir les aides financières.
      On pourrait limiter les visas à ceux qui viennent faire des études scientifiques ou des écoles d’ingénieurs avec obligation de réussite, c’est à dire qu’en cas de redoublement c’est retour illico au pays.
      Trainer des cancres revient à freiner tout le groupe scolaire et baisser encore plus le niveau de l’enseignement… si c’est possible !

  10. Voilà pourquoi nos propres enfants n’ont pas de place dans les IUT à proximité de chez eux. Aussi pourquoi ils n’ont pas de logement CROUS. Pourquoi ils paient plein pot les repas, avec le vegan presque obligatoire pour dissimuler qu’un certain animal n’est pas consommable. Pourquoi ils ne prennent pas de notes le 1er trimestre et d’un coup disparaissent des radars.

  11. Ces pseudo-étudiants algériens et leurs dirigeants politiques veulent avant tout profiter de tous nos avantages sociaux alors qu’ils méprisent profondément la France, bonne poire.

  12. Plus d’étudiants algériens alors que ce pays haineux ne veut pas récupérer ses délinquants… une folie de plus de la macronie !

  13. Nombre de ces « étudiants » n’étudient jamais et ne repartent pas au bled. Au contraire, ils s’installent en France (à nos frais) et font venir leur famille. Il faut renvoyer tout ce beau monde d’urgence.

  14. J’en ai rencontré. Beaucoup n’ont pas le niveau. Ensuite la plupart viennent pour ouvrir des kebabs, des magasins de téléphonie, vendre du shit et surtout ne jamais repartir. Wallah !

    • Le problème est que beaucoup d’étudiants français n’ont pas le niveau non plus.

      En tant que formatrice en formation continue et dans une famille d’enseignants (enseignants allant de l’instit au prof de terminale) , je puis vous le confirmer.
      c’est un retour de terrain et non pas du vu sur la TV.

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