Émeutes en Suisse : partout, le vivre ensemble échoue

En Suisse comme en France, la mort accidentelle de certains « jeunes » donne lieu à d’invariables violences et émeutes.
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Young people wearing face coverings launch fireworks from behind fires in a street in Lausanne, on August 25, 2025, during a second night of rioting following the death of a teenager who tried to escape local police while driving a stolen scooter. (Photo by Fabrice COFFRINI / AFP)

Des scènes de chaos en pleine Suisse romande. Lundi soir, de violents heurts ont éclaté dans le quartier de Prélaz, à Lausanne. Des « jeunes », pour certains encagoulés, ont chargé les forces de l'ordre et les ont arrosées de tirs de mortier. « Confrontés à l’agressivité des émeutiers, les policiers ont dû faire usage des moyens de contrainte, soit quatre tirs de prismes en caoutchouc et 54 tirs de grenades lacrymogènes, ont fait savoir les autorités locales. Le véhicule tonne pompe (MAD) de la police cantonale a également été engagé dans le but de projeter de l’eau et de disperser les manifestants. »

La veille, déjà, une centaine d’individus s’en étaient pris de la même façon aux policiers. Des poubelles et des containers avaient été incendiés. Après plusieurs heures de violences, la situation était finalement revenue à la normale au début de la nuit.

Le scénario habituel

Selon la police, ces violences auraient pour point de départ le décès, dimanche matin, d'un jeune de 17 ans. Celui-ci aurait été aperçu vers 3h45 par une patrouille lausannoise alors qu’il fuyait après un « brigandage ». En tentant d’échapper aux policiers, il a perdu la maîtrise de son scooter sur un ralentisseur, heurté un container puis percuté le mur d’un garage. On a appris par la suite que le véhicule qu’il conduisait avait été récemment volé et qu’il roulait en plus à une vitesse excessive, dans une rue limitée à 30 km/h. « Au moment de l’accident, le véhicule de la patrouille de la PML suivait le scooter, feux bleus enclenchés, à plus d’une centaine de mètres, a expliqué la police du canton de Vaud, anticipant les inévitables accusations de racisme. Arrivés peu après, les agents de police ont rapidement pris en charge la victime pour lui prodiguer un massage cardiaque. L’équipe sanitaire, ambulanciers et médecin du SMUR, est également rapidement arrivée sur les lieux pour tenter de réanimer la victime, sans succès. »

Un délinquant perdant la vie alors qu’il tentait de fuir la police… Un cas de figure hélas bien connu en France. On ne compte plus les affaires de ce genre, instrumentalisées jusqu’à la corde par une gauche qui n’aime rien tant que culpabiliser la police et traiter les Français de racistes.

L’échec du vivre ensemble

Mais à y regarder de plus près, le racisme n’est pas toujours là où l’on croit. Dans le cas du décès survenu dimanche à Lausanne, aucun élément n’indique le moindre début de discrimination à l’encontre du jeune chauffard. En revanche, une vidéo tournée lors des échauffourées qui ont suivi sa mort montre un jeune homme de type caucasien pris à partie par un groupe de voyous et lynché aux cris de « C’est un facho ! » Nul doute que si les couleurs de peau des protagonistes avaient été inversées, la scène aurait été qualifiée de « ratonnade » et aurait suscité un émoi national… L'agressé serait un élu local UDC, Thibault Schaller. « Je vais bien, mais il faut vraiment reconquérir cette ville », a-t-il ensuite indiqué, sur sa page X, encore marqué par sa visite du « quartier occupé de Prélaz ».

En réaction à ces violences tribales, un appel à une flashmob « patriote » a été lancé sur les réseaux sociaux. Les participants avaient pour consigne d'amener sur place des drapeaux suisses ou vaudois, à la manière des Britanniques qui pavoisent depuis quelques semaines leurs rues aux couleurs de l’Union Jack afin d’exprimer leur colère face à la submersion migratoire et l’insécurité grandissante qu’ils subissent.

Cependant, la comparaison s’arrête là. La Suisse n’est pas l’Angleterre. Elle n’a jamais possédé de colonies et n’a pas fait le choix naïf du multiculturalisme. Par ailleurs, elle affiche un salaire moyen de près de 6.000 euros bruts et un des taux de chômage les plus faibles d’Europe. Mais malgré tous ces atouts, la « diversité » tant célébrée dans les médias y est, là-bas aussi, source de violences et d’affrontements. Un constat qui plonge bien des sociologues dans un abîme de désarroi quant au sacro-saint « vivre ensemble ».

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Jean Kast
Journaliste indépendant, culture et société

Vos commentaires

81 commentaires

  1. Plus de 30% de la population suisse est étrangère. Parmi ces étrangers, ce sont toujours les mêmes nationalités qui posent problème.

  2. Ces élites mondialistes qui s’estiment progressistes ont du mal à reconnaître que leur théorie du vivre ensemble prend l’eau. Ce qui se faisait en souplesse dans le passé, en toute transparence, accueillir des migrants en provenance des pays européens, des personnes christianisées, ne se conçoit plus du tout avec autant de facilités avec des migrants d’origines musulmanes. Ces deux sociétés sont incompatibles. Mais une élite sait, par définition. Une mentalité Sciences Po à couper au couteau. Donc elle insiste. La prétention sapera la France.

  3. Peut-être des « étudiants » qui suivent les cours de Bruno Le Maire à HEC Lausane ??? Son cours s’intitule « tout ce qu’il ne faut pas faire si on veut une économie et un pays prospère ». C’est d’ailleurs pour ça qu’il a été embauché car un tel concept était jusque là totalement inconnu au pays des banques et du chocolat.

  4. Les Suisse qui ont voté pour ce maire écolo ,donc de gauche,en croyant que leur vote était une panacée,ont pris l’ Helvétie pour une lanterne.

  5. Le maire de Lausanne est un écologiste,parait-il.Sa ville a donc été mise à sac par ses petits protégés,dont il ne faut parler que pour en dire du bien.

  6. L’Occident a oublié la Bible. La Tour de Babel, çà ne marchera jamais. (idem pour Sodome et Gomorrhe)

    • Lausanne est une ville gauchiste , faut pas s’étonner , partout où il y a la gauche, c’est le bazar , la preuve une fois de plus

  7. Bien entendu, dans les journaux, la gauche refait l’histoire et c’est la police qui poursuit le jeune homme qui implique que la police tue. Rien sur le refus d’obtempérer, rien sur le scooter volé, rien sur sa vitesse, c’est encore un gentil petit ange qui meurt.
    Elle est loin la neutralité journalistique.

  8. Une vraie démocratie, dans laquelle, par ailleurs, ceux qui ont fait leur service militaire conservent chez eux leur fusil d’assaut…

    • ceux qui ont fait leur service militaire conservent chez eux leur fusil d’assaut…
      ##
      C’est fini ce temps là!

  9. Vivre ensemble aurait été possible si l’on avait imposé les mœurs françaises, dès leu arrivée sur notre sol, aux immigrants, légaux ou clandestins, en les renvoyant chez eux dès la première incartade, en emprisonnant les prêcheurs salafistes, en punissant sévèrement toute atteinte à la laïcité, en ne se pliant pas, sous l’influence néfaste de la gauche et la complicité de la droite pleutre et veule, aux exigences islamiques : halal dans les cantines, foulards dans la rue, horaires réservés aux femmes dans les piscines, prières de rues, prières sur les terrains de foot, envahissement des clubs de sports de combat par les « chances pour la France »,
    soumission de Macron aux avis orientés de Belatar lors de la marche contre l’antisémitisme. Etc.
    Mais cela demandait du courage, qualité totalement absente chez les politiques des. 50 dernières années : courage d’ouvrir les yeux, courage de voir ce que l’on voit depuis les années 80, courage de décider et d’agir. Au lieu de cela TOUS ont préféré la politique de l’autruche en espérant que le cataclysme se produirait après leur départ des affaire. À ce titre, TOUS devraient être accusés de haute trahison car ils ont sciemment provoqué la déliquescence du plus beau pays du monde, jusqu’à le transformer en champs de ruines : il n’y a plus d’Etat, ce qui est grave, il n’y a plus de souveraineté, ce qui est dramatique, il n’y a plus de peuple, ce qui est désespérant, et surtout il n’y a plus de Nation, ce qui est irréversible et signe la fin de l’histoire pour la France. Elle fût immense, elle est moins que rien.

    • s » »i l’on avait imposé les mœurs françaises » ».. Zemmour a expliqué « ça » il y a 20 ans: si le seuil (nombre) atteint est critique, une « communauté » se crée alors, qui va vivre selon sa culture/religion/tradition. Inassimilable donc.

    • Le danger était devant nos yeux et celui des politiques surtout , car nous le voyons tous les jours eux non, enfin ne veulent pas voir
      Décennies après décennies de renoncements, on voit le résultat, c’est au départ qu’il fallait sévir, à présent c’est trop tard
      Giscard les avait fait venir via le regroupement familial qu’il a soit disant regretté après, et mitterand leur a donné des droits, les jeux étaient faits, rien ne va plus pour nous

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