Droit du sang des étrangers contre identité nationale : Giorgia Meloni a choisi

Nouveau tour de vis en matière de politique migratoire en Italie. Un exemple inspirant.
Capture d'écran Palazzo Chigi
Capture d'écran Palazzo Chigi

Le mardi 20 mai, l’Italie a ratifié une loi limitant l’accès à la nationalité italienne. Le gouvernement de Giorgia Meloni avait présenté un projet en ce sens au Parlement italien, courant mars. Il est désormais entériné.

Que change cette réforme ? Cette nouvelle loi stipule qu’il faut désormais justifier d’un parent ou grand-parent italien pour faire une demande de naturalisation. Jusqu’à présent, il suffisait d’avoir un ascendant italien ayant vécu après 1861, date de proclamation du feu royaume d’Italie devenu république en 1946. Les demandeurs pouvaient ainsi remonter à environ cinq générations pour se trouver des origines italiennes et les faire valoir.

L’exemple italien

Le ministre des Affaires étrangères, Antonio Tajani, a défendu cette réforme visant à « éviter les abus ou les phénomènes de commercialisation des passeports italiens », avant de préciser : « Ce changement permettra d’améliorer l’efficacité des services consulaires, qui pourront se consacrer exclusivement à ceux ayant un lien concret avec l’Italie. »

En d’autres termes, l’Italie ferme l’une des vannes de l’immigration. Une seconde, après avoir lancé 60.000 procédures de vérification de citoyenneté. Pour rappel, la nation de Giorgia Meloni n’applique pas non plus le droit du sol de manière automatique. Pouvoir chanter à tue-tête Fratelli d'Italia, ça se mérite !

Oui, car, dans le fond, cette loi ne vise pas uniquement à limiter le nombre de citoyens italiens ; elle se veut garante de l’identité transalpine, un combat cher à la présidente du Conseil des ministres italien. Cette dernière l’a prouvé, il y a moins d’une semaine, en critiquant, conjointement avec son homologue danoise, la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) pour « son interprétation du droit, en particulier sur les questions migratoires ».

Le contre-exemple français

Une voie qu'une grande majorité de Français souhaiteraient suivre. Dans une enquête IFOP-Fiducial pour Sud Radio, 61 % des sondés ont dit ne pas vouloir « accueillir plus de migrants car nos valeurs sont trop différentes et cela pose des problèmes de cohabitation ». Plus récemment, 65 % des Français ont estimé que la France était submergée par l’immigration. Enfin, en février dernier, une enquête de l’institut CSA pour CNews, Europe 1 et le JDD révélait que 65 % de la population étaient en faveur de la fin du droit du sol sur l’ensemble du territoire national.

65 % par-ci, 61 % par-là, et pourtant… Pour une partie des élites, visiblement très influente, l’immigration est une chance. Mieux : pour eux, la disparition des Français de souche est un idéal. Évidemment, pour les Français fiers de l’être, cette idée est impensable. Eux n’espèrent qu’une chose : que les élections ne leur soient pas volées par des alliances contre-nature ou la Justice, et qu’ils puissent ainsi mettre à la tête du pays quelqu’un qui les représente réellement, une personne qui, comme Giorgia Meloni, respectera ses engagements et ses administrés. On peut toujours rêver.

Vos commentaires

58 commentaires

  1. Français de souche malgré un apport de sang polonais (une aïeule ramenée de Varsovie par un ancêtre sous l’Empire) et sans doute d’autres plus éloignés, je suis comme elle très attaché à la France éternelle.

  2. On ne vas tout de même pas comparer cette dame avec nos politicards socialo. La seule qui aurait pu calmer un peu les ardeurs de Bruxelles c’était Marine. Les socialistes immigrationnistes l’ont définitivement éliminée. Beau travail mais les français ont déjà oublié.

  3. Giogia Meloni grande dame de la politique italienne qui a tout compris. Les traîne la patte français sont hors course.

  4. Heureusement, en France (Pays des Droits de l’homme) ce type de mesure ne verra jamais le jour.
    A nous d’être vigilants …

  5. La cedh a mis une fin de non recevoir .
    Son directeur est un socialiste suisse .
    La gauche italienne a obtenu de pouvoir faire organiser un référendum sur le droit du sol .

  6. Jusqu’à présent c’est un sans faute pour Madame Meloni , un exemple pour toute l’Europe ,avec le premier ministre Hongrois .
    La preuve que lorsque l’on veut on peut , même au sein de cette désagréable union européenne , face à ursula von der leyen et à son valet emmanuel macron .

  7. L’essentiel est de limiter le nombre de naturalisation et d’accueil .Que nos élus n’oublient jamais ce que les français ont apporté au monde , pour la santé et la technologie et surtout que les français paient pour leur assurer un train de vie digne des rois .

  8.  » les italiens ne veulent pas mourir car ils savent ce que c’est que d’avoir un empire et de le perdre »
    Je ne sais plus qui a dit ça.

  9. « Ca » commence à piquer chez les « adorateurs de pâtes » ! …
    Les « bonnes pâtes » vont avoir du beurre et la sauce Vésuve « en même temps » ! …

  10. « Un exemple inspirant », avez-vous écrit.
    Hélas, je doute que la France, conduite par des personnages mal inspirés, suive le modèle italien. Je note au passage que la proposition de Mme Meloni a été entérinée à grande vitesse.

  11. Cette loi va toucher essentiellement les ressortissants sud américains. Donc des descendants de l’immigration italienne des 19ème et 20ème siècles ; soit des gens très proches culturellement de l’Italie. Je ne suis pas sûr que ce soit la mesure la plus judicieuse pour un pays sans natalité de se priver d’un volet de renouvellement de populations déjà assimilées.

  12. La notion de droit du sang opposée au droit du sol est utilisée dans de nombreux pays, sans que cela pose question. Le droit du sol a été introduit pas Napoleon qui cherchait à garnir ses armées avec tout mâle né sur le sol français. Mais les temps ont changé..

      • Effectivement la dechéance de la nationalité française pour les binationaux délinquants devrait être la norme

    • Si déjà les 20% qui n’ont rien à y faire s’en allaient, ce sera un bon début.

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