Congrès USH : décidément, le logement social appartient au camp du progrès !
Le congrès annuel de l’Union sociale pour l’habitat (USH) représentant le secteur HLM s’est tenu à Paris, la semaine dernière. La présidente de l’USH, Emmanuelle Cosse, ex-ministre du Logement de François Hollande, n’a pas pu accueillir le maire Anne Hidalgo, déjà empêtrée dans l’affaire de ses frais de représentation. Les deux femmes se connaissent bien, puisque Emmanuelle Cosse était sur l’organigramme de la campagne présidentielle d’Anne Hidalgo en 2022, conclue par le score de 1,7 %.
L’USH organise, chaque année en septembre, dans une grande ville de France ce congrès HLM qui est l’un des plus grands congrès itinérants du pays. C’est la vitrine de ce secteur parapublic massif, avec 5,6 millions de logements locatifs sociaux occupés par 11 millions de personnes, soit 16 % des résidences principales, et notamment 4,6 millions de logements collectifs représentant plus du quart des appartements français.
Le discours de clôture d’Emmanuelle Cosse a consisté en une défense pro domo du système français de logement social en croissance ininterrompue (augmentation du parc de 2,3 millions de logements en 40 ans), au cours duquel elle s'est surtout permis de revendiquer l’augmentation du soutien financier de l’État au secteur sans, bien entendu, tenir aucun compte de ses énormes difficultés financières.
Les HLM grassement nourris par Nicolas
Le secteur est en effet habitué à recevoir de très importants subsides publics évalués, selon les derniers comptes du logement publiés (2023), à 16,6 milliards d’euros : 8 milliards d’euros d’APL (financement public de plus du quart des loyers des locataires HLM), 5,3 milliards d’avantages fiscaux (exonérations de taxes foncières et d’impôts sur les sociétés, taux réduit de TVA), 2,3 milliards d’euros de subventions d’investissement, accès privilégié à l’épargne populaire du Livret A opéré par la Caisse des dépôts et consignations. Et encore ces montants n’incluent pas les 4,5 milliards d’euros d’aide publique au secteur de l’hébergement dont les dépenses ont explosé : le nombre de lits pour les personnes en difficulté sociale, au premier rang desquels les immigrés récents, a été multiplié par 3,4, sur les vingt dernières années.
Chaque logement HLM embarque, chaque année, donc, une aide publique de 3.600 euros, une somme considérable. La Cour des comptes nous apprend d’ailleurs que l’USH, association loi de 1901, dispose, pour ses 200 permanents, d’un budget de 36 millions d'euros, dont près d’un tiers de concours financiers publics. On est donc bien dans un système totalement branché sur l’argent public et qui en demande toujours davantage.
Les propos officiels tenus durant ce congrès comportent toutefois de nombreux oublis. Pas un mot sur les sujets d’ordre public et d’insécurité, qui rongent le pays, et notamment les territoires dominés par le logement social, à l’instar de la localisation des émeutes de juillet 2023. Pas d’avantage d’évocation du sujet de l’immigration, alors même que l'on sait que près d’un logement social sur deux est occupé par un immigré ou un descendant d’immigré de première génération. Rien, non plus, sur le sujet de la fraude dans le secteur HLM, où la gestion administrée de l’attribution de logements à loyers très bas par rapport à ceux du secteur privé conduit structurellement à la tentation et à la corruption, tout autant que les achats massifs du secteur.
Des arrière-pensées électorales et idéologiques
Pourtant, le logement social revendique son appartenance au camp du bien et du progrès : il faut toujours dépenser plus pour ce secteur et sa taille doit continuer d’augmenter. Rien n’est dit, en revanche, des arrière-pensées électorales et idéologiques : augmenter en permanence le secteur du logement social fait des villes de gauche des forteresses électorales quasiment inexpugnables. Et la loi SRU votée sous Lionel Jospin, en 2000, à l’initiative du ministre communiste Jean-Claude Gayssot, a imposé 20 % de logements sociaux dans l’essentiel des communes françaises ; niveau porté à 25 % sous le quinquennat Hollande, normalement pour 2025. Cette loi sans équivalent dans aucun pays du monde ne peut qu’entraîner des conséquences lourdes et durables sur le peuplement urbain dans toutes les villes, au vu de l’origine des locataires HLM. On peut d’ailleurs aller plus loin, comme le veut la majorité municipale de Paris : objectif de 30 % de logements sociaux dans la ville capitale, auxquels on rajoute 10 % de logements « abordables » régulés.
Il est prévu que le prochain congrès USH se réunisse en septembre 2026 à Bordeaux, ville qui pourrait rester à gauche aux prochaines élections municipales, perspective utile pour préserver ce magnifique entre-soi HLM progressiste.
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59 commentaires
Cher monsieur tel un haut fonctionnaire vous êtes pour une partie au moins de votre article déconnecté de la réalité. Dans les grandes métropoles ce ne sont pas les HLM qui font élire LFI ou écolo mais les quartiers bobos voire très bourgeois Paris, Bordeaux, Lyon en sont la preuve pour le reste. Comme haut fonctionnaire vous devriez avoir la courtoisie de reconnaître l’extrême responsabilité de votre institution dans la politique actuelle de la ville et du logement.
Et les campings qui longent nos rocades et autres bretelles d’autoroute, ils payent une taxe foncière !
Et leurs « clients », ils votent pour qui ?
Alors que les naissances sont de moins en moins nombreuses, il n’est pas nécessaire d’encore augmenter les logements sociaux.
Cela devrait en effet mais les naissances françaises sont de moins en moins nombreuses par rapport à d’autres et l’UE a décidé que les pays européens devaient se « partager » les nouveaux venus sans nous demander notre avis comme d’hab, donc cette demande de logements va dans ce sens
Avec l’argent que l’on dépense pour les nouveaux arrivants , nous avons largement de quoi mettre une politique efficace de natalité en place . Il suffit d’avoir un peu de courage politique !
Oui, en fait , j’étais un peu dans le second degré. j’ai travaillé dans les logements sociaux et aussi pour le département logement d’une capitale régionale pour l’inspection sanitaire. J’en connais un bout de tout cela.
Je me demande bien quand les français vont ils comprendre qu’ils se font bouffer leur pays avec un tel système aussi bien rodé depuis des décennie ? Ce ne sont pas eux qui maitrisent les destinés de leur propre pays mais le prochain immigré qui mettra son pied en France !
Il y en a en France qui croient encore que nous sommes en démocratie !
Alors que nous sommes dans un régime très très socialiste et de plus en plus autoritaire pour ne pas dire plus
Le rêve de la gauche est de transformer tout les immeubles, maison individuel en logement socio , une maison de 5 chambres c’est 5 familles qui ce partageraient la cuisine,le salon , les sanitaires ; du communisme pure et dure , et bien sur ce serait les « autres » les prioritaires , les sous-chiens seraient mis en bas des listes.
Chers compatriotes , pourquoi la loi SRU a été créée , connaissez vous son article 55 ? La réponse est en partie dans cet article .
J’en ris . Que la fête continue …Ahahah !
Les cocos avaient déjà fait ça en 60 avec la » ceinture rouge » de Paris !
Riche avec l’argent des autres.
La Cosse a été recasée dans un petit nid douillet certainement bien payé.
Il y a deux secteurs ou la France est incontestablement la championne du monde, c’est la production de fonctionnaires et de logements pour nouveaux arrivants.
C’est cela qui va faire le système totalitaire , si ce n’est déjà fait ,parce que dans les deux cas c’est de l’achat de clients pour les prochaines élections .
Plus vous avez de logements sociaux plus vous avez d’immigration dans ses même logements donc effectivement et donc plus le vote immigrationniste est important plus LFI est importante dans ses villes et donc CQFD: CE seront des citadelles imprenables !!!
C’est pour cela que vous vous retrouvez dans une sorte incongruité qui fait que des communistes obtenant à peine 2 pour cent aux élections nationales sont systématiquement réélus dans leur citadelle imprenable .
Et ils n’habitent pas, bien sûr, à côté de leur chère clientèle providentielle ,mais plus surement dans une cité pavillonnaire où il y a pus d’électeurs du RN que de communistes ou LFI au mètre carré . Cherchez l’erreur !
On est loin de l’époque où Fitterman ou Krasuki habitaient au milieu des prolos.
La gauche d’aujourd’hui importe son sous prolétariat pour jouer ensuite les bons samaritains sur le dos de celui sur lequel elle tape quand il proteste et à qui elle demande de payer la facture ;
Je crois que lorsque l’on parle du logement social on est au cœur du réacteur qui , j’espère va imploser un jour à moins que tous les français soient des amateurs du marquis de Sade .
C’est le destin de la France, tout le monde en HLM, et et les français ne seront pas prioritaires. Ainsi le veut notre Président.
Effarant
Elle sévit encore?
Le jour où vous comprendrez que les hlm ne paye pas de taxe foncière à condition ( c’est la loi) de faire des actions sociales.. donc subvenir financièrement aux diverses associations..donc par conséquent de subvenir indirectement à l’USH, vous comprendrez d’un coup aux financement et surtout aux revendications * financiere* des socialistes. Une association de quartier qui demande des centaines d’euros pour apprendre » à faire du velo* revoit une partie des fonds à l’USH et tout ceci sous forme légale. .
Comme dirait l’autre » c’est un truc de dingue » auxquels les français devraient mettre un terme un jour et renvoyer Cosse à un vrai boulot .
augmentation du parc de 2,3 millions de logements en 40 ans), tiens un indice du grand remplacement qui n’existe pas
Bien vu !