[AVANT-PREMIÈRE] Documentaire inédit sur l’idéologisation de la Justice française
Moins d’un Français sur deux a confiance dans la Justice. Le récent sondage Elabe pour BFM TV est sans appel : la justice française, censée être rendue au nom du peuple, s’éloigne progressivement des attentes des Français. Derrière cette crise de confiance, un constat s’impose : celui de l’idéologisation de la Justice. Ce mardi 25 novembre, l’Institut pour la justice dévoile un documentaire inédit sur le sujet. BV a pu visionner en avant-première « Justice : comment la gauche a pris le pouvoir », un film de Charles Timon sur le délitement de la Justice. Un documentaire nécessaire pour alerter les pouvoirs publics sur l’urgence d’une refonte du système judiciaire français.
Le Syndicat de la magistrature : une justice politisée
Mai 68, le début de la déconstruction. Avec intelligence, l’Institut pour la justice remonte aux origines de l’idéologisation de la Justice française. Au terme de la crise de Mai 68, plusieurs magistrats décident de se regrouper et de former ensemble le Syndicat de la magistrature. Né dans un contexte marqué par des slogans tels que « Il est interdit d’interdire », le Syndicat de la magistrature, premier syndicat de magistrats, s’apprête à bouleverser le système judiciaire français. Six ans après la création du syndicat, Oswald Baudot, substitut du procureur de la République à Marseille et membre du Syndicat de la magistrature, écrit un texte qui résume encore l’idéologie de ce syndicat devenu omnipotent. Le juge Baudot déclare alors aux jeunes magistrats : « Si la répression était efficace, il y a longtemps qu’elle aurait réussi. Si elle est inutile, comme je crois, n’entreprenez pas de faire carrière en vous payant la tête des autres. Ne comptez pas la prison par années ni par mois, mais par minutes et par secondes. » Et il conclut : « Soyez partiaux. […] Ayez un préjugé favorable pour la femme contre le mari, pour l’enfant contre le père, pour le débiteur contre le créancier, pour l’ouvrier contre le patron, pour l’écrasé contre la compagnie d’assurance de l’écraseur, pour le malade contre la Sécurité sociale, pour le voleur contre la police, pour le plaideur contre la justice. »
Cinquante ans plus tard, la harangue du juge Baudot continue de résonner dans les couloirs de l’École nationale de la magistrature (ENM), lieu où sont formés les futurs magistrats du pays. « Il faut penser comme ci, comme ça », dénonce, visage caché, un membre du collectif « Au nom du peuple », formé de magistrats qui ne se reconnaissent pas dans la communication officielle du ministère de la Justice et des syndicats. À l’ENM, « tout le monde part du principe que l’on pense la même chose. [Ceux qui pensent ainsi] n’ont pas peur d’affirmer que c’est comme ça qu’il faut penser. »
Malgré ces signaux faibles, il faudra attendre 2013 et l’affaire du « mur des cons », placardé par le Syndicat de la magistrature dans l’un de ses bureaux, pour que les Français prennent alors pleinement conscience de l’idéologisation des juges. « Après cette affaire, vous ne pouvez plus dire que la Justice n’est pas politisée », note Philippe Bilger, magistrat, interrogé dans ce documentaire.
Badinter et ses héritiers
Dans leur travail de déconstruction de la sanction, les juges se retrouvent bien aidés par la gauche, et même par la droite. Comme le raconte l’Institut pour la justice, de Robert Badinter à Nicole Belloubet, la gauche a fait de la Justice un système totalement incohérent. Et la droite, pendant ce temps, s’est montrée « faible » et « complexée », résume Morgane Daury Fauveau, présidente du Centre d'études et de recherches universitaire.
Les conséquences d’une prise de pouvoir de la gauche sur la Justice française sont malheureusement bien connues. Selon une étude de l’Institut pour la justice, en 2022, la peine effectivement prononcée pour un délit ne représentait en moyenne que 19 % de la peine encourue. Alors, « régulièrement, des prénoms d’inconnus se gravent dans nos mémoires. Puis, une fois passé l’effroi, on les oublie aussi rapidement que le verdict de leur assassin. » Lorenzo, Elias, Éric, Adrien, Grégory, Lauriane, Anne-Lorraine et tant d’autres en sont les victimes innocentes.
L'Institut pour la justice, à l'aide de nombreux intervenants spécialisés comme Georges Fenech, Jean-Paul Garraud, Clément Weill-Raynal ou encore Béatrice Brugère, réalise là un film édifiant sur l'état de la Justice en France. À voir pour alerter ensuite les pouvoirs publics.
Un documentaire inédit à retrouver sur la chaine YouTube de l'Institut pour la justice.
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41 commentaires
Je n’ai pas encore regardé ce documentaire, je réagis sur le débat Cnews Prime d’hier soir. Les échanges étaient un peu court mais très intéressant, le sentiment qui se dégage après cette émission, c’est que nous ne sommes pas seuls, la ferveur du public en atteste. Sur l’intervention de Mme Berger, si j’exècre ce qu’elle représente politiquement, il faut lui rendre grâce d’avoir accepté la confrontation avec un public hostile pour elle et ami pour nous. Cela dit je me rend compte que son action politique ne relève pas comme je l’aurais cru, d’une simple posture politicienne, mais d’une pleine implication dans son idéologie politique et c’est sur ce point qu’elle me parait d’une certaine manière terrifiante, puisque ses déclarations sans cesse renouvelées d’une adhésion sans réserve à ce qu’est le macronnise, en dépit du désaveu cinglant de l’opinion, signifient qu’elle ne renie rien du calvaire politique bientôt décennal subit par la France, pire elle est persuadée d’avoir raison contre tous. Mme Berger est donc sincère, elle ne dérogera pas de la gouvernance française appliquée depuis 50 ans, objet de compromis et de renoncement ponctuels, mais déterminée à effacer ce qui a été la France depuis des siècles, au nom d’un progressisme avançant à l’aveugle.
Il est là « l’état profond » français : la même idéologie se retrouve dans la presse et les médias en général à 90%, dans l’enseignement, au Conseil constitutionnel, au Conseil d’Etat, etc… C’est pourquoi il sera difficile d’agir même pour un gouvernement de droite, sans un grand coup de balai.
Des magistrats syndiqués, mais jamais évalués, une niche idéale pour la gauche qui affiche sans vergogne ses convictions sur » le mur des cons » où figurent des parents de victimes !
Une certaine justice est toujours dans l’esprit de 1793… c’est la société qui a changé.
On l’a vue dans l’affaire Sarkozy
« Harangue de Baudot » (texte d’Oswald Baudot de 1974, substitut du procureur de la République de Marseille et figure du syndicat) : « La justice est en création perpétuelle. Elle sera ce que vous la ferez… La loi s’interprète. Elle dira ce que vous voulez qu’elle dise. Sans y changer un iota, on peut, avec les plus solides « attendus » du monde, donner raison à l’un ou à l’autre, acquitter ou condamner au maximum de la loi. Par conséquent, que la loi ne vous serve pas d’alibi. » Et de continuer : « Soyez partiaux… ayez un préjugé favorable pour la femme contre le mari, pour l’enfant contre le père, pour le débiteur contre le créancier, pour l’ouvrier contre le patron […] pour le voleur contre le policier, pour le plaideur contre la justice… »
Les magistrats ne devraient pas pouvoir se syndiquer. Être syndiqué c’est avoir une vision politique de la société. Pour rendre la Justice, au nom du peuple, on ne peut pas le faire en fonction d’une opinion politique, mais en fonction du Droit et des circonstances. Il faut mettre fin à cette emprise qu’a le syndicat de la magistrature sur ses membres et au-dela sur beaucoup de magistrats.
A voir
Il faudrait dissoudre le syndicat nauséabond de la magistrature et faire que les magistrats soient élus par le peuple.
Insupportable que la justice soit aussi orientée politiquement qu’aujourd’hui.
Avis de la Cour européenne des droits de l’homme (mai 2009) :
« Concernant le parquet en France, le procureur de la République n’est pas une autorité judiciaire au plein sens du terme. Il lui manque l’indépendance par rapport à l’exécutif. »
Depuis , les procureurs et les juges ont pris leur indépendance par rapport à l’exécutif , d’autorité ils se sont autoproclamés pouvoir , et pouvoir sans contrepouvoir , pouvoir sans responsabilité , on appelle cela une dictature il me semble .
La démocratie c’est la souveraineté populaire, le peuple qui élit ses représentants , avec les juges non élus et irresponsables on en revient à une caste de grands prêtres , d’ayatollahs , un pouvoir autonome et sans frein .
Les procureurs (le parquet) sont nommés par le ministère de la justice (donc par le Garde des Sceaux) contrairement aux juges qui sont nommés par le Conseil Supérieur de la Magistrature.
Et qui préside le Conseil Supérieur de la Magistrature? Rappel : Le CSM est composé de seize membres, dont le Président de la République qui assure la présidence et le Ministre de la Justice qui occupe la vice-présidence. CQFD.
les fossoyeurs de la france libre riche et toujours la
Excellent film reportage, documenté, argumenté, sans ambages, sans détours. Que Dieu nous préserve d’avoir affaire à la justice d’aujourd’hui.
Une proposition : qu’en cours d’étude Les futurs magistrats doivent faire un stage d’au minimum 1 mois dans un commissariat ou une gendarmerie, sur le terrain (brigade de nuit, c’est mieux) en uniforme de flic de base. Quand ils en auront marre de se prendre des pavés sur la tête par un mec relâché le matin même, ils seront plus sévères. Et comme pour le permis de conduire : stage à faire tous les 5 ans !
Le SM est une organisation politique révolutionnaire, rien à faire au sein de la justice française. Il faut interdir la syndicalisation des juges et dénoyauter cette institution. Bien sûr il y aura des remords mais notre liberté est à ce prix.
Simple citoyen (!) , avez-vous eu recours à la justice parce que vous êtes victime d’un préjudice ? Alors vous aurez compris…
Il y a pire. Vous pouvez être mis aux mains de la justice par simple conviction du juge ou, pire, du procureur.
Une caste imbue d’elle même et prétentieuse.
La solution diversifier le recrutement aux corps de police , juges élus.
Et un système comparable a l’igpn pour sanctionner les magistrats défaillants
En 1997, dans une certaine indifférence médiatique est paru un livre d’Eric Zemmour : « le coup d’état des juges ». Tout y était annoncé.
Maintenant les juges ont effectivement pris le pouvoir en France et dirigent tout et la démocratie n’est plus qu’une illusion sur le papier.
Avant zemmour un certain Jacques Medecin maire de Nice en 1993 .
Son livre la république des juges
Éric Zemmour a eu raison sur tout mais trop tôt pour que les Français y prêtent attention pendant que la gauche le decrédibilisait à outrance