Agressions en série de touristes à Paris : est-ce ainsi qu’on compte les attirer ?
On peut dire que le grand plan pour doper le tourisme français annoncé par François Bayrou, jeudi dernier, commence bien.
L’information a été révélée sur X par le journaliste de Valeurs actuelles Amaury Brelet : samedi soir, dans le XIVe arrondissement de Paris, des touristes étrangers ont été dépouillés, un couteau sous la gorge, dans leur Airbnb, ouvert par effraction. On les a forcés à se mettre à genoux et menacés pour qu’ils donnent leur argent liquide et leurs portables. Les suspects, de « type nord-africain », ont pris la fuite.
[Info @Valeurs] Des touristes étrangers ont été dépouillés, un couteau sous la gorge, dans un Airbnb, ouvert par effraction, dans le 14e à Paris, hier soir. Mis à genoux et menacés, ils ont remis 80 euros et 6 téléphones. Deux suspects de "type nord africain" sont en fuite.
— Amaury Brelet (@AmauryBrelet) July 27, 2025
Épouvantails à touristes
Il y a quelques jours, c’est un autre journaliste de Valeurs actuelles, Amaury Bucco, qui, ayant assisté aux comparutions immédiates après le 14 juillet, a révélé l’agression sexuelle dont ont fait l’objet deux jeunes Américaines à Châtelet, ce soir-là. Leur agresseur était un homme de 24 ans algérien, en situation irrégulière, entré clandestinement sur notre sol en 2017, déjà connu pour avoir commis un cambriolage, peu de temps après son arrivée. Il est sorti libre. Une OQTF lui a cependant été signifiée pendant sa garde à vue. Il a donc 30 jours pour partir volontairement. On y croit.
Notons, au passage, que son avocate a trouvé bien présomptueuses les deux jeunes femmes d’aller ainsi se promener à Châtelet. Elle n’a pas rajouté que leur jupe était trop courte, mais c’était l’esprit. Saperlipopette ! Les guides touristiques ne signalent donc pas les rues parisiennes interdites aux femmes seules ? Sauf qu'on a vu que même enfermés dans leur Airbnb, les touristes ne sont pas à l’abri. Il n’est pas certains qu’une fois de retour chez eux, les touristes ci-dessus cités soient les meilleurs ambassadeurs de la douceur de vivre à la française.
Selon le ministre de l’Économie Éric Lombard, « les visiteurs ne restent pas assez longtemps et ne consomment pas assez ». En effet, après s’être fait braquer et détrousser dans son appartement de location, le « visiteur » n’a plus tellement le cœur à visiter ni le portefeuille pour consommer. Peut-on lui en vouloir ?
Rajoutez à cela le spectacle récurrent d’émeutes à travers toute la France relayés par les médias internationaux et vous comprendrez que la situation sécuritaire dans notre pays - que n’a même pas évoquée François Bayrou - n'est pas très porteuse pour le secteur économique du tourisme.
Trouver la France en France
Mais au-delà de la sécurité, ce que les touristes cherchent en France, c’est… la France. La France, c'est comme un yaourt aux fruits : on la veut avec de vrais morceaux dedans. Une lapalissade qui ne va apparemment pas de soi pour beaucoup d’élus, comme beaucoup de truismes aujourd’hui. Après l’enfant, le climatiseur, le barbecue, la voiture… c’est l’évidence qui devient suspecte, classée à l’extrême droite.
Que dire, en effet, de ces villes, dont les enseignes de centre-ville baissent tristement le rideau les unes après les autres, au profit d’une ZAC standardisée où toutes les enseignes mondialisées voisinent, dans des magasins cubiques dont la laideur rivalise avec celle des ronds-points qui y mènent ? Les contribuables ont-ils voté avant de se voir infliger ces œuvres d’art contemporain qui sont pour eux double peine : elles offensent à la fois leurs yeux et leur portefeuille ? Et de ces marchés ruraux ou de stations balnéaires où il y a chaque année, sur les étals, un peu moins de légumes et d’artisanat local et un peu plus de gadgets ésotériques ou ethniques ? Qui a envie, par ailleurs, quand on lui a vanté la cuisine française, d’entrer dans un kebab, un tacos ou une pizzeria « fast-foodisé » ? Dépenser autant d'argent dans un billet d’avion pour si peu de dépaysement, est-ce que cela vaut la peine ?
On peut en dire autant des « manifestations culturelles ». Pendant que la gauche pousse des cris d’orfraie, dénonçant des spectacles enracinés, plébiscités par le public et qui ne demandent pas un sou d’argent au contribuable, elle tient à bout de bras, sous respirateur artificiel, ses spectacles préférés au succès très mitigé. Ceux-là, bien que sous perfusion, en fin de vie et en soins palliatifs, elle refuse de les euthanasier.
Africajarc, absurdité touristique
Un exemple emblématique : Africajarc, créé en 1999 pour promouvoir « le bien vivre ensemble et la lutte contre toute forme de discrimination ». Le site Tourisme-Lot nous décrit l’événement qui vient de se terminer : « Au-delà des concerts, Africajarc fait rayonner la création africaine sous toutes ses formes : expositions, littérature, cinéma, contes, danse, animations… […] plongez au cœur du grand marché artisanal où artisans et créateurs vous dévoileront leurs trésors, tandis que les food trucks vous régaleront avec des plats savoureux venus d’Afrique. »
Est-ce vraiment cela que viennent chercher les touristes étrangers dans cette petite ville médiévale au bord du Lot, étape de Saint-Jacques de Compostelle, chère à Pompidou, où Françoise Sagan et Annette, une carmélite de Compiègne récemment canonisée, virent le jour, et que Coluche - qui avait un château non loin - rendit célèbre par ses célèbres Papy Mougeot et Monsieur Moulinot ? S'ils avaient voulu découvrir l'Afrique, n'auraient-ils pas plutôt pris la direction du Sénégal ou du Togo ? Et dans ces pays, imagine-t-on l’argent public financer un festival sur le Lot ou l’Aveyron, puisque Cajarc est à la lisière des deux départements ?
Car ce festival moribond depuis plusieurs années et qui, en réalité, n’a jamais trouvé son modèle économique - il était, cette année, gratuit pour attirer le public - est subventionné par toute une ribambelle d'acteurs public comme la mairie et, selon les années, divers ministères (Matignon, Culture, Jeunesse et sports), etc., qui ne semblent nullement s’inquiéter de son caractère idéologique : que la Cimade, par exemple, soit partie prenante d'Africajarc ne les perturbe nullement.
Pendant ce temps, châteaux, moulins, petites églises, qui eux témoignent de l’identité locale, doivent trop souvent faire appel à la fondation Stéphane-Bern ou à la générosité des particuliers pour ne pas s'effondrer. Pour remettre d’aplomb le tourisme en France, il faut d’urgence revoir les priorités. Elles s'appellent - que l'on me pardonne pour ces gros mots indécents - sécurité et identité.
Pour ne rien rater
Les plus lus du jour
Popular Posts



































105 commentaires
On dépense plus d’un milliard pour dépolluer la Seine, mais rien pour dépolluer cette gangrène qui fait fuir les touristes.
Cherchez l’erreur, n’est-ce-pas Madame Hidalgo ?
Quel mauvais esprit général il faut bien que tout le monde vive, y compris et en premier lieu « leschancespourlafrance » ! Quant aux FRANCAIS et aux touristes tant pis pour eux.
Je suis bi-national, français et canadien, désormais lorsque je viens en France c’est comme touriste; sauf que j’ai pratiqué pendant trente ans les sports de combats. Comment se fait t’il qu’il n’y ai pas, en nombre, de policiers en civils pour intervenir lors de situation impliquant des touristes. Lorsque j’étais dans la police nationale, en civil ou en uniforme, je suis intervenu à de multiples occasions, dans la rue, le métro ou les trains régionaux; les expressions de reconnaissance, cela fait du bien.
Nos agriculteurs ont raison, nous marchons sur la tête dans tous les domaines !
Qui dit touriste, dit étranger, mais que sont devenus les touristes français à Paris, ou dans les villes de France, ne subissent-ils pas le même sort? Quant aux autochtones, dits de source, dans leur vie quotidienne, ne sont-ils pas la cible de ceux qui sont irrémédiablement défendus par les ONG immigrationistes, par LFI et ses soutiens de la gauche ventripotente, trop contents de voir un état chaotique s’installer en France, ou du gouvernement qui semble avec l’abandon de son devoir régalien, être partenaire dans l’installation de ce marasme, dont les juges militants semblent être la pierre angulaire. Que cherchent-ils ? Surtout quand on voit que le gouvernement n’assure plus la défense du peuple de France et de ses visiteurs, mais lui refuse surtout le droit de se défendre lui-même. L’état, qui devrait être la clef de voute dans la protection de tous les français, en est l’ennemi; taxes et normes sont ses outils pour agresser le peuple français quotidiennement, quand l’agression n’est pas directement physique, au point que les français n’en arrivent à limiter leurs déplacements dans l’espace public de peur de devoir faire face à l’inéluctable qui pourrait bouleverser leur vie drastiquement ! Merci aux biens pensants de la France qui votèrent Macron au point de lui donner 2 mandats. Vous êtes responsables de ce que nous vivons et de la déchéance de la France!
Nous payons toujours plus d’impôts pour toujours moins de services qui doivent être rendus par l’état notre sécurité en faisant partie Donc vu que le contrat n »est pas respecté, à nous de ne pas respecter le notre à savoir se défendre nous mêmes quoiqu’il en coute comme dit l’autre méprisant
Seulement dans les faits les juges veillent, ce sont eux qui font la loi en France, si vous blessez une « mal) chance pour la France ou pire, à vous les gros ennuis, les peines de prison et là pour vous il y aura comme par hasard de la place et pas de vice de procédure bien entendu, on ne vous loupera pas !!! Nous devrions porter plainte contre l’état à chaque agression, cambriolage enfin tout acte contre nous, si nous faisions tout ça, ils réfléchiraient peut être, j’ai un doute mais bon, en tous cas cela n’est pas « normal » du tout