À Monaco, l’océan se protège. À Nice, il se politise
Depuis plus d’un siècle, le Musée océanographique de Monaco incarne un engagement authentique et constant en faveur des océans. Inauguré le 29 mars 1910 sous l’impulsion du prince Albert Ier, cet édifice majestueux, suspendu à flanc de rocher, ne se contente pas de fasciner les visiteurs par son architecture : il témoigne surtout de la volonté pionnière de comprendre, protéger et valoriser le monde marin. À l’heure où Emmanuel Macron et d’autres figures politiques réaffirment l’urgence océanique lors d'un déplacement à Nice, il est bon de rappeler que l’humanité n’a pas attendu notre président de la République, Mme Tondelier, Mme Rousseau ou d’autres écologistes médiatiques pour que la question de la sauvegarde des milieux marins soit posée.
Naissance d’un temple de la mer
Bien avant que l’environnement ne devienne une variable politique, Albert Ier de Monaco, savant autant que souverain, se passionne pour les océans. Dès 1885, il fonde un laboratoire de biologie marine dans la principauté. En 1899, il pose également la première pierre d’un établissement entièrement dédié à l’océanographie. Lors de son inauguration le 29 mars 1910, le prince Albert Ier prononce ces mots : « La terre monégasque a fait surgir un temple fier et inviolable, dédié à la nouvelle divinité qui règne sur les intelligences. » L’édifice, de style néo-baroque, s’étend sur 6.000 m² et se dresse, à 85 m au-dessus de la mer Méditerranée, tel un phare lumineux dédié à la connaissance océanique.
Héritage scientifique et médiatique
Cependant, Albert Ier n’était pas un mécène de salon ne faisant que de beaux discours sur l’importance des fonds marins. De 1872 à 1911, il mena lui-même près de trente expéditions scientifiques permettant de cartographier et de mieux connaître les océans. Le prince de Monaco ne s’enferma pas seul dans cette quête de savoir et invita de nombreux académiciens et membres de sociétés savantes à débattre sur l’état des océans, jetant ainsi les bases de la vocation internationale du musée.
Plus tard, sous la direction du commandant Jacques-Yves Cousteau, entre 1957 et 1988, l’institution entre dans l’ère médiatique. Grâce aux aventures de son navire Calypso et aux nombreuses émissions télévisées qui vulgarisent l’océanographie, le musée rayonne bien au-delà des cercles académiques. Cousteau associe images spectaculaires et pédagogie, donnant une visibilité mondiale à la cause marine et transformant les océans en un enjeu à la fois populaire, éducatif et culturel.
Une passion marine transmise de génération en génération
À Monaco, l’amour des océans ne s’est jamais limité à des discours institutionnels. Depuis Albert Ier, chaque génération de souverains a fait de la mer un cœur battant de l’identité monégasque. Le prince Rainier III, succédant à Albert Ier, prendra soin de poursuivre la tradition, soutenant les recherches océanographiques et les actions de sensibilisation. Aujourd’hui, le prince Albert II poursuit cette œuvre : navigateur, explorateur et pilier des initiatives de nettoyage des fonds marins et de protection des espèces menacées, il incarne cette passion familiale pour l’eau et la vie sous-marine, loin de toute instrumentalisation politique. En effet, cet attachement transgénérationnel est loin de tout calcul politique. Chaque acte, chaque inauguration ou financement d’expédition est motivé par une conviction intime, gravée dans l’histoire de la famille princière et non par l’obsession de cocher une case médiatique ou de renforcer un discours électoral.
Posture plus politique qu’écologique
En effet, le discours du Président Emmanuel Macron à Nice, s’il est percutant en évoquant des océans en « ébullition », révèle aussi une autre intention, plus stratégique que sincèrement écologique. En affirmant que « les abysses ne sont pas à vendre, et pas plus que le Groenland, l’Antarctique ou la haute mer », le Président cherche sans se cacher à positionner la France comme une puissance protectrice sur la scène internationale, face à des acteurs comme Donald Trump ou la Chine. L’objectif est clair : renforcer, par un effet de communication, l’image d’une France souveraine et éthique face aux convoitises étrangères, bien loin de toutes considérations écologiques.
Ainsi, si l’intention est louable, la formulation efficace, le discours s’inscrit dans une logique de concurrence et de puissance. À l’opposé, l’engagement des princes de Monaco repose sur une passion héritée, continue et concrète, illustrée par plus d’un siècle d’actions en faveur de la mer.
Pour ne rien rater
Les plus lus du jour
Popular Posts


































22 commentaires
Et encore du « en même temps ». Alors qu’il soutient les ZFE, sait-il que pour les voitures électriques, il faut terre s rares et métaux nichés au fond des océans? Même Greenpeace le dénonce. Mais il ne maitrise aucun sujet. Hier, « emmerder les non vaccinés », aujourd’hui contrecarrer « les gueux ». L’ immense panneau devant lequel il pose, et-il en papier ou en matière plastique? Et pourquoi les Kanaks sont-ils manipulés contre nous mais surtout par qui ? Par des industries qui lorgnent sur le nickel enfoui. Alors, le seul geste qui aurait de « la gueule »; c’ est qu’il démissionne….Au moins, on aurait une quelconque et relative « bonne image » de lui. Mais çà….Trop narcissique, sans doute.
Pour Macron » les abysses ne sont pas à vendre » , on aimerait qu’il tienne le même discours pour la France.
Ce ne sont que des réunions mondaines d’opportunisme économique afin de persuader par la culpabilité les peuples occidentaux et de leur faire mettre la main au porte-monnaie. Mais les véritables pollueurs des mers et des océans ne sont-ils pas des pays comme l’Inde déversant encore aujourd’hui leurs ordures dans les fleuves ou nombre de pays en voie de développement qui n’ont cure de l’écologie ?
Les véritables pollueurs des mers sont les immondes bateaux de croisières, monstres flottants polluant autant que 40 000 voitures. Et également les cargos surchargés de conteneurs.
Où sont les écolos face à ces redoutables pollueurs fonctionnant au carburant hyper polluant ?
Mais quand allons nous le destituer, le condamner et sortir de l’UE? Faut-il une révolution?
La France de Macron, c’est la souillon, pas lavee, mal vêtue, vivant dans taudis où pullule la vermine (deux ou trois morts à coups de couteaux par semaine, la Santé, la Justice, la Police, l’éducation… à la ramasse) qui veut expliquer au monde entier comment il faut se tenir. Macron c’est l’illustration perfaite du choix du coq pour emblème de la France : le seul animal qui peut chanter avec les deux pieds dans le fumier.
En 1959 j’ai vu « Le monde du silence » , ce film a illuminé mon enfance . Macron devrait appliquer le titre de cet ouvrage de référence à sa passion du tweet . Ça nous ferait des vacances .
Notre responsable élyséen laisse la France se noyer dans les dettes , l’insécurité , le marasme économique et malgré tout cela , il s’érige en défenseur des océans. Se prendrait-il pour Neptune ?
Non. Pour DIEU!!!
E Macron vise le poste à haute responsabilité d’ambassadeur des deux océans : l’Arctique et l’Antarctique
Jusqu’à quand allons nous laisser cet uluberlu nous provoquer?
C’est quand la fin du séminaire des G.O. politiciens à nos frais à Monaco ?
Quel cinéma ! Le festival de Cannes continue !
En effet
Macron est en perdition dans les eaux profondes des océans c’est sa manière à lui de prendre une bouée de sauvetage pour ne pas couler trop vite. La France est polluée par la racaille, le narcotrafic, l’insécurité galopante mais lui préfère regarder les mers pour les purifier. Du vent toujours du vent rien que du vent du grand prêtre du dieu Eole.
MONACO NICE
Macron voit des océans en « ébullition », mais ne voit pas que la France l’est aussi. De plus elle fulmine et est sous pression: « va-y avoir de l’orage! ». Or, Macron ne connaît rien à la météorologie.
Lire dans le figaro l’article de Célia pina sur macron. Le roi est nu
C’est les émissions du Commandant COUSTEAU qui m’ont « construit » pour respecter la NATURE …
J’ai voulu apprendre à nager dès que j’ai vu ces gars plonger dans des aquariums qui m’hypnotisaient …
J’ai appris à nager en sautant dans la Loire et le Cher dès l’âge de 5 ans ! … Et j’ai aussi plongé dans « l’aquarium » qu’est l’océan Indien et même avec des requins lorsque j’étais « Para » à la Réunion ! …
MERCI encore à Monsieur COUSTEAU pour son travail de « vulgarisation » de la planète « EAU » …
Il serait « révolté » s’il voyait ce que sont devenus les océans et l’eau à cause des escrologistes ! …