À Avignon, le PS fusionne avec la protégée LFI de Raphaël Arnault !
À Avignon, le candidat socialiste fusionne avec la candidate LFI placée et soutenue par Raphaël Arnault. D’autres fusions similaires, à Toulouse ou Lyon, démontrent que, contrairement aux grandes déclarations parisiennes, La France insoumise est, au gré des circonstances locales, un allié de choix pour le PS et les écologistes.
Dans la cité des papes, Olivier Galzi est arrivé en tête des suffrages, avec 27,04 %. L’ancien journaliste, originaire d’Avignon, a fait une campagne au centre droit qui a séduit une partie des Avignonnais désireux de tourner la page de la gauche et du maire sortant, Cécile Helle (PS). La candidate du Rassemblement national, Anne-Sophie Rigault, conseillère municipale sortante, arrive en deuxième position et réunit 25,52 % des voix. Avec 19,89 %, le Parti socialiste réalise une mauvaise performance. Alors qu’il est à la tête de la mairie depuis 2014, il est talonné par La France insoumise (19,03 %), qui réalise un bon score. « C’est beaucoup, pour une liste d’ultra-gauche, à Avignon », analyse, auprès de BV, un bon connaisseur de la ville. Pour espérer l’emporter, la gauche a décidé de s’unir. Le socialiste David Fournier et l’insoumise Mathilde Louvain ont décidé de fusionner leurs listes. Cette dernière a été parachutée par Raphaël Arnault dans son bastion. Contactée par BV, Anne-Sophie Rigault dénonce « une alliance contre-nature qui n’est pas pour autant une surprise ». « Lors des débats, on sentait très clairement des accointances voire de la bienveillance entre mes deux adversaires », souligne la candidate RN. Le délégué départemental du mouvement lepéniste dans le Vaucluse, Thierry d'Aigremont, voit dans cette fusion avignonnaise « la porosité entre la gauche et l’ultra-gauche violente qui tue ».
Avignon et sa Jeune Garde
À Avignon, nous sommes désormais sur les terres de Raphaël Arnault, qui s’est fait élire en 2024. Le député, qui a disparu publiquement depuis le meurtre de Quentin Deranque, avait fait campagne pour sa candidate, parachutée dans son bastion. Il était venu la soutenir en janvier. Au bord du Rhône, dans la ville célèbre pour son pont, les militants de la Jeune Garde ont participé à la campagne de Mathilde Louvain comme ils le firent pour leur fondateur Arnault. Les assistants parlementaires du député insoumis ont même pris une part active dans cette bataille électorale, avant que les événements dramatiques de Lyon ne viennent bousculer les plans établis. Malgré ces circonstances, le PS n’a pas hésité, dans le Vaucluse. Alors que le Premier secrétaire du parti, Olivier Faure, a répété qu’il n’y aurait « pas d’accord national » avec La France insoumise, le secrétaire départemental vauclusien a vanté, pour sa part, un « pragmatisme local ». « Soit nous laissons la porte ouverte à l'extrême droite pour la ville d'Avignon. Cela, c'est hors de question », a-t-il indiqué ce lundi 16 mars.
« Alliances de la honte »
Il faut dire qu’en la matière, les socialistes ne sont pas étouffés par les scrupules et que les grandes déclarations d’hier et d’aujourd’hui ne valent visiblement pas grand-chose. « La gauche républicaine et démocratique gagnera sans se compromettre. Plus : elle ne gagnera que si elle ne se compromet pas », a assuré l’eurodéputé Raphaël Glucksmann, ce lundi 16 mars. « La responsabilité d’une formation politique qui prétend lutter contre le fascisme, c’est de se retirer, purement et simplement », a indiqué François Hollande, sur France Inter, pour préciser son rejet des alliances avec le mouvement de Jean-Luc Mélenchon. Dans le même temps, le porte-parole du PS Arthur Delaporte affirmait le contraire, sur BFM TV : « Sur la base d'un respect et de valeurs partagées, il y a possibilité de faire des fusions avec LFI. » D’ailleurs, localement, à l’image de l’alliance d’Avignon, les socialistes font ce qui les arrange. Hormis Paris et Marseille, les listes socialistes fusionnent avec La France insoumise dans de nombreuses grandes villes. À Toulouse, Brest, Lorient, Limoges, les disciples d’Olivier Faure et de Jean-Luc Mélenchon sont main dans la main. Les écologistes ne sont pas en reste : à Grenoble et à Lyon, les troupes de Marine Tondelier fusionnent avec les Insoumis.
Julien Aubert, vice-président des Républicains, a dénoncé des « alliances de la honte ». Il y a une semaine, Olivier Faure dénonçait « les excès » , « les outrances » et, « parfois, des saillies à caractère antisémite » de Jean-Luc Mélenchon. La mascarade n'aura pas duré longtemps.
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67 commentaires
Des associations pour des projets communs, pour développer des idées, les concrétiser ? Que nenni, voyons, un seul objectif, UN SEUL : la gamelle, encore et toujours ,,la gamelle que diantre!
Combien de temps encore , certains électeurs de gauche traditionnelle vont-ils encore supporter ces magouilles LFI/PS/ECOLO….tout est faussé avec ces marchandages….il ne faut pas s’étonner que 60% de citoyens ne se déplacent plus pour VOTER…La place est tellement bonne pour certains ou certaines qui n’ont jamais travaillés , qui sont prêt à vendre père et mère pour conserver leur siège…et surtout de pointer au chômage…La voilà la raison
Les socialistes ne sont pas à une compromission près , ni à un mensonge.
Tous ces francs-tireurs de ces alliances contre nature et même contre promesse mériteraient que ces dernières leur explosent au nez. L’Électeur est bon enfant, mais sa crédulité a des limites, surtout quand il sent que l’on veut le berner….une fois de plus.
Ils sont finalement moins c… que la droite « la plus bête du monde » qui a préféré, sous la pression de la gauche moralisante, ne pas « vendre son âme au diable » et perdre quand même des élections majeures depuis 40 ans. Cette pseudo droite sans conviction et eurobéate a perdu son socle électoral au fil des trahisons et renoncements, les électeurs votant RN pour le camp patriote dès qu’ils en on l’occasion.