210.000 € d’amende pour l’affichage des notes de frais d’Anne Hidalgo !
Le 16 septembre dernier, la France entière apprenait, grâce à Transparence citoyenne, qu’Anne Hidalgo avait une incroyable garde-robe. Des robes, des jeans et diverses pièces d’habillement parfois luxueuses, financés grâce à l’enveloppe qui lui est allouée au titre de ses frais de représentation - autrement dit, par de l’argent public. Ces révélations n’ont pas été du goût de la principale intéressée.
Le maire de Paris aime s’habiller mais pas être rhabillé pour l’hiver. Or, suite à la publication de documents montrant que l’édile avait dépensé près de 84.000 euros entre 2020 et 2024, il n’a pas été épargné. Ni une, ni deux : la police municipale a pris les choses en main, si ce n’est pour étouffer l’affaire, au moins pour faire taire l’association qui est à l’origine des révélations.
Chères robes
Les notes de frais d’Anne Hidalgo ayant été placardées dans les rues de la capitale, avec la mention « Parisiens : voilà comment Anne Hidalgo dépense votre argent », la police municipale a pu s’appuyer sur le Code de l’environnement pour infliger de très lourdes amendes à Transparence citoyenne.
Dans un courrier daté du 23 septembre, le directeur de la police municipale indique que, conformément à l’article L581-26, « est punie d'une amende d'un montant de 1.500 euros la personne qui a apposé ou fait apposer un dispositif ou matériel visé à l'article L. 581-6 [dispositifs ou matériels qui supportent de la publicité, NDLR], sans déclaration préalable ou non conforme à cette déclaration ». Il précise, par ailleurs, que douze procès-verbaux ont été dressés et qu’il ressort de ces documents que Transparence citoyenne a apposé ou fait apposer 140 dispositifs publicitaires sans déclaration préalable. En conséquence, la police municipale a engagé une « procédure d’amende administrative » à l’encontre de l’association. Le montant total de ces amendes s’élève à 210.000 euros.
Oui, 210.000 euros. 1.500 euros pour chacune des 140 affiches au format A4. L’association y voit une manière de « rembourser les dépenses hallucinantes de la maire » mais surtout une façon de « faire taire à tout jamais Transparence citoyenne ».
Chères révélations
Évidemment, la police municipale est dans son bon droit, mais la méthode a de quoi étonner. Il y a fort à parier que toutes les affiches non déclarées dans les rues de Paris ne subissent pas le même sort. Cette entité ayant un statut particulier à Paris – elle est dirigée par un commissaire de police et n’est pas sous l’autorité directe du maire –, rien n’indique que les amendes ont été rédigées à la demande d’Anne Hidalgo, de son cabinet ou de la mairie.
Mais l’affaire interroge sur la transparence qui entoure les dépenses des élus. Certains tombent pour des costumes quand d’autres peuvent dépenser l’argent de leurs administrés comme ils l’entendent : facture téléphonique exorbitante, robe de créateur, voyage à Tahiti… À droite, ça casse ; à gauche, ça passe. Étrange !
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113 commentaires
Hidalgo, une chance pour la France. Il eut mieux valu qu’elle resta en Hispanie. Nous aurions un budget parisien mieux équilibré