Zemmour, Maréchal, Fenech… Ils disent « stop » à la badinterolâtrie
Une dissonance salutaire. Dans l’océan des louanges qui ont accompagné l'entrée de Robert Badinter au Panthéon, ce jeudi 9 octobre, quelques voix discordantes se sont fait entendre. Il y a notamment eu celle de Marion Maréchal, l’une des premières personnalités politiques à oser sortir du rang. « Pardon de casser ce bel unanimisme, mais faire entrer Robert Badinter au Panthéon, c'est aussi sanctifier une vision de la justice qui a désarmé la société face aux criminels, a ainsi tweeté la présidente du parti Identité-Libertés. Il a été le grand avocat des "peines alternatives à la prison" et a promu le laxisme judiciaire. […] Je sais que la droite se sent toujours obligée d'applaudir les hommes de gauche, mais au nom de toutes les victimes du laxisme d'État, permettez-moi de m'abstenir. » Deux heures plus tard, Éric Zemmour lui a emboîté le pas, refusant lui aussi de s’agenouiller servilement devant l’ancien ministre de la Justice. « La patrie n’est pas reconnaissante à l’homme qui a aboli la peine de mort pour les criminels endurcis, mais pas pour les victimes, a attaqué le patron de Reconquête. Combien de vols, de viols, de meurtres, combien de victimes éplorées ont-elles pâti de cette fausse générosité ? La patrie n’est pas reconnaissante au socialiste qui a noyauté tous les rouages de son ministère avec les militants du Syndicat de la magistrature qui, depuis quarante ans, ont contaminé la Justice française de leur idéologie sectaire, laxiste et victimaire. »
Robert Badinter, dont la tombe a été profanée lâchement, est bien sûr l’incarnation d’une époque révolue où les politiques avaient une culture qui donnait de la tenue au débat. Mais l’hommage au Panthéon dépasse les destins individuels. C’est un choix éminemment politique.
Aux…
— Eric Zemmour (@ZemmourEric) October 9, 2025
Sans tomber dans l’insulte ou la calomnie, d’autres personnalités ont également tenu à souligner les lourdes responsabilités de l’homme panthéonisé. Parmi ces trouble-fête, on trouve l’écrivain Julien Rochedy, pour qui Badinter a été « l’un des plus grands promoteurs de notre laxisme judiciaire, responsable de tant de souffrances pour des milliers de victimes innocentes ». Il y a eu aussi le lanceur d’alerte Pierre Sautarel, qui voit dans cette sanctification « l’affirmation de la suprématie des "valeurs supérieures" érigées par l’élite autoproclamée contre la bêtise et la veulerie supposées du peuple ». Enfin, sur CNews, l’ancien magistrat Georges Fenech a également remis en cause cet héritage socialiste, une « culture où le criminel est d'abord lui-même la victime », une « politique absolument dévastatrice dont aujourd'hui on paie les conséquences ».
Un saint laïque
Immédiatement, la presse mainstream est montée au créneau afin de défendre la panthéonisation du saint homme. « Il n’y avait qu’Éric Zemmour et Marion Maréchal pour la critiquer », a ainsi écrit Le Huffington Post, restant volontairement sourd aux innombrables autres voix critiques. « On conchie la racaille d’extrême droite qui vomit sa bile sur Badinter », a élégamment commenté, sur X, le journaliste Rafaël Amselem.
On conchie la racaille d’extrême-droite qui vomit sa bile sur Badinter.
— Rafaël Amselem ️(@Rafael_Eyth) October 10, 2025
« Il ne fallait pas dire un mot de travers sur Charlie Kirk. En revanche, à propos de Badinter, toute l’extrême droite se soulage », a encore ajouté son confrère Christophe Conte, ancien de Libération et de France Inter. Sauf que le parallèle ne tient pas. Dans le premier cas, des gens de gauche se félicitaient du meurtre d’un homme ; dans l’autre, « l’extrême droite » se contente de critiquer le bilan politique d’un ancien ministre. Mais peut-être n’est-il pas permis de blasphémer le nom d’un saint patron du progressisme ?
Un homme en décalage avec le peuple
Si l’œuvre de Robert Badinter est critiquée au sein de la classe politique, en est-il de même dans la population française ? La réponse est oui. Sur les réseaux sociaux, d’innombrables internautes ont critiqué cette fastueuse panthéonisation, y voyant le « symbole absolu de l'inversion des valeurs » de notre époque. « Badinter est le responsable de la justice laxiste actuelle qui condamne des victimes à mort, estime un autre. Quand il était arrivé au ministère de la Justice, il avait libéré 40 % des détenus. La délinquance avait alors explosé et tous ont fini par revenir en prison. »
Autre signe de défiance à l’égard du personnage : son entrée au Panthéon aurait été très peu suivie par les téléspectateurs. Ils n’étaient, en effet, qu’un million à suivre la cérémonie, en direct sur TF1…
Le désastre !
Seulement 1 057 000 téléspectateurs ont suivi à partir de 19h sur TF1 l’entrée au Panthéon de Robert Badinter (7,5% pdm)Ils n’étaient même que 602 000 pour l’édition spéciale juste avant entre 18h et 19h (6,2% pdm) pic.twitter.com/oZd0AMRnLq
— Destination Télé (@DestinationTele) October 10, 2025
Loin de la figure rassembleuse et tutélaire qu’on nous donne à voir, Robert Badinter s’est au contraire illustré par une politique très clivante. Totémisée par l’espace politico-médiatique, l’abolition de la peine de mort est d’ailleurs toujours loin de faire consensus, dans le pays. En 2020, une étude réalisée pour le quotidien Le Monde, la fondation Jean-Jaurès et l’Institut Montaigne avait même établi que 55 % des Français souhaitaient le rétablissement de la peine de mort en France, soit plus d’un Français sur deux. Et que dire de l’idéologie judiciaire qu’a portée et diffusée l’ex-avocat, lors de son passage place Vendôme, puis à la tête du Conseil constitutionnel, de 1986 à 1995 ? Les Français n’ont jamais voulu de cette « culture de l’excuse » qui transforme le criminel en éternelle victime de la société. Scandalisés par le recours quasi systématique au sursis, les réductions automatiques de peines et la clémence de tant de verdicts, ils sont aujourd’hui 80 % à penser que la Justice est trop laxiste.
Autant dire que l’héritage de Robert Badinter est loin de faire l’unanimité.
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98 commentaires
Et tout ça devant un cercueil vide qui ne contenait que quelques objets ayant appartenu à M. Badinter !
Macron, le pire Président que la France a eu depuis 2000 ans panthéonise l’homme qui a détruit la Justice en France, la transformant en une institution laxiste qui préfère les bourreaux à leurs victimes.
Provocation déplorable de panthéoniser l’artisan de notre situation judiciaire actuelle ,alors qu’au même moment on va voter au sénat, la peine de mort des innocents
Vous avez tout dit.
Badinter au Panthéon et la suppression de la peine de mort ? Voilà qui fait plaisir aux « Grands Intelligents ». En France l’idéologie de la suppression de la peine de mort est imposée par les « Éclairés ». Mais le peuple, malgré une intense propagande éducative et médiatique, n’adhère qu’à 50%. Car si l’état a supprimé la peine de mort, ce n’est manifestement pas le cas des assassins, au contraire. L’usage du couteau se répand même dans les écoles !
Il est surtout urgent que les « Élites » Occidentales s’occupent uniquement de ce qui se passe chez elles sans prétendre gouverner la planète au nom de principes qu’elles proclament « Universels ». L’Homme universel n’existe pas, la réalité ce sont les hommes. Accepter et protéger leurs différences, leurs oppositions et leur enracinement territorial est la condition nécessaire pour éviter un « Meilleur des Mondes » Totalitaire, au nom de prétendues « Grandes Idées ».
Il faut bien, de temps en temps, « canoniser » un gauchiste!
La peine de mort reste donc un privilège exclusivement réservé aux criminels, du moins pour le moment.
Et Boualem Sansal , monsieur le président attendez-vous qu’il soit mort dans les geôles algériennes pour pouvoir le panthéoniser ?
Avec Badinter, on voit nettement où ça nous a mené depuis 1981.
Un criminel qui a autorisé la continuité des crimes des innocents.
Bien d’accord.
Badinter avec cette abolition a ouvert la boîte de pandores favorable uniquement aux criminels dont on sait qu’ils ne feront jamais la totalité de leur peine,et si par hasard on évoque les évangiles pour justifier le choix de ne pas sanctionner par la peine de mort un assassin,je réponds cette citation d’un des deux condamnés à côté de Jésus sur la croix,je cite dans Luc : » Pour nous c’est justice,car nous recevons ce qu’ont mérité nos crimes, mais lui ( Jésus ) n’a rien fait de mal » A vous de vous faire une opinion, moi, elle est déjà faite. Vous vous doutez bien à laquelle je pense.
Badinter a fait les choses à l’envers, mais on ne peut demander à une homme de Gauche de penser à tout; il fallait mettre en place des réformes judiciaires dissuasives, très sévères mais justes; et sur constat d’un résultat efficace, abolir la peine de mort devenue inutile, inhumaine (c’est un crime de sang froid!), et surtout non dissuasive, et fruit de vengeance populaire d’un autre monde!
A l’heure où les mêmes s’agitent pour la peine de mort des malades avec le »droit de mourir dans la dignite » et l’IVG constitutionnalisée machines a tuer des innocents il y a comme un paradoxe . Les victimes sont méprisées au profit des assassins.
Entièrement d’accord ! Badinter a été un des pires gardes des sceaux de la 5me (avec Taubira ). Comme pour la Constitution, la Panthéonisation ne devrait concerner que le régalien, et non, ces fantaisies pseudo-humanistes. Badinter est indirectement responsable de plusieurs assassinats car il a permis la remise en liberté de prédateurs patentés. Les « couper en deux » (comme il disait) aurait permis à certaines victimes innocentes de rester en vie. Comme ces pseudo-écolos qui trouvent scandaleux quand un éleveur tue un loup mais n’ont aucune empathie pour les dizaines d’agneaux que ce loup a tué sauvagement.
En langage populaire, on dit : » Qui fait l’ange fait lea bête ». M. Badinter est responsable du climat qui règne encore, où les victimes sont systématiquement oubliées au profit de criminels « victimes de la société ». Ainsi, dans un Grand Jury, mon épouse a vu les dames du Jury pleurer sur un criminel de 17 ans ; celui-ci avait juste assassiné un conducteur polonais qui klaxonnait à un carrefour : total, un Polonais décédé, une veuve et deux orphelins. Merci M. Badinter.
Le plus grand mécène des criminels. Une consolation : Au Panthéon ce ne sont que des planches
La grande parade des socialistes devant le sanctuaire de l’héroïsme Français.