« Wallah, je sais pas ! » : des jeunes ignorent ce que représente le 11 Novembre
« Pourquoi le 11 novembre est-il férié ? » Chaque automne, micro tendu dans la rue, de nombreux influenceurs sur TikTok arpentent les rues pour interroger les Français à propos du 11 Novembre. Si certains des interviewés répondent juste sans hésiter, de nombreux adolescents semblent ignorer pourquoi leur école est fermée, ce mardi. « C’est la fête de l’armée et tout », tente l’un deux. Un autre abonde : « Je crois que c’est par rapport à la guerre. » D’autres, beaucoup plus hésitants, confessent leur ignorance. « Wallah, je sais pas », répond l’un d’eux. « J’avoue, je sais pas », ajoute son camarade. Et un dernier rétorque : « Je sais pas, j’ai pas envie de dire des conneries. »
Le 11 novembre c’est quoi ?
Pourquoi c’est férié
Génération perdueIls font des crêpes à l’école pic.twitter.com/PTnFI3TpvJ
— ✞✟† ️d Vitam (@Ad_Vitam44_) November 15, 2024
Une méconnaissance du sujet
Pourtant, comme le rappelle l’Éducation nationale, « l’armistice du 11 novembre 1918 appartient aux grands repères chronologiques que les élèves acquièrent au cours de leur scolarité, à travers l’étude de la Première Guerre mondiale, à plusieurs reprises dans leur cursus ». Ainsi, dès le primaire, en CM2, les élèves étudient brièvement la Grande Guerre. Quatre ans plus tard, à la fin du collège, la guerre de 1914-1918 est à nouveau au programme du brevet. Cette fois-ci, les élèves de troisième abordent l’aspect « guerre totale ». Enfin, au lycée, la Première Guerre mondiale est à nouveau au programme. À croire l’Éducation nationale, les adolescents français devront donc pouvoir répondre sans hésiter que tous les 11 novembre, la France commémore l’armistice signé le même jour de l’année 1918 à Rethondes, dans la forêt de Compiègne.
Pourtant, en classe de troisième, nombreux sont les élèves à ne pas maîtriser cette « date repère ». Nombreux sont ceux qui ont ainsi noté dans leur agenda que le jour était férié sans savoir réellement pourquoi… Et cette méconnaissance de l’Histoire de France n’est pas récente. Déjà, en 2018, à l’occasion du centenaire de la fin de la Grande Guerre, un sondage réalisé par BVA montrait que 25 % des jeunes associaient, par exemple, les batailles de Waterloo et de Marignan à la Première Guerre mondiale.
Un manque d’incarnation
Derrière cette ignorance, plusieurs explications. La première tient à la manière dont est transmise l’histoire de la Première Guerre mondiale aux enfants. Au primaire, la Grande Guerre est enseignée rapidement et en comparaison avec la Seconde Guerre mondiale. L’enseignement s’arrête en 1918 et reprend en 1939. Au collège, à nouveau, le premier conflit mondial est enseigné de manière thématique (une guerre totale, une guerre mondiale, une violence inouïe…). Difficile, donc, pour les élèves de mémoriser des repères chronologiques. Ensuite, l’aspect mémoriel est totalement absent du programme. Le chapitre sur la Première Guerre mondiale au collège se clôt en 1918. Seuls de rares documents dans les manuels d’histoire abordent la question du traumatisme des soldats, des « gueules cassées », d’une génération sacrifiée… Les débats mémoriels des années 1920 avec la construction des monuments aux morts et la création du Bleuet de France (dont on célèbre cette année le centenaire) sont totalement absents du programme au collège. Par exemple, l’histoire de la tombe du Soldat inconnu, qui repose sous l’Arc de Triomphe - symbole de ce 11 novembre -, reste donc totalement méconnue d'un grand nombre d'élèves.
S’ajoute à cela un manque d’incarnation. Combien d’élèves n’ont jamais pris le temps de s’arrêter devant un monument aux morts ? Combien n’ont jamais participé à une commémoration du 11 Novembre aux côtés d’anciens combattants ? Certaines écoles offrent à leurs élèves la possibilité de commémorer ensemble cette date si importante en se retrouvant devant le monument aux morts du village ou en organisant une cérémonie au sein de l’établissement. Malheureusement, cela représente une minorité…
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55 commentaires
BRAVO aux Maires des villages qui organisent dans leurs communes une commémoration devant le Monument aux morts de la « Grande guerre » … Cette démonstration vaut mieux que certains courts paragraphes de livres scolaires …non commentés par des « professeurs des écoles » indifférents à notre histoire nationale.
On préfère s’attarder sur les genres qu’autre chose et puis c’est tellement loin! Et les parents de leur coté, que font-ils? Rangés derrière leurs portables comme leurs progénitures ?
L’inculture est devenue la norme et grace à ces portables nous sommes tombés dans la déculture, pendant ce temps nous avons la paix avec « nos gosses », on ne les entend pas, sages comme des images!
L’histoire ça ne se survole pas, ça s’apprend, l’ignorer est tirer un trait sur l’avenir sans exclure la géographie qui va avec.
Quant à la culture générale, alors là……..nous passerons aussi sur le reste, heureusement qu’il y a des exceptions trop rares. Où allons-nous?
Ici aussi il faut tout remettre à plat et revenir aux fondamentaux indispensables.
Le niveau intellectuel diminue tellement (on voit M. PANOT et sa connaissance de la géographie par exemple, ou encore B. LEMAIRE et les hectares…) qu’il crée l’obscurantisme, ce qui est le plus grave. Et nous y sommes effectivement.
ils ne savent ce que sont les « gueules cassées !!!!!!!!
mais ils jouent au loto en nombre, qui s’appelait, avant, la loterie nationale…
Comment être patriote dans et pour la France d’aujourd’hui ? Nos politique nous en dégoutent ! Le peuple est totalement ignoré. En temps de paix c’est de la chair à pâté social et en temps de guerre il devient chair à canon. Encore et toujours pour défendre la richesse…du pays…
Les écoles ne devraient pas êtres fermées, mais en visite aux cimetières, aux musées des deux guerres ! Les jeunes ne savent plus rien de l’histoire, c’est voulu pour couper les racines avec la notion de patrie !
D’ailleurs les écoles ne devraient pas être fermées mais consacrées au souvenir des 2 guerres mondiales. Expliquer ce qu’ont été l’Occupation (et ses queues devant les magasins d’alimentation) et surtout la Shoah, de l’enseignement bienvenu par les temps qui courent.
Oui mais c’est un pont, alors faut comprendre et si l’on compte la fin de semaine passée cela fait 4 jours. Plus beaucoup de sous pour bon nombre mais on se bouscule sur les routes, allez comprendre, société de chauffe cul.
Les jeunes ignorent ce que représente le 11 novembre et ce n’est pas une mauvaise chose. Il est normal, et même souhaitable, qu’après plus d’un siècle les plus horribles souvenirs collectifs s’effacent progressivement de la mémoire des peuples. Depuis la Grande Guerre beaucoup d’eau a coulé sons les ponts, les Puissances Centrales sont nos meilleures amies, la Seconde Guerre Mondiale est passée par là, l’Europe a perdu sa suprématie mondiale au profit des USA et de la Chine, la submersion migratoire nous menace ainsi que le ramollissement cérébral engendré par l’informatique bas de gamme… Laissons donc s’engloutir les souvenirs des tranchées et des poilus et consacrons-nous plutôt à notre avenir lourd de menaces diverses et variées.
Se consacrer à un avenir lourd de menaces avec le patriotisme de nos anciens pour exemple me semble une bonne référence, non aux souvenirs oubliés, n’enterrons pas les poilus encore une fois, gardons toujours une place pour eux, nous leur devons bien cela ! Honte à votre conseil de « laisser s’engloutir les souvenirs ». Si peu de place sur votre disque sur ?
Cette guerre de 14-18 est la plus grande honte du nationalisme européen, certainement pas une gloire ! Il faut être patriote, mais certainement pas célébrer cette horrible guerre !
Depuis la Grande Guerre beaucoup d’eau a coulé sons les ponts. Oui mais sous NOS ponts car sous beaucoup d’autres coulent des flots de sang. Et nous n’avons aucune conscience que nous pouvons à nouveau être inondés.
Certainement pas de la même manière. Consacrons-nous plutôt à la submersion migratoire et à l’intégration.
Vous avez raison : laissons faire le wokisme.
L’histoire de la France est mauvaise. Oublions-la et sa culture aussi.
Place aux nouveaux habitants et pensons à l’avenir avec eux !
Entre la wokisme et la guerre dans les tranchées il y a, je l’espère, de la place pour un mode de vie plus apaisé… Ne croyez-vous pas ? Prendre cette guerre abominable pour symbole de la nation est une erreur, et une horreur !
Oublier l’histoire pour mieux se vautrer dans ses erreurs, quelle bonne idée.
L’amitié entre nations, quel délice.
Le village dans les nuages, adorable, vivement Casimir, président !
Révulsé par ce commentaire exécrable et méprisable. C’est le souvenir de ces poilus et de ceux qui se sont battus et de ceux qui sont morts pour la France , qui doit toujours être dans notre mémoire pour qu’elle vive fièrement son identité. Et si tu veux la paix , prépare la guerre. Un AC
pas d’accord, si vous voulez savoir lutter pour que demain soit vivable, vous devez savoir d’ou vous venez et quels sont les sacrifices qui vous permettent aujourd’hui de vivre libre ! Un peu sans mémoire meurt !
Un pays sans mémoire meurt, c’est exact.
Je ne suis pas d’accord avec vous !
Au contraire rappeler aux jeunes générations ce que furent les 2 guerres mondiales et leurs atrocités les inciterait à militer pour la paix et bannir la violence !
Pas du tout d’accord, désolée. Notre passé façonne notre avenir. J’aime à rappeler cette belle citation : « Les souvenirs sont nos forces. Quand la nuit essaie de revenir, il faut allumer les grandes dates, comme on allume des flambeaux. » Victor Hugo
Oublier son passé, c’est se condamner à le revivre, comme le soulignent les commémorations du 8 mai 1945 et les citations de Winston Churchill et Johann Goethe.
Ces jeunes sont nés avec un smartphone en mains et n’ont même pas l’idée de s’en servir pour se renseigner…ils ont un cerveau bien dégénéré. Et TOUS auront le BAC. Et certains la BAC…
Constatation , une fois de plus , que les professeurs ne font pas leur travail d’enseignement
Madame la Ministre de l’éducation Élisabeth Borne se préoccupe plus de la sexualité et du genre de nos enfants et petits enfants ( et donne des ordre dans ce sens ) que de la vraie culture , Français , grammaire ,maths , écriture et lecture et de l’Histoire de France ( qui ne l’intéresse pas ) chaque férié a une histoire qui doit être enseigner aux enfants !
Et l’école publique s’entête à fabriquer des ignares. Tristesse quand je compare mon instruction des années 50 et 60 à celle d’aujourd’hui.
Il y a 75 la guerre de 14-18 était plus récente d’environ 75 ans…
Aujourd’hui, a onze heure je vais essayer de ressentir ce que mon grand-père qui a passé quatre années au front comme sapeur, a ressenti quand il a entendu les son du clairon sonnant la fin des combats ! Mais, je mesurerai aussi la trahison de tout les systèmes politiques quand on voit l’état actuel de la France ! Que le député de ma circonscription ne vienne surtout pas me serrer la main !
Z’ êtes pas dans une bonne circonscription
Je ferais pareil…! Si jamais vous êtes dans les Flandres, du côté de Bailleul, mon oncle a été blessé là haut fin de la guerre…
Bonne journée quand même… Respect !
Eh bien moi je crois que vais éviter de me faire du mal pour rien…
Comme vous dites, des jeunes.en fait ceux qui n’ont rien à faire én France
De la part de gens qui vivent à côté de la société française ce n’est pas étonnant, l’histoire de France ils n’en n’ont rien à faire et personne d’ailleurs fait quoi que ce soit pour qu’ils aient envie de vivre comme nous et de se sentir concernés.
Si tous les enseignants avaient fait vivre la mémoire de leurs Grands Anciens, les Hussards noirs de la République, morts par dizaines de milliers dans les tranchées, nous n’en serions pas là. Or parler de la guerre c’était mal quand on est de gauche, c’est être militariste. Quand on a la vue basse c’est vrai. Sauf que ce n’est pas le militaire qui déclare la guerre, mais le politique. Rappeler les sacrifices des générations antérieures, c’est faire comprendre où nous en sommes. Malheur à celui qui oublie son passé !