[STRICTEMENT PERSONNEL] La guerre, puisqu’il faut l’appeler par son nom…

Deux cent mille morts, cinq cent mille, un million, davantage ?
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Quatre ans. Et même, soyons précis, quatre ans et une semaine, au moment où sont écrites ces lignes. Quatre ans, déjà, depuis que la Russie a lancé contre l’Ukraine l’opération militaire spéciale qui, de l’avis autorisé de tous les spécialistes, devait se terminer en quelques jours, au pire en un mois, par la victoire écrasante du fort sur le faible, de l’agresseur sur l’agressé, de l’empire sur son antique dépendance. Comme le temps passe, le temps qui ne coule pas suivant le même flot, au même rythme, avec la même vitesse pour les auteurs, les acteurs, les victimes du drame qui oppose, depuis le 24 février 2022, deux pays également en plein déclin démographique et les spectateurs, passionnés, intéressés, indifférents ou blasés de la dernière création du grand théâtre des armées.

La guerre, c’est le bruit et la fureur, la nuit et le brouillard

La guerre, puisqu’il faut l’appeler par son nom… On se rappelle généralement pourquoi elle a commencé, on ne voit pas forcement pourquoi elle finirait. On sait plus ou moins comment elle se déroule, mais tant qu’elle se prolonge, et parfois même pendant encore quelque temps, on est bien incapable d’en dresser le bilan, que les belligérants dissimulent derrière les nuages lourds de la propagande, de la censure et du mensonge. Quel est le bilan des pertes, de part et d’autre ? Deux cent mille morts, cinq cent mille, un million, davantage ? On n’est pas à l’unité, à la dizaine, à la centaine, au millier, aux dizaines, aux centaines de mille près. On sait quand elle a commencé, on ignore quand elle finira. Ce n’a pas été six jours, comme en 1967 ? Ou douze jours, comme en 2025 ? Alors, trente ans ? Cent ans ? Ou, plus modestement, quatre ans, comme 14-18 ? Six ans, comme 39-45 ? Huit ans, comme la guerre d’Algérie ? Vingt-neuf ans, comme les conflits qui s’enchaînèrent au Vietnam de 1946 à 1975 ? En tout cas, elle est servie saignante, comme il se doit.

Car la guerre, ce n’est pas ce thème indéfiniment repris, sinon renouvelé, de conversation, de discussion, de débats, d’expertises, de pronostics, d’analyses géopolitiques et de commentaires que distillent sur les plateaux de télévision des escadrons d’experts civils et militaires assis dans leurs fauteuils à l’intention et sous les yeux de millions de téléspectateurs vautrés sur leurs canapés. La guerre, c’est le bruit et la fureur, la nuit et le brouillard, la faim sans fin, le froid et l’effroi, les bombes, la peur, le deuil, la mort… Une expérience que ne peuvent partager ceux qui l’ont vécue et y ont survécu avec ceux qui - tant mieux pour eux - l’ont apprise dans des livres d’histoire dont ils n’ont pas retenu les leçons. La guerre par ouï-dire, fût-elle sur grand écran, en couleurs et avec bruit de fond, ce n’est jamais qu’une image de la guerre.

Depuis les débuts d'Homo sapiens...

Le souvenir est à peu près totalement enfoui, en tout cas dans notre Occident frivole et sans mémoire, du conflit bref et meurtrier qui, en 1913, opposa la Bulgarie, la Serbie, la Grèce et le Montenegro à l’Empire ottoman et se solda par la quasi-disparition de la Turquie d’Europe. On a donc oublié, aussi, que les meilleurs experts de la chose, au vu de l’efficacité, et donc de la létalité, des armements obligeamment fournis aux belligérants, notamment par la maison Krupp et les aciéries du Creusot, s’accordèrent pour juger plus qu’improbable la reprise, pour de vrai et sur une plus grande échelle, d’une guerre généralisée entre les grandes puissances européennes. On sait ce qu’il en advint, quelques mois plus tard.

Après Hiroshima et Nagasaki, puis aussi longtemps que dura la guerre froide, les vainqueurs de la Deuxième Guerre mondiale finirent par s’accorder sur le principe de la mise hors la loi de l’arme terrifiante que les progrès de la recherche scientifique avaient mise entre leurs mains. De fait, dans aucune des innombrables guerres « conventionnelles » qui ont jalonné ces quatre-vingt dernières années, et en dépit même de la prolifération des puissances actuellement dotées de la bombe atomique, celles qui la possèdent n’y ont pas plus recouru que, pour cause, celles qui ne l’ont pas, ou pas encore. Il est hélas sans exemple, depuis les débuts d’Homo sapiens, que celui-ci, faisant prédominer la sagesse sur la violence, n’ait pas utilisé les instruments de mort qu’il avait à sa disposition. Combien de temps, encore, Prométhée, rival des dieux et se croyant leur égal, observera-t-il cette retenue ?

Le bouton fatal

Le plus médiatique des philosophes – c’est bien entendu Bernard-Henri Lévy que je veux dire - s’indignait, l’autre jour, que les États-Unis et l’Europe se soient contentés, en apportant une aide financière et militaire, massive mais contrôlée, à l’Ukraine, d’empêcher la victoire de la Russie. Il aurait fallu, il faudrait d’urgence, poursuivait le moins philosophe des influenceurs - c’est encore de Bernard-Henri Lévy qu’il s’agit -, fournir au gouvernement de Kiev (qu’il n’appelle plus autrement, c’est plus chic, que Kyiv) les moyens de vaincre et de mettre en déroute la Russie de Poutine, plus couramment connue sous le nom de Russie. C’est bien la peine d’être aussi intelligent pour être aussi irresponsable. Qui peut douter, si l’existence ou simplement l’indépendance et l’intégrité de la Russie étaient menacées, que Poutine, tout comme Kim Jong-un, tout comme Benyamin Netanyahou, tout comme Narendra Modi, tout comme un chef de l’État français digne de ce nom, appuierait sur le bouton fatal ?

Nous n’en sommes pas là. La guerre continue entre l’Ukraine et la Russie, sur le territoire ukrainien. Pour combien de temps et pour combien de nouvelles victimes ? Lorsqu’un jour elle cessera enfin, elle laissera à découvert, comme une mer qui se retire, les veuves, les orphelins, les ruines, les deuils et les cadavres, les tombes des héros morts pour la patrie et les monuments qu’on fleurira pieusement avant que ne vienne l’oubli. Et pendant encore quelques années, des spectateurs, de moins en moins nombreux, viendront applaudir, les jours de match-exhibition, des équipes de vétérans, footballeurs unijambistes ou volleyeurs manchots. Ainsi va le monde.

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Dominique Jamet
Journaliste et écrivain Président de l'UNC (Union nationale Citoyenne)

Vos commentaires

41 commentaires

  1. « On fait la guerre quand on veux, on l’arrête quand on peut ». Ainsi disait Nicolas Machiavel en 1532.

  2. Ainsi que le chantait l’illustre Jean Ferrat dans « Nuit et brouillard », « Le sang sèche vite en entrant dans l’Histoire. »

  3. La guerre « on sait pourquoi elle a commencé »

    En conscience peut-être, et encore, mais aux causes primaires, profondes, jamais révélées, ou si rarement par quelques personnages qui prennent le risque certain d’être immédiatement baptisés « complotistes », collaborateurs de Poutine. Emprunter de l’argent à l’une de ses banques est déjà une horreur. Donner quelques raisons à Poutine de faire cette guerre, quand bien même elles seraient insignifiantes, ce qui n’est pas le cas, quel scandale. La liberté d’expression à la française.

    Les occidentaux ont-ils été propres dans l’émergence de ce conflit ? Les USA avec leurs bases secrètes implantées en Ukraine, pas si secrètes que cela. L’OTAN, avec ses casernes implantées sous le nez des frontières de la Russie malgré son engagement de s’en tenir éloignée. Zélensky et les 15000 morts sur sa population réfractaire de l’Est afin de la maintenir en laisse. Face à tous ces sujets, des occidentaux heureux, observateurs heureux, en bonnes consciences. Ils enfreignent et s’étonnent de réactions.

    Kroutchev s’est implanté à Cuba. Il a fait son cinéma. Quelle a été la réaction des USA ? Nous avons été au bord d’une troisième guerre mondiale. Dans sa grande sagesse, sous la menace, il s’est retiré. Pour quelles raisons Poutine devrait accepter sous ses frontières des armées qui se montrent hostiles ?

    Toutes ces situations bien réelles ne sont jamais évoquées. Se donner bonne conscience…

    • Bravo pour votre analyse lucide que je partage. Je résiste aux « Lavages de cerveaux »… Lorsque je parle, autour de moi, beaucoup de personnes ne sont pas au courant de ce qui se passe réellement. La machine à laver marche à plein régime…Et le troupeau de veaux continue à se rendre à l’abattoir en chantant.

    • Après mon premier bravo je rajouterai que si l’Ukraine n’est pas dans l’UE c’est que son dossier a démontré qu’il était un pays ultra mafieux et je rajouterai qu’il l’est toujours. Notre chère VDL veut les faire entrer pour qu’on leur paye leur reconstruction. C’est à l’Allemagne leur alliée de 39/45 et aux USA et à la Russie de payer pas nous !!

  4. L’espèce humaine est prédatrice et elle cache en son sein des individus dont la perversité et l’immoralité dépassent l’entendement. Il y en a qui aiment ça malgré tout car l’espèce humaine est majoritairement crédule.

    • C’est pourtant simple d’arrêter cette guerre, ne pas faire rentrer l’Ukraine dans l’otan et dans l’Europe et arrêter de la financer ! Et non ce ne sont pas les peuples qui veulent la guerre mais seulement quelques individus qui eux sont sûrs qu’ils ne la feront pas !

      • Tout à fait. Mais une bonne petite guerre pour que l’élection présidentielle ne puisse se faire en 2027. Tous les moyens sont bons quand on s’appelle Macron.

  5. Je suis réservé car chaque fois que l’on supprime un tyran, celui qui le remplace est pire !!Nous avons avec un recul de 25 ans quelques exemples !! Donc que faire ???

      • NON ! Les Russes sont contents d’avoir Poutine qui les a sortis du marasme soviétique et leur a redonné honneur et richesses. Mais chut!… Je ne suis qu’une vieille complotiste.

      • Maria, allez faire un tour en Russie en enlevant vos oeillères, et pas
        à Moscou, mais dans les campagnes environnantes, et revenez nous
        en parler avec sincérité si possible. Poutine est un grand criminel
        formé au KGB et responsable de centaines de milliers de morts.

  6. Cher monsieur Jamet la guerre pour moi a comencé depuis 2014 !! Le dombass est peuplé de Russes , Kiev est le berceau de la Russie ? les rues de Kiev portent le nom de leurs plus grands chefs nazis vous savez ceux qui aidaient nos chers amis allemands dans les bataillons SS, ce pays appelé l’Ukraine ultra corrompu que la VDL veut faire rentrer dans l’UE pour que nous tous leur payons leur reconstruction !! Un animateur de cabaret qui porte sa roublardise sur son visage et vu le niveau des 26 nains de l’UE à mon avis !! Au fait saviez vous cela sur nos ches amis allemands : selon la base de données Diane Ellisphere, il y a plus de 2.100 entreprises en France dont le propriétaire final global est domicilié en Allemagne. Parmi elles, plus de 1.400 entreprises sont entièrement détenues par des actionnaires allemands.La présence commerciale allemande est particulièrement forte dans les régions Île-de-France (Paris) avec environ 1 352 filiales et Grand Est (Strasbourg, Metz, Reims) avec environ 886 succursales.Et parmi eux ces chers Lidl et Aldi chez lesquels courrent nos petits consommateurs français faute de concurrence française en ce domaine hélas !!Bon je n’aime pas Poutine pour autant croyez le !!

    • L’histoire de l’implantation des Lidl et Aldi est tout à fait édifiante. Selon un ancien cadre dirigeant, leur expansion eclair s’est faite dans un seul but, qui n’était pas économique, mais politique. Le but recherché était d’éviter toute révolte des peuples, ou toute révolution. Donner l’impression aux pauvres d’être riches les empêche de sortir les fourches tant que la fourchette est pleine.
      Ce plan Machiavélique élaboré dès années 50 et les premiers Aldi de la famille Allbrecht en Allemagne, des épiceries à l’époque, des produits à bas prix pour nourrir une population très appauvrie….

  7. « Ceux qui parlent de la guerre ne l’ont pas faite, par contre, ceux qui l’ont faite, préfèrent ne pas en parler » je pense que cette observation se suffit à elle-même et règle, entre autres, le problème du « canapé devant la TV »

    • victor15.
      Très juste. En juin 40, mon paternel s’est retrouvé prisonnier des Allemands et expédié en Allemagne avec ses compagnons. A mes soeurs , à mon frère et moi-même, il ne consentait à nous en parler que du bout des lèvres. Quant à ma maman, même mutisme sur l’exode vécu en mai 40 et la mort de son fils( ce frère que je n’ai pas connu) en la région d’ acceuil des réfugiés. Partie avec une poussette chargée de son enfant, elle est revenue chez elle avec la même poussette vide. Une poussette qu’elle avait tenu à conserver pendant de longues années.

    • C’est ce que disait mon père, ancien combattant qui a fait une longue carrière militaire… jamais il ne parlait des horreurs qu’il avait vues.

  8. La guerre est au cœur de l’homme comme le salut de son illusion sur terre, c’est la continuation métaphysique de son existence. Rien ne pourra la faire taire, elle est là condition de son humanité. La pire de toutes est à venir. Affrontons-la en jouissant des repos et des pauses qu’elle nous offre. Aimons la vie en son nom. Nous avons inventé la vie éternelle, soyons déjà heureux d’en avoir des casse-croûtes.

    • Je n’aime pas trop votre globalisation … pessimiste. Sur Terre, il y a les guerriers qui, souvent
      tiennent les pouvoirs, il y a des pacifistes qui recherchent la Paix, et entre les deux, la grande
      masse de gens pacifiques mais qui sont incapables de prendre leur destin en main en comptant
      sur les autres pour régler les problèmes de l’Humanité. Quand ils comprendront … ce sera
      sûrement trop tard !

  9. Très belle analyse de l’espèce humaine . Cela confirme ce que je pense depuis longtemps ;  » l’homme et son espèce est une erreur de la nature  » , aucune animal de la nature se comporte ainsi . Qu’il soit sur pattes , avec des ailes , ou dans l’eau, il n’y a que nous pour faire de telles atrocités ! ! ! sans parler de combats d’animaux qu’il organise pour son plaisir . L’homme se délecte du malheur et de la mort des autres , c’est innommable ! ! !

  10. La guerre est la pire des choses à tous les points de vue . On n’entend pas beaucoup les voix des « pacifistes  » .

    • Mes grands-parents on connu 70, 14/18 et 40. Mes parents celle de 40, Moi, la fin de 40…Toute cette population massacrée, sacrifiée pendant que d’autres « sablent le champagne ». Le congrès s’amuse…Merci pour votre intervention qui se fait bien rare.

  11. La guerre en Ukraine a commencé par une guerre civile dont on parlait peu , la guerre du Donbass , des populations russophones avaient eu l’outrecuidance de demander leur indépendance , alors qu’elles avaient sous leurs pieds une fortune en minerais divers et en gaz . Et ensuite le vilain Poutine intervint suite à la déclaration du gentil Biden lui indiquant qu’il ne ferait rien . Il avait la permission pour une « promenade de santé » , on connait la suite .

    • Et oui… l’erreur de Poutine, ce fut de n’avoir pas demandé la permission d’aller défendre les russophones du Donbass à la féroce Ursula, plutôt qu’au gentil Biden.

  12.  » Une expérience que ne peuvent partager ceux qui l’ont vécue et y ont survécu avec ceux qui, tant mieux pour eux, l’ont apprise dans des livres d’histoire « …
    C’est bien trop manichéen. Il y a aussi les familles des victimes, qui ont aussi une expérience particulière, et qu’il faut respecter… eux sont souvent, presque toujours anti-guerre. Notez que je n’ai pas écrit « pacifistes », car c’est une autre affaire

  13. Oui mais en Iran, on oubliera pas pourquoi elle a commencé, et les iranens veulent en finir à raison avec le moyen âge, c’est l’essentiel.
    Courage et longue vie à ceux qui vont résister à l’intérieur, loin des révos de bureau de LFI.
    Trump a pris un grand risque mais avait il le choix?

  14. J’ai un peu tiqué sur l’emploi de l’expression « vautré sur le canapé » (pour regarder la guerre tragique par écran interposé) mais là n’est pas l’important. Rappelez-vous 1991 (éclatement de l’URSS), 2003, les belles promesses de ne pas mettre l’OTAN aux portes de la Russie (Pologne et Roumanie disposant de missiles soi-disant défensifs contre l’Iran) provoquant la colère de l’ours. 2008, rupture des relations avec l’Occident (Etats-Unis, UE). Oui, la guerre est sale, oui, la guerre est une souffrance pour les peuples qui la vivent. Mais honte à ceux qui l’ont provoquée sciemment en venant agiter le chiffon rouge au nez et la barbe des Russes, les poussant à se rapprocher de la Chine, Corée du Nord, etc. Continuons à alimenter le feu en vendant des armes aux belligérants, il n’en restera que des cendres pour tous dans lesquelles, cette fois, nos os pourront « se vautrer » aisément dans le silence de la mort, le cercueil servant de canapé.

    • Pardon mais vous donnez des dates en essayant ( VOUS avez raison de le faire ) de prouver que les « arguments » que « JAMAIS » ne veut pas prendre en compte car il n’est pas là pour « rendre compte des évènements mais « POUR influencer l’opinion publique » de façon générale ! …
      Ces gens là ne mentent pas ( selon eux ! … ) mais ils ne disent pas « toute la vérité » ! … CE qui change tout ! …

    • Bien vu ! Pourquoi les Russes se sont-ils fâchés ? Quand vous aurez répondu à cette question, vous aurez tout compris. Grâce aux USA, l’Occident se trouve maintenant face à une coalition des Russes, des Chinois, de beaucoup de pays du Moyen-Orient, d’Afrique, et d’Amérique du Sud… Et l’Europe qui se croyait protégée par le parapluie américain se retrouve toute nue. OK ! Tout le monde sait que Poutine est un dangereux dictateur. Mais quand on a en face de soit une bête sauvage, on évite d’aller la titiller.

    • OUI. « ON » s’indigne officiellement au sujet de la guerre en Ukraine mais ON continue à lui envoyer matériel, argent et…pour la continuer. À qui profite ce crime?

    • Tout à fait d’accord. Dire la guerre c’est pas bien ne demande pas une grande finesse d’esprit par contre savoir l’éviter sans mettre en péril l’avenir c’est beaucoup plus subtil. Et là, les USA sous Biden et tous les dirigeants Européens ont montré leur nullité.

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