Qu’on se le dise : le remède au Grand Remplacement, c’est le Grand Enfantement
Les chiffres de l’INSEE sont tombés et sont - hélas - historiques : pour la première fois, la France compte plus de décès que de naissances. Les Échos parlent de « grand basculement démographique ». Le Point évoque une natalité « en chute libre ». Indice de fécondité : 1,56 enfant par femme. Un record… à la baisse, inédit depuis 1918. À l’époque, au moins, les raisons étaient évidentes.
Qu’on se rassure : il ne s’agit ni de sommer chacun d’avoir dix enfants, ni de jeter l’opprobre sur ceux qui n’en ont pas, par choix ou pas. Mais simplement de tirer la sonnette d’alarme. On peut ne pas avoir d’enfant et comprendre qu’une société sans enfants est une société sans avenir.
Une baisse de 23 % des naissances : alerte maximale !
En 2010, dernier « point haut » selon l’INSEE, la France était encore à 2,02 enfants par femme. La baisse atteint près de 23 %. C’est massif. L’exception française s’est dissoute dans la moyenne européenne. Certes, la population augmente encore un peu, mais uniquement grâce à l’immigration. Quant à l’âge moyen à la maternité, il dépasse désormais 31 ans. Or, on ne renouvelle pas une civilisation au même rythme quand les générations se succèdent tous les 25 ans ou tous les 40.
Désormais, comme au Japon, et en Chine, les ventes de couches pour adultes dépassent, chez nous, celles des bébés. En dix ans, ces dernières ont chuté de plus de 20 %. Un indice « consommation » aussi parlant que l’indice pizza du Pentagone (quand les livraisons du pizzaïolo d'à côté explosent, c’est qu’une opération se prépare). Alerte maximale.
Nous n'en sommes qu'à l'apéritif...
Et en France, nous n’en sommes encore qu’à l’apéritif. La génération du baby-boom, devenue papy-boom, est encore vaillante : elle s’occupe des associations, des petits-enfants, parfois même, pour la queue de la cohorte, de ses propres parents. Mais quand cette génération aura disparu, que restera-t-il ? On a réformé les retraites sans jamais poser la question démographique. Le Président a bien lâché, un jour, l’expression « réarmement démographique », mais les faits racontent un désarmement continu. Les Égyptiens ont inventé la pyramide de Khéops, les macroniens la pyramide de Ponzi. Cette boutade anonyme fait mal, car c'est toute l'histoire de notre modèle social redistributif. Sur le plan matériel comme sur le plan affectif. Un enfant dans une chambre d’EHPAD, c’est des sauts sur le lit ou dans le fauteuil roulant, des dessins sur le menu et la télécommande confondue avec l’alerte infirmière. C’est la vie. Et c’est irremplaçable.
Au Japon, la mort solitaire, le kodokushi, est devenue un phénomène de masse. En France, 750.000 personnes seraient déjà en situation de mort sociale. Pendant ce temps, on a méthodiquement détricoté la politique familiale. Hollande et la modulation des allocations ont marqué un tournant. Macron n’a pas corrigé la trajectoire. On aurait dû se méfier de son ministère des Familles qui était un ministère "dé-famille".
La réforme des retraites a ignoré les mères quand elles auraient dû en être le cœur du réacteur. Aujourd'hui, les mères qui ont élevé les cotisants de demain survivent aujourd’hui avec des retraites de misère.
Plus qu'un manque d'argent, la détestation de la fécondité
L’argent ne fait pas tout, mais il compte. La Hongrie ou l’Italie, avec des politiques natalistes volontaristes, montrent qu’on peut infléchir - doucement - la courbe. Surtout, elles envoient un message clair : ce que vous faites pour vos enfants est utile à toute la société. Une aide financière, c’est aussi une reconnaissance symbolique.
Mais le cœur du problème est culturel. Notre époque entretient une véritable détestation de la fécondité. Un féminisme idéologique a fait croire que utérus et cerveau étaient inversement proportionnels. On apprend aux jeunes filles à se méfier de leur fécondité comme d’une maladie chronique. La grossesse est hypermédicalisée, l’enfant présenté comme un danger pour le portefeuille, la planète et la silhouette. Angela Merkel n’a pas d’enfant, Ursula von der Leyen en a sept : la première, comparée à l'autre, est-elle vraiment une sylphide ?
On déteste aussi l’âge adulte, la transmission, l’autorité. Le marketing du « No Adults » en dit long : rester éternellement jeune, sans attaches, sans héritiers. C'est pourtant le meilleur moyen de rester jeune, de mettre un pied dans l'éternité. Vous ne pourrez, sauf à être parfaitement ridicule, passer sous la table pour tirer la galette à 40 ans passés. En revanche, renouant avec ce rituel pour vos enfants, vous n'aurez certes plus jamais la fève (elle ira au plus véhément ou au plus tricheur), mais vous serez comme un roi (parfois fatigué, certes) entouré par votre progéniture.
Enfin, hasard ou non, les familles nombreuses résistent là où l’enfant est accueilli comme une bénédiction : chez les catholiques pratiquants en France, comme chez les juifs orthodoxes en Israël. Non par ignorance de la pilule - ces femmes ne vivent pas sur la Lune - ou parce qu'elles auraient un plus grand appartement et une plus grande aisance financière, mais parce qu’il existe un climat favorable à la vie. La dénatalité n’est donc pas une fatalité. Elle est le produit de choix politiques et culturels.
Pour ne rien rater
Les plus lus du jour
Popular Posts



































87 commentaires
La France, comme ses voisins, étant trop peuplée, je ne comprends pas pourquoi la ptresse fait tout un plat de la dénatalité, c’est une excellente chose, à condition de ne pas se laisser doubler par les familles africaines. Je me réjouis de voir autant de remarques pleines de bon sens dans les commentaires.
Oui, c’est une tendance bien inquiétante cette dénatalité. Mais y remédier s’avère difficile car on ne peut pas être dans la tête des jeunes couple et comprendre pourquoi. Ce qu’on voit, c’est que cette dénatalité touche la totalité des pays développés, et ce quel que soit le pouvoir en place (je veux dire: de gauche, de droite, du centre) et quelles que soient les incitations mises en place, qui ne marchent quasiment jamais (cf Corée du Sud, Japon, Hongrie, Pologne, Italie, pays du nord de l’Europe, et même Chine….). Peut-être que notre époque, anxiogène, l’incertitude liées aux conflits, l’incertitude sur ce que sera demain, dissuade les jeunes de faire des enfants. Mais si c’est ça la vraie raison, y remédier ne va pas se faire du jour au lendemain….
Pour avoir des enfants, il faut s’assurer d’en avoir les moyens. Moyens dédiés d’abord pour leur bien-être. Car il ne suffit pas de les faire, il faut leur apporter de quoi grandir et plus tard pouvoir les soutenir dans leurs études. En France, les revenus sont bien souvent trop bas et incertains. Certes l’amour est l’ingrédient principal. Mais restons lucides. Un logement décent fait aussi partie des éléments prioritaires pour les protéger comme l’alimentation pour les aider à croître sainement. J’en ai eu trois et je sais de quoi je parle.
On ne fait pas des enfants pour payer nos retraites mais parce qu’on a confiance dans l’avenir, la pérennité de notre pays et de notre culture, un certain espoir qu’ils auront les conditions d’une belle vie…
C’est de moins en moins le cas !
Je comprends le désamour des jeunes pour les enfants, le tout saupoudré d’une certaine dose d’égoïsme bien compréhensible…
La France a été une terre fertile pour la propagande dénataliste socialo-écolo . Les premiers ont rogné toutes les aides gouvernementales pour les familles ayant des enfants , les seconds en véritables saboteurs ont brandi des peurs fantasmées par leur idéologie , peur du nucléaire , du réchauffement climatique , du patriarcat voire du masculinisme et cela dès l’école avec l’offensive wokiste et toute cette jeunesse féminine a baigné dans ce flot d’angoisses existencielles savamment entretenues dans les réseaux sociaux . Des gens qui ont peur de leur futur ne se projettent pas dans l’avenir . Inverser ce phénomène sera t-il possible ?
Pas sûr que les femmes aient envie d’en faire beaucoup. Si on laisse faire la Nature, abandonner la pilule et les IVG, comme dans le temps où les grossesses non désirées se succédaient, on retrouverait l’explosion démographique du XIXème siècle en pire car moins de mortalité enfantine. Pas raisonnable! Une idée politiquement incorrecte : « importer » des femmes plus disposées à enfanter avec les européens souchiens, un métissage plus heureux que celui de Mélenchon.
L’enlèvement des Sabines en remake.
Dans un sens je suis d’accord avec le titre, mais y a un gros Mais. Ne pas faire d’enfants à cause du réchauffement climatique c’est stupide, les études du GIEC sont loin d’être fiable puisque soumise à l’épistémologie. Faire des enfants c’est les plonger dans l’éducation nationale qui est une fabrique à délinquants, des emplois souvent sous payés et sûr imposés, beaucoup de cassos dans les rues donc grosse insécurité, une inflation galopante et sans limite….Comment élever des enfants dans la normalité et des valeurs pour qu’ils se retrouvent entourés de fous sans morale et intelligence? Faire des enfants dans un coupe gorge est devenue de la folie et l’être humain s’autorégule en cas de stress. Les seuls responsables de ce taux de natalité en baisse c’est l’exécutif qui ne sait même pas défendre notre pays et nos valeurs, mais par contre veut défendre le Groenland ou même l’Ukraine.
1°Avec plus 8 milliards d’habitants la menace pour le monde n’est pas la sous-population mais la sur-population. La Nature vivrait infiniment mieux avec une humanité réduite à 1 milliard d’humains.
2° La France des années 1960-1970 à 46-50 millions d’habitants était moins conflictuelle que celle actuelle à près de 70 millions. Le problème en France n’est pas de faire des enfants mais de décider lesquels. La natalité issue de l’immigration africaine et islamique actuelle est un suicide ethnique et culturel. La mort d’une civilisation et pas la naissance d’une autre. Mais il est interdit de le dire…La France, comme le poisson, pourrit par la tête.
Si le réarmement démographique consiste à distribuer des allocs et autres droits sociaux aux immigrés, on va vers un grand remplacement à vitesse grand V. Sans préférence nationale, remigration et arrêt complet de tout regroupement familial, point de salut. Mais il est peut-être déjà trop tard pour initier une politique familiale volontariste vu le nombre de français de papier qui vont en profiter indument mais légalement. Sans compter les pseudos mères isolées qui cache la polygamie… « Avec le ventre de nos femmes nous vaincrons l’Occident », Boumediene. À méditer, mais pas trop longtemps. Je crains que la plupart de nos politiques dits « de gouvernement » ne soient déjà résignés à la créolisation assumée par Mélenchon.
BRAVO ! ! !
De plus en plus de monde ? Pour quoi faire ? Des milliardaires ? Puisque les peuples sont asservis à cette noble cause par nos irresponsables politiques ?
Moins de naissances, la terre ne peut s’en portera que mieux, moins de pollueurs etc. joie des écolos.
Au passage, de nombreuses « petites gens » et ce n’est pas du mépris de ma part ont plusieurs enfants et ne le regrettent pas, arrêtons le délire.
Toute la famille aux fêtes de Noêl durant 8 jours, que du bonheur, l’été idem.
Ah, ces histoires de générations…il y a 20-30 ans, je devais aller dans la famille de madame faire le tout des popotes le jour de l’an. Ca prenait toute la journée, sa maman, la dame de ménage; le série des oncles et tantes, soit une série de chapelles avec les adultes du moment et….leurs enfants dans chaque station de la journée, enfants ados présents placidement. Maintenant, pour rigoler, je dis à ma femme que le jour de l’An nous devons rester chez nous car les enfants placides sont maintenant grands et vont venir sonner pour les bons voeux. Je suis avec du second degré car je sais bien que personne de viendra…
Excellent et puissant article, à publier en une de tous les media, tant pis pour les grognons et les peureux
La baisse de la natalité est-elle une conséquence des injections « covid » ?
C’est une partie de la réponse. Une mutation génétique d’ARN ou d’ADN est, naturellement, toujours suivie d’une stérilité.
au 19ème siècle, après des millions d’années d’évolution naturelle
Nous étions 2 milliards sur terre.
Maintenant, avec la recherche, nous sommes pratiquement à 8 milliards …
Soit 6 milliards de + en ± 200 ans….
L’Homme n’est-t-il pas en train de s’auto-détruire ?
er, à force de puiser dans les entrailles de la terre, (pétrole)… elle risque d’imploser.
Je l’ignore. Mais il est tres instructif de lire « Covid 19, ce que révèlent les chiffres officiels », de Pierre Chaillot. ce statisticien, à partir des chiffres officiels nous démontre l’énorme tromperie qui nous a été assénée par nos gouvernants dont la vénalité n’est plus vanter, qui sont à la botte des laboratoires dont l’avidité est considérable le tout relayé par des médias serviles dont le rôle n’est pas l’information mais la formation d’opinion.
Qui sait? Depuis la fin du covid et les séances de vaccination compulsives du troupeau de bipèdes humanoïdes, j’ai remarqué que la rubrique nécrologique de mon quotidien était devenue étrangement beaucoup plus fournie qu’avant cette épidémie. Et pas que des personnes du grand âge mais aussi des jeunes dans la trentaine, la quarantaine, la cinquantaine… Etrange coïncidence, non?
J’ai vu un « micro-trottoir » sur TF1 hier: bien que ce ne soit pas nécessairement représentatif, j’ai eu un peu honte de ce que j’ai entendu à propos des raisons évoquées par des jeunes pour ne pas faire d’enfants: le frein sur les vacances, le coût des frais occasionnés par un enfant, le manque de disponibilité et de tranquillité du couple,… Mais qu’en est-il de la responsabilité sociale, de la joie de se reproduire et de se retrouver dans sa progéniture, de voir nos enfants réussir là où nous avons un peu échoué,…?
– Réponse d’une personne qui a les moyens (comme Mme Cluzel) de les élever (ces enfants)
sans «les» et «se» priver de tous les artifices de la vie
– Personne qui ne comprend pas que notre Devise nationale « Liberté – Égalité – Fraternité » n’est plus qu’un leurre et un mensonge d’État.
Détrompez-vous, nous n’avons pu avoir que deux enfants, sinon nous espérions trois, que nous avons élevé avec nos deux petits salaires; les vacances, une fois par an, étaient dans de la famille, puis plus tard en camping, sans sortie au restaurant, etc… Elles-mêmes ont élevé trois enfants chacune, ce qui me fait 6 petits-enfants, tous heureux et près à procréer à leur tour, bien qu’ayant « une carrière à gérer ».
Là où je vous rejoins, c’est que l’Etat ne nous a jamais beaucoup aidés! Déjà, des allocations familiales au premier enfant serait salutaire…
Pas de réarmement démographique sans réarmement moral. Le chemin va être long pour infléchir cet état d’esprit mortifère.