Privés de femmage, iels en appellent au girlcott
C’est pas du français que tu me causes, c’est de la peine, beaucoup de peine, même. Ce n’est pas de l’anglais non plus, d’ailleurs, juste un sabir débilitant fait de wokisme et de bêtise crasse.
Un collectif d’artistes, d’auteurs et de syndicats en guerre contre les organisateurs du Festival international de la bande dessinée d’Angoulême ont publié, mardi, un communiqué dans lequel ils appellent à bouder la manifestation en 2026. « Les financeurs publics doivent prendre acte que le paysage politique (sic) des auteur.ices a changé, nous ne sommes plus en 2016 » [date de la précédente crise, NDLR], écrivent-ils. « Les coupes massives et la précarisation toujours plus grande de nos professions n’ont fait qu’accélérer notre organisation collective et […] nous sommes désormais capables de nous rassembler massivement pour défendre nos conditions de travail. » Des conditions épouvantables : « violences sexistes et sexuelles, gouvernance autarcique, mépris généralisé des travailleur.euses y compris des bénévoles, exploitation mercantile, validisme, etc. »
Bref, pour « ceuses » qui voudraient encore s’y rendre, sachez que les signataires ne participeront pas au festival 2026. Qu’on se le dise, dans les chaumières : « Le boycott-girlcott est maintenu. »
Les cultureux français ont inventé le farçi
Qu’on s’entende bien, chers lecteurs. Il n’est pas question, ici, de juger du bien-fondé des récriminations contre 9eArt+, la société organisatrice du festival d’Angoulême et son dirigeant ; il s’agit de dénoncer le détricotage de la langue française par l’irruption constante des inepties wokistes et autres néologismes crétinisants.
C’est Jean-Sébastien Ferjou qui l'écrit, sur X : « "Girlcott !" ce n'est pas humoristique, ce n'est pas parodique. Ce sont des artistes qui l'écrivent. Pour mémoire, "boycott" est une antonomase (un nom propre devenu nom commun). Boycott était le nom d'un intendant irlandais du XIXe siècle, ostracisé par les fermiers qu'il maltraitait. »
Les lettrés persans parlaient le farsi, les cultureux français ont inventé le farçi ; soit, au nom de l’égalité, du féminisme et de l’abolition des genres, une novlangue truffée de sottises. On nous dira que la chose n’est pas nouvelle. Vrai. Elle a débuté dans les dernières années du siècle dernier, propulsée par la circulaire Jospin du 3 mars 1998, circulaire relative à la féminisation des noms de métier, fonction, grade ou titre. On a alors vu fleurir les premières pompières, les auteures, auteuses ou autrices ; les cheffes et les marines, puis les « sans-papières » mises à l’honneur par le candidat Besancenot en 2002. Voilà pourquoi, sans doute, on qualifie la gauche de progressiste…
Le franglais a fait le reste
La folie n’est pas qu’hexagonale. Elle se nourrit, comme toujours hélas, des âneries venues d’outre-Atlantique. Ainsi, l’invention du mot « herstory », devenu même l’emblème d’un département d’études universitaires qui prétend maintenant « décrire l’histoire (his-story) selon un point de vue féministe mettant en avant le rôle des femmes et leur expérience ». Or, si le mot histoire n’est pas, comme boycott, une antonomase, c’est un mot emprunté au latin historia, qui signifie « récit », « œuvre historique », lui-même issu du grec historia, qui renvoie à « recherche », « information » et « résultat d’une enquête » (cf. le Dictionnaire étymologique et historique de la langue française). Rien à voir avec un quelconque adjectif possessif symbolisant le patriarcat !
C’est donc au nom de l’herstory que l’on réclame, maintenant, le « femmage » – emprunté à l’anglais femmage –, soit un hommage spécialement réservé aux femmes parce qu’elles le valent bien. Bien loin de ces considérations, le mot hommage, apparu au XIIe siècle, désignait « le devoir que le vassal doit rendre à son seigneur ». Le sens de « marque de déférence » est plus tardif. Quant au femmage, le mot a été importé en 1977 par les artistes Miriam Schapiro et Melissa Meyer (dans la revue Heresies) pour désigner, en seconde acception, une œuvre plastique qui satisfait au moins sept des quatorze critères qu’elles ont définis « intégrant des éléments de peinture et de collage inspirés par les arts domestiques féminins et une critique féministe des distinctions entre art et artisanat ».
Ce que veulent ignorer tous ces fanatiques de l’égalitarisme, c’est que la racine latine homo renvoie au genre humain, sans distinction des sexes, contrairement à vir, qui désigne le mâle, et mulier, la femme. L’étymologie n’a que faire des idéologues, c’est bien pourquoi elle ne les intéresse pas.
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48 commentaires
Ces gens là sont à plaindre, la maladie qui les atteint est fatale, ils n’ont sortiront pas. Il faut juste lutter pour que la maladie cesse de se développer.
Le paroxysme de la bêtise ! Mais, faisons leur confiance pour se surpasser.,
Je trouve que la féminisation des noms de métiers met l’accent sur la féminité de la personne plutôt que sur sa compétence. C’est en fin de compte dévalorisant, à rebours de l’intention. Sauf ceux qui dès l’origine ont eu un féminin, comme institutrice, par exemple. Mais c’est vrai aussi qu’avec l’évolution de la répartition des tâches, de nombreux métiers devraient obtenir un féminin, à condition de ne pas tomber dans le ridicule, mais au contraire de marquer un vrai respect du métier et de celles qui l’exercent.
Une ingénieuse n’est pas ingénieur..etc..La féminisation des noms de métiers n’a pas fait grandir la condition des femmes bien au contraire. Mais je crois que le pire est l’usage américain du Prénom qui ramène à la sphère privée toute activité professionnelle ou contractuelle. Définitivement, pour tous ceux qui ne sont pas mes proches, mon prénom c’est MADAME.
Albert Einstein, qui n’était pas un stupide idéologue, lui, aurait dit: »Il n’existe que deux choses infinies: l’Univers, et la bêtise humaine. Mais pour l’Univers, je n’ai pas de certitude. » Nouvelle démonstration avec ces délires wokistes.
L’étymologie ne les intéresse pas, c’est l’évidence même, mais surtout la culture, à l’inverse de votre discours. Le féminisme outrancier, comme toute outrance, n’est qu’une manifestation de la barbarie dans laquelle se vautrent les idéologues.
Ils ne savent surtout pas e que signifie le mot « etymologie ».
Alors là, il y a du lourd !
Etymologie et biologie sont les 2 sciences qu’haïssent les wokes car non seulement elles les renvoient à leur inculture mais elles prouvent par A + B que 1+ 1 = 2.
Excelldnt article.
Pourtant, j’avoue aimer avec gourmandise le terme « femmage » qui signifie donc, en tant que feminin de « hommage », celui qu’une vassale rend a son seigneur et maitre !
Au fond, c’est exactement l’inverse de ce que les feministes denoncent. Etonnant, non ?
Bien trouvé..LOL
En 2021 aux USA, un élu démocrate du Congrès avait ouvert une session parlementaire par un discours qui se voulait une prière inclusive en le terminant par Amen et Awomen, alors que Amen est un terme hébraïque qui n’a rien à voir avec le mot anglais man/men.
Si on avait à faire à des « cultivés » ça se saurait !
Résultat de 40 ans de crétinisation par une Éduc Naze qui ne remplit plus ses fonctions.
Résultat de l’abandon de l’enseignement du latin et du grec.
Résultat de l’idéologie à tout prix.
Si je comprends bien, ayant l’intention de devenir omnivore, comme je suis une femme je serai en fait femnivore, et lorsque je fais une tarte aux pommes, la pâte que je pétris n’est pas homogène mais femnogène !! La débilité wokiste atteint des sommets …. à ce stade c’est du grand art !
J’adore commencer ma journée en riant, jaune.
Encore des wokistes qui font la promotion de l’excellent Michel AUDIARD !
Personne n’a fait et dit mieux depuis.
Cela rappelle ce représentant du Missouri qui, en tant que doyen d’âge, ouvrit en janvier 2021 la session du Congrès des États-Unis, et terminant sa prière par un « Amen… a woman ». Et c’est un pasteur méthodiste ! Ce qui prouve qu’il n’a strictement rien compris de ce qu’il raconte à ses ouailles depuis des décennies…
Ou alors, il voulait faire un bon mot.
Loupé !
J’écris ce (cette) message avec mon (a) ordinateur (trice) piloté (ée) par ma (mon) souris…….Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué, et pourquoi être intelligent quand on peut être abruti ?