« On n’a pas eu le bruit, mais on a eu le bien » : la Nuit du Bien commun visée à Aix en Provence

Bloquée par des militants de gauche, la soirée caritative a tout de même levé 260.210 euros de dons.
Capture d'écran X.
Capture d'écran X.

C'est une « victoire » dont se gargarise la gauche depuis ce lundi 6 octobre au soir. À Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône), l'union d'une quarantaine d'associations et de syndicats a empêché la tenue de la soirée caritative de la Nuit du Bien commun dans le théâtre du 6MIC, pour dire « non » aux « fachos ». À la place, l'événement a dû se délocaliser en toute discrétion dans un autre lieu, où il a tout de même réuni la majeure partie des mécènes et a pu lever plus de 260.000 euros au bénéfice des associations.

Une charité qui dérange

« Victoire contre l'extrême droite »... De bien grands mots pour qualifier un acharnement dont les premières victimes sont, en réalité, ces dix associations lauréates qui devaient pouvoir présenter leurs actions devant quelque 400 personnes et lever des fonds pour continuer à les mettre en œuvre. « Pour nous, ce sont des financements qui permettent d'acheter du matériel de coiffure, de communiquer sur nos maraudes ou d'entrer en lien avec les mairies... », explique Pauline, bénévole à l’antenne toulousaine de Coiffure du Cœur, l’une des associations lauréates. Sa structure tente de « redonner dignité, estime de soi et lien social aux personnes en grande précarité » grâce à des prestations de coiffure offertes aux sans-abri. Elle confie à Boulevard Voltaire sa tristesse face à ces attaques visant des initiatives pourtant centrées sur des œuvres sociales, loin des calculs politiques et des combats idéologiques.

Accompagnement des personnes autistes et leurs familles, lutte contre le décrochage scolaire dans les quartiers, colocations intergénérationnelles pour lutter contre l'isolement des personnes âgées, logements solidaires pour femmes enceintes isolées, animations auprès d'enfants hospitalisés... Voilà les cibles des 120 manifestants, selon Révolution permanente, qui se sont mobilisés pour barrer la route à Pierre-Édouard Stérin.

Stérin dans le viseur

Car derrière ces associations caritatives, c’est bien le milliardaire conservateur qui est visé et, avec lui, la structure qu’il a fondée, il y a quelques années. S’il n’en fait plus partie, les organisations de gauche dénoncent toujours la Nuit du Bien commun comme un rouage du « projet Périclès » censé essaimer ses « idées détestables », selon le communiqué de Solidaires 13, à l’origine de l’appel au blocage du théâtre. Un mot d’ordre aussitôt repris par la CGT, la CFDT, Riposte antifasciste, les Soulèvements de la Terre ou encore le député socialiste des Bouches-du-Rhône et conseiller municipal d'Aix-en-Provence Marc Pena. En tout, plus de quarante organismes ont uni leurs efforts pour faire plier les organisateurs.

Le bien sans le bruit

« Nous, on agit de manière bénévole auprès des sans-abri, c’est tout », explique Pauline. « Quel dommage, quelle tristesse… » Elle redoute désormais que d’autres antennes, notamment à Toulon, ne soient visées à leur tour. « Mais les personnes qu’on aide ne laisseraient pas faire », se rassure-t-elle. À ceux qui reprochent un engagement politique à l’événement, elle répond simplement : « Si tous les politiques pouvaient faire du social... »

Malgré les pressions, la soirée a bien eu lieu, dans un format plus restreint, mais avec le même esprit. Les dons recueillis dépassent les 260.000 euros. Une « défaite » pour les militants qui se réjouissaient trop vite, estime Pauline, et une victoire silencieuse pour les bénévoles et les associations soutenues. S'inspirant de la citation de saint François de Sales - « Le bien ne fait pas de bruit, le bruit ne fait pas de bien » -, Pauline résume : « On n’a pas eu le bruit, mais on a eu le bien. »

Vos commentaires

16 commentaires

  1. Au fait tous ces manifestants ultra gauchistes, de quoi vivent ils ? RSA+travail au noir ? ou chômage vacances des saisonniers et de tout l’assistanat jeté par les fenêtres sans vérification ??

  2. Je remarque que toute initiative privée est bannie par les gauchos qui préfèrent faire payer Nicolas.
    En illustration de l’article il y a en bonne place une banderole des intermittents du spectacle ;
    Les intermittents du spectacles c’est l’intermittence de leur présence au travail qui les caractérisent ,mais c’est en permanence qu’ils font preuve de nocivité en agissant contre la liberté . Ne riez pas! C’est vous qui payez !
    Les intermittents forment le gros des trublions de gauche avec les permanents syndicaux de fédération ou d’union locales ou encre les chômeurs patentés ainsi que certains employés de mairies de gauche lorsqu’ils font un coup de main . Parce que le reste de la population , elle travaille , elle a faire fonctionner le système qui les rémunèrent tous !
    L’intermittence du spectacle c’est comme l’intermittence de l’énergie produite par les éoliennes , lorsque celle ci n’est pas animée ce sont les contribuables , les producteurs et les travailleurs qui sont mis à contribution par l’énergie nucléaire qui prend le relais .
    Je ne vois pas ce que vient faire la CGT dans ce cas présent , qui se définie comme confédération générale du …travail !
    Tous ces gens paralysent la société au lieu de contribuer à libérer les énergies positives .

  3. Ils en avaient parlé à face à l’info en début de semaine, expliquer ce qu’était la nuit du bien commun
    Ce sont des gens très riches (argh font les gauchistes, des fachos milliardaires ou millionnaires) seulement ces vilains riches donnent pour des causes, des associations qui n’ont pas visibilité, il y avait un exemple des « coiffeurs du cœur » qui allaient coiffer gratuitement des SDFs, et d’autres initiatives du même acabit
    Cela ne plait pas à la gauche car ces initiatives sont pour les Français et non pas leurs précieux migrants !!!
    Donc ils polluent ainsi toutes les nuits du bien commun et insultent les vilains donateurs de fachos les seuls mots de vocabulaire dont ils disposent

  4. L’élite dirigeante a besoin des antifas. C’est pour çà que la police, bien que les connaissant presque tous, les relache et ne fait rien.

  5. Les gesticulations agressives et bruyantes des militants de l’extrême Gauche lors d’événements à but caritatif , ne font que braquer les bénévoles qui soutiennent les associations , qui sont les premiers impactés par l’effet désastreux produit sur les donateurs potentiels .

  6. Les socialistes et ait très gauchistes ne veulent pas d argent privés dans leurs associations. Les payeurs pourraient contrôler la gestion de ces assoc.. et les copinage,coquillages.. les parachutes dorees de tout les politiciens de gauche rejetés par le peuple ( les urnes)

    • Encore une action déplorable de la gauche et des syndicats qu’il faut absolument relayer pour montrer leur nocivité pour notre société..

  7. Indicible bêtise, alliée a une agressivité. C’est effroyable, ce que la gauche se permet. Toute la gauche, de Gabriel Attal a Raphaël Arnault.

  8. Et oui le monopole du cœur c’est la gauche… si la droite vient sur ce terrain … c’est facho… au lieu d’être fiers ils devraient être morts de honte d’empêcher des actions caritatives pour le bien des plus démunis…. La gauche la honte de ce pays.

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