« Nous sommes devenus homophobes » : l’aveu de l’indigéniste Houria Bouteldja
Houria Bouteldja ne déçoit jamais. À chacune de ses prises de parole, la militante « indigéniste » semble bien décidée à se surpasser. Sa dernière performance en date s’est déroulée dans le cadre d’un débat diffusé sur YouTube, le 23 novembre 2025. S’exprimant sur un sujet des plus glissants - les « sexualités barbares » -, la figure d’extrême gauche a enchaîné les dérapages et énormités. « L’homophobie est née ici, en Europe », a-t-elle commencé, datant la naissance de cette haine à la « construction des États-nations colonialistes ». « L’hétérosexuel est devenu la norme par rapport à l’homosexuel et c’est à partir de là qu’ils ont été persécutés. Donc, bien à l'intérieur de l'Occident. Et c'est ça qui a fini par le génocide qu'on connaît tous : celui des Juifs, des homosexuels et des tziganes ! » Quid des sourates et hadiths appelant au châtiment violent du « peuple de Loth » ? C’est à croire que Mme Bouteldja ne les connaît pas. À ses yeux, l’homophobie est propre au « monde blanc », comme elle dit. « Ailleurs, en dehors de cet espace-temps, l'homophobie n'existait pas forcément », veut-elle croire.
Houria Boutelja :
"L'homophobie est née ici en Europe. Elle a créé à la fois l'hétérosexuel et l'homosexuel, ce qui a mené au génocide des juifs et des homosexuels.
[...] Nous (les indigènes) nos ancêtres n'étaient pas homophobes contrairement à nous qui le sommes devenus à… pic.twitter.com/lAJl6bpWSD— Roro (@tropdecomptes) November 26, 2025
Le raisonnement touche vite ses limites. Ne pouvant que difficilement nier l’homophobie virulente des « quartiers populaires », la militante reconnaît son existence, mais tout en en attribuant la responsabilité à d’autres. « Nous, nos ancêtres n’étaient pas homophobes. Mais nos sociétés d'aujourd'hui le sont devenues, estime-t-elle. D'où vient ce processus d'ensauvagement ? Il vient de notre intégration. C'est notre intégration qui nous rend homophobes. […] On a été corrompus dans ce processus d’intégration. » Bref, c’est encore une fois de la faute des Blancs. Les autres sont exonérés de toute responsabilité. Pratique. « Ne riez pas, c’est ce qu’on apprend à l’université dans les gender studies décoloniales, a réagi, sur X, l’anthropologue Florence Bergeaud-Blackler. L’Occident, père de tous les maux de la planète, a corrompu le bon sauvage. Rien de mal ne peut sortir de lui », de ce bon sauvage.
Une intolérance revendiquée et défendue
C’est dans la deuxième partie de l’entretien que le salmigondis de la « décoloniale » prend un tour comique. Après avoir expliqué que la haine des homosexuels était une invention occidentale, Houria Bouteldja affirme que l’homophobie venant des non-Blancs ne doit surtout pas être combattue. « Il y a des espaces-temps qui sont les nôtres et il faut les respecter, explique-t-elle, en des termes suffisamment fumeux pour échapper aux poursuites judiciaires. Je sais très bien qu’il y a beaucoup des nôtres qui sont pris dans les filets du coming out, des identités LGBT, etc. Mais quand, tendanciellement, on est réfractaire à ça, eh bien, il faut l'entendre et le respecter. »
Justement, on a vu ce « respect » se déployer dans toute sa bienveillance, cette semaine, à Saint-Ouen. La candidate EELV Sabrina Decanton a ainsi été contrainte de retirer sa candidature aux municipales, son homosexualité étant incompatible avec le soutien des « quartiers populaires »… Marine Tondelier s’est mollement offusquée de cette criante homophobie - en prenant soin de ne pas la nommer -, mais ses partenaires du Nouveau Front populaire n’ont pas pipé mot. Comme le demande Houria Bouteldja, ceux-là respectent scrupuleusement les valeurs et traditions de leurs électeurs…
Saint-Ouen (93) : la candidate EELV Sabrina Decanton retire sa candidature. Son homosexualité serait incompatible avec le soutien des "quartiers populaires" pic.twitter.com/RMZeRMJuXw
— Fdesouche.com est une revue de presse (@F_Desouche) November 25, 2025
Très attachée à la sauvegarde de la « virilité » islamique, Houria Bouteldja voit d’un très mauvais œil les membres de sa communauté qui vivent leur homosexualité au grand jour. « On va le dire clairement : choisir la visibilité, le coming out, c'est être dans les filets du monde blanc, tranche-t-elle. Que tu le veuilles ou non, tu seras dans ces filets-là et, donc, tu seras instrumentalisé, tu seras d'une certaine manière le butin de guerre. »
Dans le schéma mental de l’indigéniste, tout signe d’intégration à la culture occidentale est une soumission à l’ennemi, une trahison. En novembre 2021, Houria Bouteldja s’était réjouie de l’adhésion de Jean-Luc Mélenchon à ses thèses et l’avait traité, lui aussi, de… « butin de guerre ».
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38 commentaires
Un jour,les bobos blancs gauchistes aux cheveux bleus seront confrontés aux indigénistes racialistes (et totalement homophobes) comme Houria Bouteldja…..Ce n’est qu’une question de temps avant que ces communautés ne se rencontrent….et boom!
Elle a lu le Coran ? Sait-elle ce que l’islam réserve aux homos ?
A ce degré de délabrement mental, on laisse tomber mais on a tort parce que ne pas réagir a valeur d’acquiecement sinon d’encouragement à plus de cornichonneries .
Ah oui, et dans les pays gouvernés par la charia, que font les hommes avant de pouvoir « s’acheter une femme » ????
N’en déplaise à cette Dame, une grosse majorité des gens, quelle que soit leur origine, na rien à « p.t.. » (emprunté à Madame Rousseau) de l’homosexualité. Elle existe, et alors ? Elle fait partie de ceux qui mettent en exergue l’homophobie. Elle ne rend service à personne….surtout avec des erreurs manifstes.
Pauvre femme
Je vais éviter de dire ce que je pense de H.B. vous ne le publieriez pas. Mais QUI a délivré un visa étudiant à cette Algérienne ? QUI a financé ses études ? ( son logement, ses soins etc ). QUI lui a offert un poste salarié à l’IMA ? Des comme elle, haineux, sans limites, acharnés à détruire et remplacer ce que nous sommes, LA FRANCE en accueille des centaines. NOUS avons laissé faire, NOUS payons, même, pour ça !
Elle peut raconter ce qu’elle veut, elle est face à des incultes qui n’ont jamais lu le coran ni tout ce qu’il y a autour.
Houria Bouteldja, Algérienne, née à Constantine, devenue Francaise par naturalisation… Comment peut elle accepter de vivre dans ce pays qui, selon elle, est abominablement homophobe, pourquoi a-t-elle accepté de prendre la nationalité des ces blancs haïs. N’était elle pas mieux dans son pays où, c’est bien connu, on jette des pétales de roses sous les pas des homosexuels ? Maso, la dame ?
Vous savez Madame ce que le monde blanc vous dit…………………….
Je pense sérieusement que cette Houria Bouteldja devrait aller vivre en Afghanistan , en Iran ou dans son pays d’origine l’Algérie puisque la France très homophobe ne lui convient pas !
Dans ces pays elle serait certainement une » icone » woke !!!
Je ne suis pas certain qu’un tel tas de stupidités mérite un article aussi long
Pour être habitée d’une telle amertume et d’une telle hostilité, qui a un caractère obsessionnel, elle doit avoir beaucoup de comptes à régler … avec la vie.
Son discours devient caricatural, encore plus hémiplégique, et, sans qu’elle puisse l’admettre, raciste, tout simplement.
Dans un pays qui se respecte, une France digne, qui respecte des propres « valeurs républicaines », cette personne serait expulsée sur le champs ou en taule…
Comment fait cette femme pour vivre dans un tel pays ? Il y a assurément mieux ailleurs, évidemment moins bien rémunéré, mais quand c’est insupportable le départ se justifie.
mais, en algérie, ne serait-elle pas en prison….pour ces écrits et ses paroles ?