[ÉDITO] Commission d’enquête : la France n’a plus besoin de France Télévisions
Le directeur de l’information de France Télévisions Alexandre Kara répondait, ce mercredi, aux questions de la commission d’enquête sur l’audiovisuel public.
Dès le début de son propos liminaire, il met le doigt sur la plaie et pose la question qui pique. « Des Français se demandent à quoi sert l’information de service public ? » De fait, ces Français sont même de plus en plus nombreux, de plus en plus intéressés par la commission menée de main de maître par le député UDR Charles Alloncle, et de plus en plus furieux à chaque dérapage partial ou à chaque gaspillage d’une maison qui coûte, chacun le sait désormais, 2,5 milliards d’euros par an à la collectivité.
Bonne question, donc. Si France Télévisions cessait d’émettre, « toute une partie de l’information du pays disparaîtrait », lance-t-il, évoquant la centaine d’heures d’informations produites chaque semaine. Un drame, vraiment ? Verrait-on des manifestations de rue ? France Télévisions emploie quelque 9.000 salariés, soit trois fois le groupe TF1 (3.100 collaborateurs) ! La France compte, par ailleurs, 35.000 journalistes sur son sol : les Français ne risquent pas la sous-information, surtout dans le sens choisi par France Télévisions. Un bon exemple ? Nous avons quatre chaînes d’information - un record. Or, précisément, la chaîne publique, FranceInfoTV, est celle qui recueille… la plus petite audience, soit 1 % à 1,2 % en moyenne. Combien de Français pleureront à chaudes larmes s'il venait à fermer, ce canal voulu par François Hollande, ultra coûteux par rapport à son audience ? Cela dit en dehors des erreurs, des polémiques et de la partialité massive qu'il serait trop long de répertorier : les exemples sont dénoncés toute l'année par BV.
Sur CNews, désaccord total avec Delphine Ernotte
La France s’informait (journaux, radios..), avant l’apparition de l’ORTF. Aujourd'hui, France Télévisions coexiste avec de nombreuses chaînes concurrentes financées par la publicité, donc gratuites pour le contribuable. Sans parler des radios, des journaux ou des sites Web comme BV. L'empire du copinage France Télévisions s’affiche comme le groupe audiovisuel le plus cher (de loin), le plus mal géré (la Cour des comptes en témoigne), le plus sujet aux polémiques, le plus éloigné de la neutralité souhaitable pour toute chaîne et plus encore pour une chaîne publique. Sa seule différence - l'information régionale - pourrait être confiée avec profit à des quotidiens régionaux, idéal pour trouver des synergies et renforcer leurs comptes d’exploitation fragiles.
À ce sujet — [EDITO] France Télévisions : les appels à la démission de Delphine Ernotte se multiplient
Le patron de l’information de France Télé ajoute que « beaucoup de sujets ne sont traités que sur le service public » : il cite notamment la culture et l’économie. Vraiment ? Tout juste la direction de France Télé admet-elle qu’elle n’a pas la main sur ses magazines d’information, confiés à des producteurs aussi « neutres » que Matthieu Pigasse, ce qui « pose un problème ».
Un sondage de l’institut CSA pour CNews, Europe 1 et le JDD publié fin novembre constatait que, pour six Français sur dix, le service public de télévision et de radio qu’ils financent contraints et forcés… « n’est pas impartial ». Seuls 40 % sont d’un avis contraire. Ce qui pose un problème d'équité démocratique. Plus futé que sa présidente, Alexandre Kara n’a pas repris, hier, les attaques anti-CNews : « Il peut y avoir dans le paysage des chaînes qui font de l’opinion ou de l’infopinion », dit-il, en désaccord total sur ce point avec Delphine Ernotte.
Ernotte accélère
Mais les téléspectateurs des journaux de France Télévisions auront bien peu entendu parler du terrible viol d’une vieille dame de 90 ans par un OQTF à Nice, qui met pourtant sur la table des sujets brûlants, ceux de la sécurité et de l’immigration. On ne trouve sur le site du groupe public qu’une courte dépêche de France 3 Régions…
Alexandre Kara est sur le départ. Juste avant la campagne présidentielle, il devrait être remplacé par Philippe Corbé, ancien directeur de la rédaction de BFM TV et actuel directeur de l’information de France Inter, station réputée pour sa grande neutralité, comme on sait. Dans le périmètre de Corbé, les magazines d’actualité C à vous ou C dans l’air, produits par Matthieu Pigasse, ont peu de chance de changer de ton. Désavouée, Ernotte accélère à la tête d'un monstre médiatique manipulateur et ruineux, décrié par une majorité de Français. Les États-Unis se passent presque de médias publics, si l'on exclut la chaîne PBS, loin d'être dominante... La France n'a plus besoin de France Télévisions. Elle s'en porterait même mieux.
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83 commentaires
IL FAUT SUPPRIMER CETTE CASTE QUI VIT GRASSEMENT SUR LE DOS DES CONTRIBUABLES … Qu’apportent ils ??? … Des JEUX … qu’ils paient grassement n’ayant PAS de compte à rendre contrairement aux chaines du Privés qui doivent certes « passer » de la Pub MAIS qui ne coutent RIEN aux Contribuables…
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Elle a plus de 40 ans de carrière derrière elle. Christine Bravo fait partie intégrante du paysage audiovisuel des années 1990. Rappelons qu’elle a débuté en 1984 au micro de France Culture avant de devenir animatrice sur FR3 six ans plus tard, aux commandes de programmes culturels. Mais sur France 2, en présentant Frou-Frou entre 1992 et 1994 ou encore Union Libre, entre 1998 et 2002 que l’animatrice a réellement connu le succès. Chez France Télévisions, elle en a vécues des choses. Et puis, elle a vu aussi. Sur le plateau de Tout beau tout neuf (W9) jeudi 29 janvier 2026, Christine Bravo témoigne.