C’est « vachement bon » ! Le chef étoilé P. Legendre fait la promo du halal
« J’ai goûté, et c’est à s’y tromper », confie Philippe Legendre au journaliste de Oumma TV, tout sourire. Qu’a-t-il donc goûté ? De la charcuterie halal de l’Atelier de Noor, une révélation, visiblement : « Je me suis dit, c’est vachement bon, quand même. » Divagation solitaire ? Que nenni, un test ayant eu lieu en famille, et dont le verdict est formel : « C’est mon épouse qui me dit, comme ça, "mais tu sais que ça vaut le détour, quand même", parce qu’il y a du goût. »
Le chef cuisinier étoilé Éric Legendre, membre de l’Académie Culinaire de France, trouve la charcuterie halal « vachement bon » et estime qu’elle a du goût. Les islamophobes obsessionnels, qui voient des islamistes partout, vont sans doute l’accuser d’en être un. pic.twitter.com/h3fi3NXLCp
— Oumma.com (@oumma) November 10, 2025
Du goût, pour en avoir lui aussi testé, votre serviteur vous dira qu’il y en a, certes, dans la charcuterie halal, ainsi que dans la charcuterie casher, d’ailleurs. Et si la viande utilisée n’en produit pas assez naturellement, comme c’est le cas avec le porc, un fumage ou un boucanage peut parfois utilement compenser.
Du goût et du halal...
Mais qu’entend-on, au juste, par charcuterie halal ? Techniquement, le halal est une méthode d’abattage des bêtes qui exclut, notamment, l’étourdissement préalable de ces dernières. Rappelons, aussi, que le porc est totalement exclu de la liste des produits licites (traduction du mot arabe halal) pour un musulman, puisque seules peuvent être halal les viandes venant des bovins, ovins, caprins, camélidés, équidés, léporidés (lapins et lièvres), ainsi que certaines volailles comme les poules et les canards. Autant de variétés qui se prêtent avec plus ou moins de bonheur à une transformation charcutière. Mais il faut préciser ici qu’Éric Legendre généralise quelque peu en disant - comparant la charcuterie halal avec nos charcuteries traditionnelles à base de cochon - que « c’est à s’y tromper ». Cela peut être le cas parfois, mais parfois seulement. Difficile de confondre, par exemple, des produits issus d’un porc, d’un bœuf ou d’un canard. Et la méthode d’abattage peut aussi changer le goût, puisque si l’animal se vide de son sang, la texture et le goût de la viande peuvent s’en trouver modifiés.
Mais après tout, la subite prise en affection de la charcuterie halal de Philippe Legendre serait sans intérêt si elle n’était que la simple expression d’un goût personnel. Nous parlons là d’un grand chef, dont la renommée s’inscrit dans la lignée des sommités de la tradition culinaire française, aux côtés d’un Vatel ou d’un Bocuse. Philippe Legendre a travaillé pour d’illustres cuisines, au Sheraton et au Ritz, chez Lucas Carton puis Taillevent. En 1999, il intègre le Cinq, restaurant du grand hôtel parisien George-V, et lui fait gagner trois étoiles. Et en 2005, le Four Seasons George V devient grâce à lui « Meilleur restaurant d’hôtel en Europe ». Aujourd’hui retraité, Philippe Legendre est membre de l’Académie culinaire de France. Sa parole, parce qu’elle est celle d’un nom réputé, engage une profession.
Halal et djihad culturel
Mais surtout, disserter sur la charcuterie halal au micro d’Oumma TV déborde du strict domaine gastronomique. Or, comme l’explique Florence Bergeaud-Blackler dans son dernier ouvrage, Le Djihad par le marché : comment l'islam radical s'empare du marché halal (édité chez Odile Jacob), le halal ne concerne plus seulement la viande et même l’alimentation, mais s’est étendu à de très nombreux biens et services, médicaments, produits bancaires, médias, intelligence artificielle… Ce marché mondialisé n’est peut-être, pour nombre d’acteurs économiques, « qu’un label et un marché de niche lucratif », mais il est surtout, nous dit Florence Bergeaud-Blackler, « un modèle oummique, celui des fondamentalistes pour lesquels la norme halal devient l’instrument d’un djihad culturel ». Réagissant immédiatement aux propos de Philippe Legendre sur X, elle a ainsi tenu à rappeler que « la halalisation est la façon dont l'islam, religion de loi, universelle et prosélyte s'empare des sociétés consuméristes pour les rendre charia-compatibles ».
Il serait sans doute bien injuste de faire à un grand et illustre chef cuisinier un procès d’intention en collaborationnisme djihadiste, alors qu’il ne donnait là qu’un avis culinaire. Mais le halal n’est pas une recette de cuisine, et il est donc des sujets sur lesquels la prudence et la retenue s’imposent.
La frérosphère est inquiète et multiplie les discours de "normalisation" des produits halal dans le but de faire oublier ce qu'elle sait et soutient : le monde du halal ne s'arrête et ne s'arrêtera pas à l'alimentation.
La halalisation est la façon dont l'islam, religion de loi,… https://t.co/SqVB9ckcCt— Florence Bergeaud-Blackler (@FBBlackler) November 10, 2025
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66 commentaires
Je rappelle qu’il n’y a pas si longtemps la méthode d’abattage des campagnes était aussi similaires à la méthode halal. J’ai moi-même pratiqué, dans ma jeunesse, ce type d’abattage. Et ce, avant que, par bisounoursisme et délicatesse, on mette le « bien-être animal » au centre de cette opération. Je rappelle aussi que la méthode « casher », en cours chez les juifs, est analogue à la méthode halal.
Né dans les années cinquante à la campagne, j’ai bien connu ces pratiques paysannes. L’anesthésie en tant que pratique est née au milieu du XIXᵉ siècle et peu avant on se faisait même arracher les dents sur les marchés. Seriez-vous d’accord pour revenir en arrière et en faire l’expérience ? J’en doute. Lutter contre la souffrance animale, étourdir une bête avant de l’abattre est une avancée technique et civilisationnelle qui nous honore. Refuser de l’admettre, c’est rétrograde, c’est refuser de voir que notre société cède progressivement à la barbarie sous la pression de religions qui refusent de se réformer, des religions aux pratiques et aux mœurs moyenâgeuses sur ce sujet comme pour d’autres.
Quitte à passer comme « rétrograde » comme vous dîtes, je trouve cette « délicatesse » preuve de la décadence humaine française qui nous a aussi poussé à institutionnalisé le « principe de précaution », système qui a ramolli le pays.
Étant donné qu’il est plus facile de découper une viande à moitié vivante plutôt que morte et rigidifié, le religieux a trouvé cette excuse.
Ouma (« oumma ») est un nom qui signifie bien la non reconnaissance, la contestation de notre nation, pour une nation islamiste. Y apparaître, c’est de l’intelligence avec l’ennemi… que ce cuisinier soit boycotté, et que les responsables du site ouma.com déchus de leur nationalité française (s’ils l’ont) et expulsés en islamistan loin de France
Quelle honte !
Encore un. On peut être bon cuisinier Hum hum si les étoiles sont distribuées comme la Légion d’honneur….et avoir une cervelle de moineau.
Dites nous où est son restaurant pour qu’on puisse l’éviter.
je l’éviterais seulement en voyant les prix à la carte
un « chef » a boycotter et a ostraciser ainsi que le halal ici c’est la France pas un pays sous développé ni sous éduqué!
en France on mange civilisé!
Certaines personnes atteintes par le Covid avaient perdu le sens du goût et de l’odorat.
Le chef Eric Legendre n’est toujours pas guéri.
Juste
Peut-on m’expliquer comment l’on tue une vache de façon halal, sans que ça ne soit une cruauté insigne envers un animal ? L’abattage halal doit être interdit. Point final.
Et le silence de L214 est assourdissant
bien d’accord l’abattage halal est la pire cruauté qui existe envers les animaux..
On peut aussi promouvoir son boycott.
Comment un grand chef a t il pu accepter de manger de la charcuterie halal en sachant comment les animaux sont tués et égorgés dans la souffrance ? je doute de son bon sens pour s’être laissé piéger par un journaliste qui l’amène à dire des paroles en contradiction avec nos habitudes culinaires et religieuses.
Comment faire la promotion d’une viande issue d’une bête qu’on fait souffrir inutilement, pour des motifs religieux ? Comment accepter que ce qui était dérogatoire devienne la norme ? Honteux !
Bah oui, c’est comme ça, braves veaux de Français rances et rabougris. Rillettes de bœuf égorgé pendu par les pattes ayant agonisé au-moins une demie-heure et coca-cola. C’est comme ça, parce que vous avez voté pour votre petite retraite plutôt que pour votre Liberté, votre Patrie, la Mémoire de vos ancêtres, votre dignité et votre dignité. Vous savez quoi ? Vous allez bouffer du halkal, raser les murs, baisser les yeux, et votre retraite ? Hahaha ! Comptez là-dessus !
OK, BV, censurez, je comprends. La colère, surtout, cachons-la.
Je ne sais pas qui vous êtes mais vos propos sont si justes et si bien écrits. Bravo.
Faut vous calmer, « volente ». Vous vous faites du mal pour rien ici, sur BV on se respecte et on échange dans le respect d’autrui, nous ne sommes pas sur les réseaux poubelles de la bêtise ou de la propagande écolo-gauchiste. Concernant la retraite, apparemment vous en êtes encore loin. Je vous rappelle toutefois que nous, nous avons respecté le contrat social, ne bénéficiant que de 4 semaines de congés en travaillant souvent plus de 180 heures par semaine et partant a la retraite à 65 ans pour payer non pas NOTRE retraite comme vous et d’autres semblez le penser, mais celle de nos parents car on ne cotise pas pour soi mais pour la génération précédente. Autres temps autres mœurs, me direz-vous : paresse, insouciance, et bêtise semblent bien avoir pris le pouvoir.
A boycotter !
Comment faire discrètement le trottoir de la bouffe
vous voulez dire de la « mal bouffe », car combien d’intoxication avec le hallal ?
Vrai, mais certains français ne se préoccupent pas de la gestion de leur pays… la preuve ce chef n’est au courant de rien apparement ?? sa grande et petite cuisine et basta ….