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Editoriaux - Table - 8 octobre 2016

Zemmour attaqué pour apologie du terrorisme…

Éric Zemmour est encore dans la tourmente puisque ses propos dans Causeur ont provoqué une réaction de l’avocat des victimes du 11 novembre, Samia Maktouf, qui a saisi le procureur de Paris. La raison : « apologie du terrorisme »… Zemmour “ne pense pas que les djihadistes sont des fous” et il “respecte les djihadistes prêts à mourir pour ce en quoi ils croient – ce dont nous ne sommes plus capables”.

Le raisonnement de Zemmour est pourtant le bon : nous sommes attaqués par des ennemis prêts à mourir pour leur cause, contrairement à nous. Mourir pour ses convictions, c’est une qualité en soi. Sauf que notre propagande médiatique s’est évertuée à nous faire passer les soldats de Daech pour de pauvres petites personnes perdues, rejetées ou ostracisées. Suite à un lavage de cerveau, ils sont devenus terroristes et fous. C’est bien mal comprendre les choix qui traversent toute vie humaine et, plus que les facteurs aggravants qui viennent influer sur ce choix, il n’en demeure pas moins un acte conscient et délibéré de l’islamiste. Il n’est ni fou ni perdu : au contraire, il n’a jamais été aussi proche de la “vérité” et des “bienfaits” de sa cause. Il peut mourir pour elle.

C’est un des drames de l’Occident d’avoir perdu toute forme de combativité. La France, dans ce rôle-là, est reine puisque son intelligentsia a mis des garde-fous intellectuels efficaces pour pallier toutes les situations : si l’on va faire la guerre, c’est du néocolonialisme, si on refuse les réfugiés, c’est du racisme, et si nous ne faisons rien, c’est du collaborationnisme. Beaucoup de -isme, et tous sont interchangeables et adaptables à chaque situation.

Zemmour rétablit une vérité : l’ est un ennemi. Or, comme toute personne qui peut et veut vous tuer, il vaut mieux le respecter que le prendre de haut et penser que l’on peut l’écraser du bout du pied. En somme, arrêtons d’être de prétentieux Européens, défenseurs de la liberté (quand on défile dans la rue, on ne défend pas la liberté, on en profite), alors que nous sommes proprement incapables de nous arracher de notre train-train quotidien pour combattre de quelque manière que ce soit nos ennemis. Et puis, dans notre aveuglement à promouvoir la démocratie et libérer les peuples, nous avons créé un golem que nous avons énormément de mal à détruire. C’est, finalement, le recours à la guerre traditionnelle (fusil contre fusil) qui le repousse dans les confins de l’Orient.

Les gars d’en face ont une cause à défendre. Qu’elle soit bonne ou mauvaise, ce n’est pas la question : il faut détruire un ennemi, sinon c’est lui qui nous détruira. Y voir une apologie du terrorisme, c’est une aberration. Au contraire, Zemmour affirme qu’il faut respecter l’ennemi, sinon l’on risque de se prendre une raclée. Et puis, franchement, dans le match France-État islamique, pour le moment, je ne miserais pas un kopeck sur la France. Plus de 300 morts et trois frappes aériennes en retour : on ne vainc pas, on subit !

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