Obama est un président magique. Il a gagné la primaire démocrate qui l’a propulsé pour l’élection de 2008 avec une phrase empruntée à une chanson des années 60, Yes we can. Oui nous pouvons. Tout. Tout lui est possible. Aujourd’hui, avec la même certitude, il affirme : « Nous allons détruire l’organisation et toute autre organisation qui chercherait à nous nuire. » Pas de problème. Delenda Carthago est, y a qu’à y aller. La tuerie de San Bernardino l’a rendu aussi martial qu’Hollande après le Bataclan, il s’engage dans la guerre totale : pourquoi aujourd’hui, pourquoi pas hier ?

L’homme est étrange. Elu sur son opposition réputée pacifiste à Bush, sur son retrait annoncé d’Irak et d’, il a reçu prix Nobel de la paix en octobre 2009, après moins d’un an à la Maison blanche, et depuis il n’a cessé de faire la guerre ou d’y encourager, en Libye, en Irak, en . Cet État islamique qu’il assure vouloir détruire, il en a facilité l’éclosion en Irak en brimant les sunnites et en empêchant le Baas d’y reprendre la main. Puis il l’a laissé prospérer, en autorisant ses alliés arabes à le financer et à l’armer. En Syrie où il combattait Bachar el-Assad, il a fourni des armes aux alliés objectifs islamiques de Daech, puis à Daech lui-même par le biais des reventes. En même temps, il couvrait l’ et le Qatar qui permettaient à l’État islamique de se financer par le pétrole volé. Enfin, aujourd’hui, il soutient la qui combat la et soutient les alliés de Daech près de l’ancien sandjak d’Alexandrette.

En somme, il s’engage à éliminer un mouvement qu’il a suscité et laissé croître. Ses prédécesseurs avaient fait de même avec Al Qaïda. La machine américaine est bien rôdée. Yes he can. Oui Obama peut. Se fiche de nous. Et il en profite dans les grandes largeurs.

7 décembre 2015

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