Y être ou ne pas y être ? Finalement, Emmanuel Macron est allé à la messe !
Mea culpa, mea culpa, mea maxima culpa… C’est ma faute, c’est ma faute, c’est ma très grande faute, récite le pénitent. Pas le genre d’Emmanuel Macron. Et pourtant, à la surprise générale, le Président s’est rendu ce lundi à la messe papale en la cathédrale Saint-Étienne de Metz. Alors, on se le demande : a-t-il récité son acte de contrition ? A-t-il été touché par la grâce, a-t-il reçu le don du Saint-Esprit ou bien a-t-il cédé au chant de la girouette qui grince sous son crâne ? La vérité lui appartient, et à Dieu.
Malotru un jour, malotru toujours
Puisqu’il faut donner un motif à cet emploi du temps chamboulé, la raison officielle de ce revirement, dit l’entourage du Président, c’est la volonté affirmée du pape de prolonger leur tête-à-tête de l’Élysée, trop vite interrompu vendredi matin. Emmanuel Macron aurait donc « cédé » au désir papal… car, bien sûr, notre Président qui ne fait jamais d’erreur ne saurait s’en repentir.
Et pour bien marquer qu’il est maître des horloges en son pays, Emmanuel Macron et son épouse sont arrivés en retard au Centre Robert-Schuman. Quand on se croit autorisé à poser la main sur l’épaule du souverain pontife, on peut bien le faire attendre un peu. Au moins Emmanuel Macron s’est-il gardé, cette fois, de le tutoyer, comme il l’avait fait avec le pape François. Eh quoi, on se tape bien la bise entre chefs d’État européens, non ?
À ce sujet — [HISTOIRE] Les papes à Metz : de Léon IX à Léon XIV
Ce pape au sourire lumineux a soulevé les foules, regonflé le cœur des Français, fait renaître l’espoir dans cette vieille France qui ne se reconnaît plus. A-t-il réussi à ébranler les certitudes de ce Président toujours si constant dans son inconstance ? Qu’a retenu Emmanuel Macron des propos du Saint-Père déplorant, ce matin : « La valeur de la parole donnée est méprisée ; on se vante plutôt du mensonge et de la tromperie. » A-t-il réellement entendu ce vibrant hommage aux racines chrétiennes de la France et de l’Europe, quand le pape rappelle les œuvres colossales de saint Benoît et ses moines, car « sans le terreau monastique, la civilisation européenne, telle que nous la connaissons, n’existerait pas ». Et de rappeler que c’est à partir de Metz que « le chant grégorien s’est répandu dans les territoires carolingiens, apportant harmonie et beauté à tout le continent ».
« Le courage de briser la chaîne du ressentiment »
À Metz – mais pas à Strasbourg –, le pape est venu prêcher la paix, la vraie, pas celle des postures et des faux-semblants qui conduisent au réarmement. Il a dénoncé, dans son homélie, les maux qui nous détruisent, « la violence, la manipulation, l’arrogance », les « logiques impitoyables » que sont « la vengeance, la revanche et le rejet » quand le vrai chemin de la paix repose sur « le courage de briser la chaîne du ressentiment ».
Emmanuel Macron se prend pour un esprit fort. Le « rite de la paix », moment de la messe où l’on se tourne vers les proches, n’est pas pour lui. La caméra, qui l’ignorait jusque-là, a alors saisi son petit sourire et ses mains qu’il n’a pas voulu tendre. Pourtant, a dit Léon XIV, « il n’est pas vrai que celui qui ne cède pas est plus fort que celui qui cherche la réconciliation ».
La venue du pape a été un extraordinaire moment de communion pour bien des Français à qui elle a redonné espoir. Ce qu’elle aura apporté à Emmanuel Macron demeure au secret de son âme. Dans le livre Le Crépuscule des princes (Éditions du Rocher) qui vient de paraître, Pauline Théveniaud, journaliste à RTL, et Jérémy Marot, de l’AFP, rapportent ces mots du Président à ses proches : « Si j’étais sentimental, je me suiciderais. » On peut alors espérer pour lui que le pape, rappelant « le caractère sacré et inviolable de la vie humaine », lui aura montré un autre chemin et, qui sait, mis au cœur le regret de la loi de « fausse compassion » promulguée en hâte. La messe s’est achevée sur le magnifique Hallelujah du Messie de Haendel. L’Europe comme nous l’aimons.
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104 commentaires
Rien de surprenant
C’était prévu
Macron doit crever de jalousie de voir le pape rassembler entre six cents et huit cent mille personnes sur les Champs Élysées. Il ne supportait pas de rester en marge de ce succès populaire, lui qui méprise le peuple. Il a donc tenté d’être sur la photo. Être sur la photo : c’est ce qu’il aura le mieux réussi en toutes circonstances, avec ou sans lunettes, pendant son double quinquennat. Toute le reste est une cascade d’échecs retentissants. À part la reconnaissance de la souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental.
J’ai tellement une aversion pour ce personnage que je n’est pas regardé ses « interventions » . Par contre j’ai vu une photo où il ose poser la main sur l’épaule du Pape comme si c’était son pote !!!! J’ai été sidéré . Il n’a vraiment aucune retenue . Un ami américain m’a appelé , il a vu ce passage ,ils ont été également choqués.. Mais bon , patience !!!!!!
Sa venue à la messe est un non évènement.
Il y a les sept péchés capitaux!… Combien lui en reste t’il encore à accomplir pour avoir la panoplie complète? Le temps presse et les Français se réveillent enfin!…
J’espère qu’il n’est pas allé communier! Il peut vouloir se servir du Saint Père pour briller mais de là à insulter le Seigneur en recevant la Sainte Communion, il y a des limites!
Pas sûr que le Seigneur se serait senti insulté !! C’est surtout que Micron aurait paru un peu lèche-Eglise Catholique , incohérent !!! ???
La girouette Macron. Ce n’est pas elle qui tourne, c’est le vent qui la fait tourner.
Il pourrait faire sienne cette haute pensée philosophique : il n’y a que les imbéciles qui ne changent jamais d’avis, c’est ce que j’ai toujours pensé.
Le Pape ne lui a rien épargné même pas les vitraux et son langage physique valait tous les discours. Il ne savait vraiment pas comment se tenir face au calme et serein de Léon XIV.
Un guignol.
Surpris par l’audience phénoménale de ce voyage Papal, Micron a voulu récupérer aussi quelques miettes d’aura !
Président pathétique qui ne nous aura épargné aucune honte tout en se ridiculisant sans arrêt.
Ce que je retiens de la visite du pape Leon XIV en France, il y a eu deux temps. Vendredi, samedi et dimanche l’émotion est montée crescendo une fois sa rencontre avec Macron terminée. Sur les Champs Elysées, au stade de France, le Salve Regina à Notre Dame, la messe à la Concorde, le recueillement à la grotte, le bain parmi les malades et la procession aux flambeaux à Lourdes sont des moments très forts qui m’ont arraché des larmes. Et puis, hier à Metz, le soufflé est retombé : l’autre est revenu et les discours étaient trop politiques. Alors j’ai éteint la télé pour rester avec mes rêves d’un vieil homme de quatre vingts ans…
@ pierre pancrace
» Avoir quatre-vingts ans ce n’est pas être vieux
Quand le coeur est encore de la vie amoureux.
C’est avoir sans faiblir gravi le long sillon
Où germe à travers champs la future moisson. »
Continuez de rêver…. Vos rêves vous appartiennent.
« L’exactitude est la politesse des Rois » (Louis XVIII). Visiblement pas celle d’un Président qui n’a, en plus du reste, aucune éducation.
Le Pape lui a fait de l’ombre et le gamin ne le supporte pas !
Quelle goujaterie, il nous aura donc tout fait et ce n’est, hélas, pas fini.