Sous peu, nous verrons émerger de brillantes propositions pour résoudre une bonne fois pour toutes, ce mal qui ronge notre société, à mesure que les attentats terroristes islamistes s’intensifient : « L’amalgame ».

Étrange formule vidée de  tout sens, que l’on psalmodie sur le modèle d’une adjuration  avant même que se manifeste le moindre évènement qui attesterait de son existence. Curieuse façon de prendre les devants, vis-à-vis d’un hypothétique mal qui pourrait être contagieux et semble plus grave que les événements qui sont susceptibles de l’activer. J’en veux pour preuve l’extrême vigilance à son égard, pire, la  prévention mise en place afin de parer à son éventuelle réalisation. Politiciens, mais aussi journalistes, hommes de lettres, font preuve de prescience avec le plus grand soin ce fait. Nous administrant ci et là leur pédagogie infantilisante poussant jusqu’à l’intimidation pure et simple.

Des actions préventives et une précaution minutieuse qui malheureusement on fait  cruellement défaut dans le suivi, le contrôle et l’arrestation des terroristes islamistes qui eux, pourtant, ont réalisé les desseins qui étaient projetés sur leur fiche « S ». Une asymétrie de traitements à l’encontre de deux maux, dont l’un s’ancre de longue date sur notre territoire et dont l’autre n’est qu’une projection fantasmée ou un épiphénomène lorsqu’il se manifeste réellement.

Enfin lorsqu’on amalgame les comme étant tous investis d’une profonde humanité, aux aspirations forcément pacifistes, pourquoi refuse-t-on l’amalgame lorsque plusieurs éléments issus de ces mêmes bataillons de réfugiés ont fait la preuve de leur nocivité ? C’est à n’y plus rien comprendre. Une appréciation à géométrie variable doublé d’un aveuglement idéologique.

Pour plus d’impartialité, il serait somme toute raisonnable de considérer les migrants non comme nos futurs pourvoyeurs d’emplois et d’enfants mais comme des clandestins ni plus ni moins. Ne parle-t-on pas de bien nommer les choses ? En substance, qui faut-il blâmer pour “amalgame” ? Tous ceux qui ont préjugé que les migrants avant même de toucher le sol français étaient bons et pétris de bonnes intentions tout en pratiquant une propagande outrancière ou tous ceux qui ont “postjugé” sur pièce avec la mort de 130 personnes en direct ?

Il y a les “bons” et les “mauvais” amalgames, et pour réprimer ces derniers, nos gouvernants vont sûrement déployer des trésors d’imagination.

5 décembre 2015