Le simple mot « démission » a disparu du paysage politique. Nos gouvernants s’en fichent… Et pourtant !

Pourtant, l’honneur de servir son pays dans un poste dirigeant requiert, d’abord et avant tout, la confiance de la majorité des gens à gouverner : c’est l’essence-même de la démocratie, ce mot magique dont les politiciens nous rebattent les oreilles matin, midi, soir et nuit, en ayant pris grand soin de le vider de son contenu.

Lorsqu’est rompu ce lien de confiance essentiel entre un dirigeant et les dirigés, ce ne sont pas les dirigés qu’il faut changer !

Pour de viles raisons mercantiles, la ministre du Travail retoque l’allongement du congé pour la mort d’un enfant. Tollé partout. Et cette dirigeante, plaidant une erreur, « collective » de surcroît – quel courage ! – retourne sa veste. Comment avoir confiance en Madame Pénicaud ? Elle a démontré à la fois son absence d’empathie envers les gens et sa servilité face au pouvoir du dessus. Si elle avait une once d’honneur, elle démissionnerait.

Monsieur Castaner s’est vu refuser sa circulaire sur le trucage des résultats électoraux par le Conseil d’État. Après un tel désaveu, venant d’une telle autorité, comment n’est-il pas venu à l’esprit de ce monsieur, lesté d’un lourd passé d’incompétence, que, décidément, il n’était pas fait pour ce travail. S’il avait une once de lucidité, il démissionnerait.

Alors qu’on ne lui a rien demandé, Madame Belloubet, ancien professeur de droit et actuelle Garde des Sceaux, réinvente le délit de blasphème. Devant la bronca généralisée, elle retourne sa veste en plaidant l’erreur. Mais, madame, lorsque le pilote de l’avion fait, lui aussi, une « erreur », on compte cinq cent morts. Il y a des postes où le droit à l’erreur n’existe pas. Le vôtre est de ceux-là. Désormais, tous vos propos seront teintés de défiance. Si vous aviez une once de bon sens, vous démissionneriez.

Et l’homme des retraites, qui a passé deux ans à ne pas négocier au point de bloquer la France à peine son rapport remis ! N’aurait-il pas dû démissionner de son propre chef au lieu d’être poussé vers la sortie pour cause de turpitudes administratives et de mémoire défaillante ?

Ces politiciens, et bien d’autres que ceux-là, sont indignes que le pays continue de leur confier une mission : c’est l’exact sens du mot « dé-mission ».

 

 

 

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